• [^] # Re: pub pour le libre raté

    Posté par . En réponse à la dépêche Plagiat — Respecte la Puissance Papale : un nouveau clip de rap réalisé tout en libre. Évalué à 3. Dernière modification le 06 janvier 2020 à 11:37.

    D'accord. Je comprends. Merci pour la précision.

    Quand on remonte à l'origine de nos actes, on tombe souvent sur quelque chose qu'on a du mal à justifier, et qui repose sur de la morale de base : dire la vérité, être courageux, ne pas voler, penser aux autres... Effectivement, c'est évident.

    Des choses que la convention a consacrées en France, il y en a des tonnes.
    - lieux : pour reprendre ton exemple, cimetières, lieux de cultes, mémoriaux de toutes sortes (soldat inconnu, monuments aux morts), arc de triomphe, paysages (réserves naturelles)...
    - textes : Déclaration des droits de l'homme...
    - moments : fête nationale, jour de l'an...
    - rites : minute de silence...
    - symboles : Marianne...
    - personnes : le président de la république...
    - ...
    Et ça vient se glisser jusque dans notre vie quotidienne. Pourquoi ne pas se mettre à p* en public ? pourquoi déjeuner à midi et finir par un dessert ? pourquoi se dire bonjour le matin ? La raison pure ne suffit pas à l'expliquer. Pour cela, il y a ce que tu appelles les « prismes », auxquels tu n'accordes pas de crédit quand ils sont religieux.

    En ce qui me concerne, il y a probablement quelque chose de religieux qui se révolte quand on touche à une église. Si ce n'était que ça, je ne serais pas en droit de l'attendre des autres, pour qui ça ne représente rien. Mais ça ne l'est pas uniquement, puisque ça me dérangerait aussi qu'on fasse la même chose avec un temple bouddhiste, par exemple, alors que le bouddhisme ne représente rien pour moi.

    Comme toi, je trouve que les lieux de cultes n'ont rien de particulier. Mais certains les respectent parce qu'ils considèrent qu'ils renferment quelque chose de sacré (prisme religieux). D'autres par respect pour ceux qui viennent y prier (prisme moral et social). Et d'autres, enfin, parce que c'est une convention sociale, tout simplement (prisme social). Pour expliquer chacune de ces raisons, il y a un « prisme déformant » qui oriente la réalité et motive nos actes. On peut contester l'usage dans ce cas particulier, mais je ne pense pas que ce mécanisme soit foireux. Sinon, on remet absolument toute notre vie en question.

    Si l'usage ne s'oppose pas à nos convictions profondes, je ne vois pas de raison de ne pas s'y conformer.