Bref, quand il faut proposer où prendre l'argent (et non taxer à 100% Bernard Arnault ne changera rien en pratique) avec des idées et nombres réalistes, plus personne.
Une impulsion interministérielle insuffisante et une adaptation trop lente des administrations chargées du contrôle
le comité national de lutte contre la fraude, créé en 2008 et présidé par la Premier ministre, n’a plus été réuni depuis plusieurs années ; la délégation nationale à la lutte contre la fraude n’a plus de dirigeant depuis 6 mois ; le plan national de lutte contre la fraude n’est plus actualisé depuis 2016.
Enfin, la baisse des effectifs de la DGFiP, et plus particulièrement du nombre des vérificateurs (de 4 260 en 2013 à 3 812 en 2018) – suivant en cela une évolution commune à l’ensemble des pays industrialisés – a conduit à une diminution du nombre de contrôles sur place, qui n’a pas été compensée par l’amélioration de leur efficacité, au moyen d’un développement suffisant de modes d’intervention plus légers ou d’une amélioration du ciblage.
Les montants notifiés et recouvrés au titre du contrôle fiscal s’inscrivent dans une évolution à la baisse depuis plusieurs années, passant respectivement de 18 Md€ et 10,1 Md€ en 2013 à 16,2 Md€ et 8,7 Md€ en 2018.
[...]
Cette évolution contraste avec celle observée à l’étranger, où les résultats du contrôle fiscal ont progressé au cours des dernières années et où les sanctions prononcées restent plus fortes qu’en France.
[^] # Re: J'aurai aimé...
Posté par Bruno Michel (site web personnel) . En réponse au journal Appel des travailleuses et travailleurs du numérique pour une autre réforme des retraites. Évalué à 10.
Il y a quand même une proposition réaliste qui revient souvent : améliorer la lutte contre la fraude fiscale. Le dernier rapport de la Cour des Comptes est très sévère sur le gouvernement : https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-fraude-aux-prelevements-obligatoires.
Je cite quelques passages :