Factuellement, c'est faux : tu n'es pas obligé d'adhérer si tu ne veux pas récupérer de l'argent.
Moi je ne trouverais pas ça normal.
Moi non plus, mais c'est très libéral de penser ça (chacun est libre de faire respecter ou non son droit d'auteur pas qui il veut). Le système de rémunération des auteurs a été conçu de manière à verrouiller le système pour qu'il ne soit pas possible d'y couper et ainsi protéger les auteurs de toute tentative de libéralisation du marché, et ça date de la fin du XIXe siècle.
Vois les systèmes de droits d'auteur comme un syndicat d'auteurs-compositeurs : il définit un prix minimum de rémunération de la musique, et tout individu qui se «vend» dans des conditions plus favorables est un traitre qu'il faut empêcher de nuire. C'est un peu équivalent à interdire à quelqu'un de toucher moins que le salaire minimum même s'il est d'accord : de quel droit l'État t'empêche de conclure un contrat de travail dans lequel tu trouves ton intérêt? On accepte quelque part un tel système ou la société sait «mieux que toi» ce qui est bon pour toi.
Le logiciel est venu bien plus tard, à un moment où la pensée libérale s'était suffisamment imposée pour que les éditeurs de logiciels ne ressentent pas le besoin de mettre en place un système étatique de redistribution du pognon : chaque boite, chaque éditeur défend ses fesses.
[^] # Re: A mon avis, pour que ça aboutisse à ce stade ...
Posté par arnaudus . En réponse au journal Courrier à mon député : jugement rendu récemment sur la redevance sur la diffusion de musique libre. Évalué à 3.
Factuellement, c'est faux : tu n'es pas obligé d'adhérer si tu ne veux pas récupérer de l'argent.
Moi non plus, mais c'est très libéral de penser ça (chacun est libre de faire respecter ou non son droit d'auteur pas qui il veut). Le système de rémunération des auteurs a été conçu de manière à verrouiller le système pour qu'il ne soit pas possible d'y couper et ainsi protéger les auteurs de toute tentative de libéralisation du marché, et ça date de la fin du XIXe siècle.
Vois les systèmes de droits d'auteur comme un syndicat d'auteurs-compositeurs : il définit un prix minimum de rémunération de la musique, et tout individu qui se «vend» dans des conditions plus favorables est un traitre qu'il faut empêcher de nuire. C'est un peu équivalent à interdire à quelqu'un de toucher moins que le salaire minimum même s'il est d'accord : de quel droit l'État t'empêche de conclure un contrat de travail dans lequel tu trouves ton intérêt? On accepte quelque part un tel système ou la société sait «mieux que toi» ce qui est bon pour toi.
Le logiciel est venu bien plus tard, à un moment où la pensée libérale s'était suffisamment imposée pour que les éditeurs de logiciels ne ressentent pas le besoin de mettre en place un système étatique de redistribution du pognon : chaque boite, chaque éditeur défend ses fesses.