L'UE n'est pas un État-nation et n'a pas vocation à l'être. Mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas un État nation qu'on ne peut pas croire au projet commun et qu'on doit rejeter cet ensemble.
En réalité il y a assez peu d'État nation dans le monde, et même dans les États identifiés comme tels il y a des divergences réelles au sein de cette nation.
Par exemple la France est un État-nation revendiqué. Cela n'empêche pas des différences culturelles régionales plus ou moins fortes. D'ailleurs de nombreux films franco-français dont Bienvenue chez les Chtis jouent sur ces disparités régionales, tout comme les clichés ou blagues qui jouent sur ces différences. Et certaines régions de France ont des volontés indépendantistes plus prononcées que d'autres comme la Corse.
Puis la France sous forme d'État nation c'est surtout le fruit de la Révolution française et de l'Éducation Nationale les siècles suivants. Tout a été fait pour supprimer les références des régions d'époque, pour supprimer les langues régionales au profit du français, pour renforcer les traits communs de l'Histoire de France pour avoir un beau roman national. En 1788 le concept de France unitaire était un concept inexistant.
C'est quelque chose qui est souvent mis de côté mais croire que la France est une nation uniforme est une erreur un peu trop courante.
Ce schéma s'est d'ailleurs reproduite pour l'État allemand ou italien par exemple. Et de nombreux États non nation vivent très bien ensembles.
Les différentes guerres européennes et les échanges culturels qui ont suivi ont montré que finalement s'il y a des différences entre le français de Corrèze et le berlinois, il y a beaucoup de choses en commun que ce soit au niveau culturel, économique, politique ou historique. Il faudra sans doute du temps pour que l'UE prenne sa place dans le sentiment des citoyens mais il n'y a pas de raisons que cela échoue là où ça a réussi pour tant de pays finalement dans le passé.
[^] # Re: J'utilise du .fr
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Rachat de Public Interest Registry (.org) par Ethos Capital. Évalué à 10.
L'UE n'est pas un État-nation et n'a pas vocation à l'être. Mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas un État nation qu'on ne peut pas croire au projet commun et qu'on doit rejeter cet ensemble.
En réalité il y a assez peu d'État nation dans le monde, et même dans les États identifiés comme tels il y a des divergences réelles au sein de cette nation.
Par exemple la France est un État-nation revendiqué. Cela n'empêche pas des différences culturelles régionales plus ou moins fortes. D'ailleurs de nombreux films franco-français dont Bienvenue chez les Chtis jouent sur ces disparités régionales, tout comme les clichés ou blagues qui jouent sur ces différences. Et certaines régions de France ont des volontés indépendantistes plus prononcées que d'autres comme la Corse.
Puis la France sous forme d'État nation c'est surtout le fruit de la Révolution française et de l'Éducation Nationale les siècles suivants. Tout a été fait pour supprimer les références des régions d'époque, pour supprimer les langues régionales au profit du français, pour renforcer les traits communs de l'Histoire de France pour avoir un beau roman national. En 1788 le concept de France unitaire était un concept inexistant.
C'est quelque chose qui est souvent mis de côté mais croire que la France est une nation uniforme est une erreur un peu trop courante.
Ce schéma s'est d'ailleurs reproduite pour l'État allemand ou italien par exemple. Et de nombreux États non nation vivent très bien ensembles.
Les différentes guerres européennes et les échanges culturels qui ont suivi ont montré que finalement s'il y a des différences entre le français de Corrèze et le berlinois, il y a beaucoup de choses en commun que ce soit au niveau culturel, économique, politique ou historique. Il faudra sans doute du temps pour que l'UE prenne sa place dans le sentiment des citoyens mais il n'y a pas de raisons que cela échoue là où ça a réussi pour tant de pays finalement dans le passé.