« Personne ne va vouloir travailler plus longtemps, personne ne veut payer plus, personne ne veut moins recevoir et tout le monde pense avoir la solution simple [...] »
Ben justement le lien lui propose de payer plus pour permettre d'éviter de baisser les retraites.
Par ailleurs l'une des problématiques liée à cette réforme et à son acceptation est peut-être le manque de confiance dans la classe dirigeante. À force d'observer une politique systématiquement en décalage avec le monde de la pensée, beaucoup ont compris que le fonctionnement du système ne peut s'expliquer que par une dérive totalement oligarchique de la démocratie.
Je m'explique par un exemple tiré de l'actualité récente : un député propose un amendement sur une loi. Le gouvernement par la voix du ministre désapprouve cet amendement. Les godillots le rejettent unanimement. On observe que le même amendement avait déjà été proposé de manière très substantiellement similaire par l'actuel ministre deux ans auparavant.
De tels revirement ont une explication assez évidente[*]...
Du coup, malgré toutes les bonnes raisons de réformer le système des retraites, les gens sentent bien que la réforme même si elle traite certains des problèmes actuels contribuera surtout à aggraver la situation pour la majorité.
[*] À me lire on croirait peut-être que je suis un horrible marxiste léniniste tout de rouge vêtu. Alors qu'en fait, c'est sur Aristote que je m'appuie ici (un type qui défend bec et ongle la supériorité irréfragable des riches sur les pauvres, la supériorité de la monarchie sur l'aristocratie, et de cette dernière sur la république ; et pour lequel tyrannies, oligarchies et démocraties ne sont que des formes perverties des trois constitutions naturelles qui précèdent). D'après ses raisonnements dans « la politique » l'observation que je rapporte ne saurait avoir d'autre explication qu'une nature oligarchique du gouvernement.
[^] # Re: Problématique sociale intéressante
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au lien Calculateur de retraite après la réforme. Évalué à 5.
Ben justement le lien lui propose de payer plus pour permettre d'éviter de baisser les retraites.
Par ailleurs l'une des problématiques liée à cette réforme et à son acceptation est peut-être le manque de confiance dans la classe dirigeante. À force d'observer une politique systématiquement en décalage avec le monde de la pensée, beaucoup ont compris que le fonctionnement du système ne peut s'expliquer que par une dérive totalement oligarchique de la démocratie.
Je m'explique par un exemple tiré de l'actualité récente : un député propose un amendement sur une loi. Le gouvernement par la voix du ministre désapprouve cet amendement. Les godillots le rejettent unanimement. On observe que le même amendement avait déjà été proposé de manière très substantiellement similaire par l'actuel ministre deux ans auparavant.
De tels revirement ont une explication assez évidente[*]...
Du coup, malgré toutes les bonnes raisons de réformer le système des retraites, les gens sentent bien que la réforme même si elle traite certains des problèmes actuels contribuera surtout à aggraver la situation pour la majorité.
[*] À me lire on croirait peut-être que je suis un horrible marxiste léniniste tout de rouge vêtu. Alors qu'en fait, c'est sur Aristote que je m'appuie ici (un type qui défend bec et ongle la supériorité irréfragable des riches sur les pauvres, la supériorité de la monarchie sur l'aristocratie, et de cette dernière sur la république ; et pour lequel tyrannies, oligarchies et démocraties ne sont que des formes perverties des trois constitutions naturelles qui précèdent). D'après ses raisonnements dans « la politique » l'observation que je rapporte ne saurait avoir d'autre explication qu'une nature oligarchique du gouvernement.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace