• [^] # Re: don't panic

    Posté par . En réponse à la dépêche Musique et p2p : une autre vision. Évalué à 1.

    12.48% de marges, c'est un très bon chiffre.

    Merci. je viens de l'inventer. :)
    On remarquera la suite géométrique 1 - 2 - 4 - 8.

    On n'attaque pas en justice ses clients ; c'est du suicide.

    Le fait est que si, on les attaque en justice. Et puis on les mattraque, on les culpabilise, on les insulte, on les diffame, on leur fait des proces d'intention, on les fiche, on les traque, on les observe, on leur donne des lecons de politesse et de respect.
    Et quand votre bon ministre de la culture accompagné aux percussions par Jack Valenti nous afflige de son combat pour la solution finale du piratage, qui s'insurge chez vous, gens de culture ? personne.

    La culture est un concept indépendant du droit d'auteur. Vous avez le droit d'être auteur, mais participer à la vie culturelle, ca se mérite. Si quelqu'un n'est pas capable de faire la différence entre une gamine et une chèvre, on va lui dire: euh dis donc mon p'tit gars, prends donc ta guitare et va garder les chèvres.

    Une chèvre n'a jamais agressé un artiste. :)

    Sauf lors de la grande émeute de plounevez-quintin en 1962 où tout le bagad de l'Amicale de la Cornemuse a été décimé. Un massacre. Mais les chèvres n'étaient pas seules dans ce coup. Des chaussettes à clous ont aussi sciemment versés dans l'activisme pour le plus grand bien des droits d'auteurs, de la culture et de la République.
    Ils l'avaient bien cherché, aussi.

    <i>>> les artistes sont pour le droit d'auteur. ils le disent.
    > Ce n'est pas incompatible avec une diffusion gratuite sur un réseau.

    Le probleme de la diffusion artistique n'est pas nouveau. Ca date au moins des jeux du cirque. On met les artistes en compétition, et à la fin il ne reste qu'un seul gagnant qui rafle toute la mise. C'est brutal, mais ca à un intérêt pratique : le filtrage. Nos disques durs peuvent stocker beaucoup de chansons, mais nos neurones sont plus limités. Alors on filtre.

    Que les artistes cherchent des moyens de diffusion, c'est tout naturel, et Internet est là pour ca. Par contre, que ceci vienne polluer le débat sur le p2p, je trouve ca dommage. Le p2p n'est pas un problème de diffusion mais un problème de publication. Je prends *mes* oeuvres et je les étale sur le réseau. Viendra les prendre qui veut. Les artistes ne sont pas directement concernés. On a besoin d'eux cependant.

    Je pense qu'il est raisonnable d'espérer trouver une solution socialement acceptable au pb du p2p si:
    - on se met d'accord autour d'une table,
    - l'Etat donne un petit coup de main,
    - on part sur le principe de la publication,
    - elle s'opère au grand jour, pas dans des souterrains,
    - on décide de faire du commerce, (pensez au marché aux puces),
    - on décide volontairement de se limiter à une certaine catégorie d'oeuvre : le morceau de musique, de facon à ne pas rentrer en concurrence avec les bizness existants,
    - les artistes donnent un coup de main en utilisant *leur* pouvoir : le droit exclusif.

    Pouvoir que la société leur a confié dans sa grande sagesse, mais qu'elle risque bien de leur reprendre s'ils commencent à péter les plombs. Le pouvoir s'exerce.

    J'ai besoin des artistes, ce n'est pas moi tout seul qui peut arriver à changer le monde. Dans la société, il y a deux catégories de personnels assez importantes, les artistes et la jeunesse. Ce sont eux qui déterminent la norme, qui font les révolutions, qui fixent les objectifs. Le reste de la société se contentent de mettre en oeuvre le projet qui a été défini.

    Si le projet actuel des artistes et de la jeunesse, c'est une société ultraviolente, basée sur l'agression et la brimade, pas de problème: nous l'aurons. Je vous fait confiance.