• [^] # Re: A mon avis, pour que ça aboutisse à ce stade ...

    Posté par . En réponse au journal Courrier à mon député : jugement rendu récemment sur la redevance sur la diffusion de musique libre. Évalué à 9. Dernière modification le 15 janvier 2020 à 17:58.

    Êtes-vous obligé de m'insulter et de vous montrer aussi agressif quand vous me répondez ?

    Je n'ai pas eu l'intention ni d'être agressif, ni d'être insultant. Si c'est votre impression, je m'en excuse. Pour l'agressivité, c'est subjectif, pour les insultes, je pense qu'objectivement je ne vous ai pas insulté.

    Le fait est que j'ai été agacé par votre réponse parce que j'ai essayé d'apporter des arguments étayés et que vous m'avez répondu exactement la même chose qu'avant, sans même expliquer pourquoi mes arguments ne vous ont pas convaincu.

    Sur le fond, je me fiche pas mal de ce que peut bien vouloir dire "libre de droit". Ici sur Linuxfr, ou dans les discussions que j'ai connues sur Wikipédia, j'ai toujours connu l'argument "c'est une expression ambigue parce que ça ne veut rien dire", et "c'est utilisé par les gens qui ne connaissent rien au libre". Sauf que j'ai maintenant 15 ans de plus qu'il y a 15 ans, et si j'ai appris quelque chose pendant ce temps à mouler, c'est que quand on a l'impression d'être un groupe d'individus qui ont tout compris face au monde entier qui n'a rien compris, il y a peu de chances que ça soit vrai. Les sites commerciaux utilisent l'expression "libre de droit", la sacem utilise l'expression "libre de droit", les forums de photographes, de webdesigners, d'auteurs-compositeurs utilisent l'expression "libre de droit", et tout ce petit monde semble très bien se comprendre. J'ai donc fait le chemin qui consiste à chercher quelle définition ils utilisent, de vérifier que cette acceptation du terme est bien antérieure à l'explication "ça ne veut rien dire" qui est transmise sans vérification sur les sites dédiés au logiciel libre, et j'en ai conclu qu'on racontait n'importe quoi, tout ça parce qu'on n'avait pas fait l'effort, collectivement, de vérifier ce que voulait dire "libre de droit" pour les gens qui employaient régulièrement l'expression. Et il s'avère que "libre de droit", ça veut dire qu'on peut réutiliser autant qu'on veut une œuvre sous certaines conditions (soit payer un droit d'entrée, soit respecter une licence libre), et que ça s'employait en opposition à "droit géré", qui consiste à devoir payer à chaque utilisation.

    Je ne prétends pas avoir la science infuse, mais quand j'ai fait des recherches qui m'ont amené à changer d'avis, il me faut des arguments crédibles pour éventuellement de nouveau changer d'avis. Et quand je m'embête à chercher et copier-coller des définitions, c'est pour qu'en face on me dise où j'ai pu faire une erreur dans mon raisonnement, ou bien «ah oui en effet j'avais tort». Alors oui, quand je trouve sous mon post plusieurs réponses qui reprennent cette idée fausse que «libre de droit» ne veut rien dire et/ou qu'il faut préciser de quel droit on parle et/ou que ça ne concerne que le domaine public, ça m'agace. Est-ce que les générations de libristes sont destinées à reproduire des idées fausses, ou peut-on considérer qu'on s'est collectivement plantés depuis très longtemps mais qu'on pouvait aussi faire l'effort d'utiliser les concepts et les expressions correctement? C'est sûr que c'est beaucoup plus facile de considérer que les juristes de la sacem sont des chimpanzés qui carburent à la coke, mais il y a une différence entre ce qui est vrai, et ce qu'on aimerait bien être vrai parce que ça conforterait notre vision du monde.

    Donc voila, non, je ne pense pas avoir été insultant, et si ma réponse a été virulente, c'est en réaction d'une autre forme d'impolitesse qui consiste à ne pas lire les arguments des autres. Zenitram a aussi posté un message plus bas qui dit à peu près la même chose que moi, donc je ne suis pas le seul à essayer de pointer l'erreur.