• [^] # Re: Problème de qualité plus que de moyens ?

    Posté par . En réponse au journal Dégradation de la France. Évalué à 2.

    Non, je parle de la lire. Seulement. Rien de plus. La fiche, la synthèse, elle est parfois (souvent) aussi faite pour eux. CQFD

    Un truc qui serait intéressant, ce serait de tenter le passage au système de la classe inversée, où les élèves lisent/visionnent le cours chez eux, chacun à son rythme, et le temps ensemble est consacré uniquement à la pratique ou des questions, avec une mise en avant de la communication : il s'agit d'un moment qu'on va associer avec essentiellement des choses positives (comprendre grâce à une question un truc qu'on avait pas compris, explorer des applications intéressantes). Comme ça, ils n'ont pas l'impression de se répéter à lire chez eux un cours auquel ils ont déjà associé des souvenirs non stimulants issus d'une prise de notes passive en cours. C'est pas facile de faire un cours magistral qui réussisse à ne pas plonger les élèves en mode passif : c'est parfois possible, mais pas toujours et puis de toutes façons la plupart des profs n'y arrivent pas bien.

    Malheureusement, le système n'est pas super flexible, du coup innover est difficile.

    Oui dans certaines zones. Pas partout. Et comme je l'ai écrit plus bas, je ne fais qu'ajouter un élément à une liste mentionnée dans un post. À aucun moment j'ai écrit que l'absence ou le manque de travail était le seul facteur explicatif. Par contre encore une fois le nier, ça c'est se voiler la face.

    Mais en même temps, faut se dire que s'ils ne sont pas motivés, c'est parce que la société et le système ne les encourage pas et ne rend pas l'école stimulante pour eux. Il n'y a pas que le côté passif encouragé par le système, renforcé par la surcharge lassante d'heures de cours qui transforme le devoir à la maison en pénitence, contribuant à plus de souvenirs non stimulants associés aux études. il y a aussi que pendant plein d'années ils ne font presque aucun choix et les rares choix qu'ils font n'en sont pas vraiment, ils sont subis, car ils ne sont pas encore capables d'en évaluer les conséquences. Bref, ils ne savent pas pourquoi ils viennent en cours, à part « pour avoir un métier un jour quand ils seront grand », qui n'est, en général, pas une source de motivation suffisante. Ils deviennent passifs à tous les niveaux : en cours ils subissent un cours magistral, chez eux ils subissent des devoirs maisons et des relectures du fameux cours qu'ils ont subi préalablement, ils subissent ensuite des contrôles notés régulièrement et, enfin, ils subissent des choix qui ne leur parlent pas.

    Perso, je trouve même incroyable qu'il y en ait autant qui se débrouillent à peu près bien, sans doute parce qu'en soit le contenu n'est pas si difficile et que réviser juste avant les contrôles est souvent suffisant si on a pas encore laissé totalement tomber la motivation. Mais ceux qui échappent le mieux à la passivité et au manque de motivation ont des sources de stimulation dans l'environnement associant l'éducation à des choses positives et une personnalité un minimum robuste et/ou combative.