• [^] # Re: Accuse-t-on les mauvaises personnes des dérives du RGPD?

    Posté par . En réponse au journal J'accepte. Évalué à 2.

    Salut,

    Merci pour ta réponse, je sais que c'est un long pavé que j'ai pondu mais j'essaie d'être exhaustif sur ma pensée pour éviter les quiproquos.

    En fait, si on fait un graphe, on remarque très vite que le RGPD ne fait que complexifier les choses par rapport à l'existant législatif précédent. Et avec e-privacy, je ne raconte pas le bazar. Même graphviz ne s'en sort plus :) (c'est un bon ami très à gauche qui m'a montré cet exemple ; je laisse le soin au lecteur attentif de le refaire).

    Donc sur ce point : Non. C'est une très mauvaise chose : si tu ne connais pas en tant qu'individuel la théorie des graphes, point de salut. En revanche, les GAFAM vont pouvoir te bouffer tout cru.

    L'union européenne ne va rien faire de plus, vu que c'est entendu.

    J'avoue que je ne connais dans le détail ce qui est dans e-privacy, j'en suis resté au fait que c'est encore en discussion. Faudrait que je me renseigne plus en détail là-dessus.

    Là, on est dans une histoire de poule et de l'oeuf.

    C'est « kiki » se fout de la gueule de qui ?

    Si (moi) je pose pas un cookie pour savoir que (toi) tu as dit « non merci, m'faites plus chier », comment je fais pour plus te faire chier ?

    Totalement légal, cookie qui sera validé par la CNIL car pour bon fonctionnement du site.

    L'opt-in/opt-out est une autre chose : ce sont des conditions d'utilisations du site. Mais n'ont rien à voir à la technique. Ça, c'est à toi de décider au vu des CGU si tu accepte ou non.

    Dans ce paragraphe je parlais dans le cas où il faut demander le consentement, je sais qu'il y a des cas où ce n'est pas nécessaires, comme les données nécessaires au bon fonctionnement du site web, celles pour mener à bien un contrat, pour respecter la loi, etc. Et heureusement qu'il y a ces cas qui permettent de ne pas demander le consentement sinon ce serait très compliqué quand même.

    Donc je n'ai pas de soucis avec le fait qu'un cookie soit déposé pour retenir mon choix. Je ne vois pas le cookie comme un instrument du mal absolu. Ce n'est qu'un bout de donnée en soit. Ma critique est sur le fait que pour refuser un traitement de données quand c'est possible, c'est parfois très compliqué, à la limite du dark pattern. Je ne veux pas non plus faire de procès d'intention sur si c'est fait exprès ou pas mais je ne pense pas que ça soit si compliqué que cela de faire un formulaire simple et claire pour l'utilisateur.

    Enfin, pour l'opt-in/opt-out, j'entendais le fait que dans un cas tout est décoché et c'est à nous de cocher ce pour quoi on est d'accord et dans l'autre cas tout est coché et c'est à nous de décocher ce pour quoi on n'est pas d'accord. Mais j'utilise peut-être les mauvais termes.

    Rien à voir.

    La CNIL existe au moins depuis 30 ans. C'est un organisme d'état français. Le RGPD est quant à lui bien plus jeune et pas nationalisé :)

    Je sais que la CNIL a été créée à la suite de la tentative de loi SAFARI. Ce que je voulais dire c'est qu'avec le RGPD, la CNIL est passée d'un rôle où elle autorisait préalablement à un rôle où elle contrôle a posteriori, si j'ai bien compris. Je ne sais pas si j'ai été très clair.

    Lapin compris les dates. Et je vois pas le soucis.

    Le soucis pour moi est que la CNIL dise que pendant encore un an, la poursuite de navigation est considérée comme mode de consentement valable alors que le RGPD dit que non ce n'est pas le cas.

    Rejoindre un monde à prix-libre est encore pire, crois-moi.

    Y'en a qui pensent que c'est gratuit et il y a les autres.

    J'avoue que je ne sais pas. Ce que je sais c'est qu'effectivement, ce n'est pas gratuit et qu'un certain nombre d'entreprises ont décidé de faire supporter le coût par l'affichage de publicité ou la récolte de données. Après, est-ce que ce serait si cher que ça à payer? Je loupe peut-être aussi d'autre problématiques que simplement le coût.