• [^] # Re: linuxfr.gouv.fr

    Posté par . En réponse au journal Le sujet dont tout le monde a envie de parler, mais qu'on n’ose pas.. Évalué à 7.

    En quoi ce n'est pas démocratique ? Le peuple a choisi à toutes les étapes et a donc un contrôle sur qui accèdera à la fonction. C'est par essence démocratique car le peuple a usé de son pouvoir de décision.

    Le peuple a majoritairement choisis un des candidats présentés comme étant un "gros" (Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon) à 80%.

    Il y a déjà un biais à ce niveau-là, on part du principe que les autres candidats n'ont aucune chance. Donc les votants vont plutôt se diriger vers un candidat qui se rapproche un peu de leurs idées plutôt que de voter pour leur candidat de coeur de peur que ce soit un candidat opposé à leurs idées qui soit élu. On ne vote plus pour nos idées, on vote pour ce qui est le moins à même de s'y opposer. C'est fondamentalement différent comme approche.

    Le jugement majoritaire n'est pas parfait non plus. En fait aucun système de vote ne l'est.

    En effet mais il résout de nombreux problèmes du scrutin uninominal à deux tours. Il en apporte d'autres évidemment, mais peut-être sont-ils moins impactant ?

    Je ne suis pas un défenseur du mode de scrutin uninominal à deux tours. Je préfère aussi le jugement majoritaire. Mais le mode de scrutin actuel est ce qu'il est donc tant que celui-ci ne change pas il faudra faire avec et accepter ce que cela implique.

    C'est bien là notre différence. Je suis bien conscient que tu ne défends pas becs et ongles ce mode de scrutin. Mais tu es dans une forme de, désolé pour la caricature, "c'est comme ça un point c'est tout". Je suis dans un processus différent, je pense que certes, aujourd'hui c'est comme ça mais il est nécessaire que ça change le plus rapidement possible et tous les moyens sont bons pour y arriver. En parler autour de moi permet de faire connaître cette idée et peut-être qu'un jour, elle sera majoritairement plébiscité. Et à ce moment, il faudra trouver une solution pour sa mise en place si les instances actuelles souhaitent rester figée.

    La politique évolue avec les générations, heureusement, mais peut-être pas assez vite par rapport aux générations. Rien n'est gravé dans le marbre. Ce qui semblait bon il y a 20 ans peut être rejeté aujourd'hui et inversement.

    La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.