• [^] # Re: Pardon ? (complétion de mon avis avec un début de test)

    Posté par . En réponse au journal Que penser du navigateur internet Brave ? (Et pourquoi je privilégie Firefox...). Évalué à 3.

    Merci Liberodark pour ton retour d’utilisateur.

    Déjà brave bloque par défaut toute les pubs soyons claire la dessus.

    Ce n’est pas ce que j’en avais lu. J’aurais dû vérifier, mais je n’avais pas envie de l’installer. Je m’y colle donc cette fois.

    1/ Installation faite depuis Pamac dans Manjaro. Depuis la source Community (240Mo, 201Mo pour Firefox)

    2/ Au premier lancement, la première notification est un appel à s’inscrire pour regarder de la pub (mauvais points : une inscription, et pour de la pub).

    Si je me suis donc bien trompé en affirmant :

    il ne bloque les publicités que pour en afficher d’autres, supposément moins gênantes, mais surtout sur lesquelles la structure derrière Brave touche un pourcentage

    la première partie de la phrase reste valable :

    son modèle économique repose sur la publicité

    même si pour le moment le financement a surtout été assuré pas des investisseurs :

    Démarré aux US en 2015 le projet de Brendan Eich* et Brian Bondy a reçu des investissements de Danhua Capital, Digital Currency Group, Foundation Capital, Founders Fund, Huiyin Blockchain Venture, Pantera Capital, and Propel Venture Partners. Bien qu’open source, le business modele du navigateur est a nouvelle façon d’appréhender vie privée et revenus publicitaires, avec l’incentive d’un traçage moins lourd, de performances très supérieures et rémunération du surf. source

    Tout dans ce paragraphe me déplaît, et plus particulièrement ce qui est en gras.

    On peut s’interroger : passer d’un traçage imposé avec un profilage par construction (y compris de profils fantômes comme chez Facebook), à une publicité liée à un compte utilisateur est-il une bonne idée ? N’est-ce pas encore plus ciblé ? Et qu’on ne me dise pas que, parce que ce serait chiffré et/ou uniquement contextuel, ça irait.

    L’on peut lancer les paris aussi : une fois l’argent des investisseurs tari, si cela arrive, et étant donné que Brave est une société commerciale (même s’il est difficile d’en savoir plus), est-ce que le remplacement des pubs ne deviendra pas nécessairement le comportement par défaut ? C’est open source, mais pas libre, et je mise sur le fait que les décisions iront dans le sens de la rentabilité et du profit.

    Entre la mode (bulle?) des « cryptomonnaies », cette démarche basée sur la publicité (un des onglets majeurs en tête de leur site est (destiné aux) "ADVERTISERS"), la communication trompeuse (parler de récompenses pour la pub, même si l’utilisateur est censé « y gagner »), je ne peux pas m’empêcher de fuir. Ça empeste. Je peux me tromper, mais qu’importe : encore une fois, libre à chacun d’utiliser le logiciel qui lui plaît, je n’impose rien à personne.

    Cette proposition d’en passer par de la publicité de Brave est aussi affichée par défaut en encart très visible dans la page de nouvel onglet.

    J’allais continuer cette approche avec :

    3/ Je constate que le moteur de recherche par défaut est Qwant. Bon point, aussitôt compensé par la proposition, par notification, d’installer Google Trad pour traduire les pages. Et je n’arrive pas à cliquer sur « Ne plus me demander » tandis qu’Annuler l’a fait réapparaître peu après.

    Mais en fait je m’arrête là.

    J’ajoute quand même de nouveaux articles à consulter éventuellement, que je n’avais pas trouvés avant :

    Brave, un nouveau modèle économique qui fait grincer

    Même si le navigateur américain entend bloquer les publicités équipées de traceurs, cela ne signe pas la disparition définitive de la publicité sur internet. En effet, une fois le navigateur développé, Brave proposera deux types de navigation : une sans publicité, et une autre, par défaut, avec des publicités choisies (et vendues) par Brave, sans traceurs. Si l'utilisateur fait ce choix, il pourra même en tirer des bénéfices, puisque Brave promet de redistribuer ses revenus publicitaires ainsi : 55 % pour les sites hébergeant la publicité, 15 % pour l'utilisateur, et bien sûr, les 30 % restants pour l'éditeur du navigateur Brave.

    Mais ce modèle n'est pas du goût des médias américains. Plus de 1 200 journaux, parmi lesquels quelques grands groupes comme New York Times, Washington Post ou encore Tribune (Los Angeles Times et Chicago Tribune) ont signé une pétition tout en menaçant Brave de poursuites judiciaires. Ils accusent le navigateur américain de tirer les marrons du feu en leur « volant » leur contenu publicitaire, part importante de leurs revenus.

    Après, personnellement, un site d’information qui dépend de la publicité, je m’en passe au profit d’autres réellement indépendants.

    Je termine en ajoutant qu’à l’usage, je ne constate pas de gain en performance tel qu’annoncé ou chiffré : les pages se chargent par parties, avec des blancs successivement remplis, plutôt que naturellement, et se reconstituent à partir du blanc lorsqu’on retourne à un onglet déjà consulté.
    Je ferais avec si j’avais envie d’utiliser (et donc de promouvoir) cet outil.