Cela dépend du type de bouquin et de personne. Il n’y a pas une seule réponse. Mais si je feuillette les greniers de ma mémoire concernant les livres que j’ai écrits et qui ont été publiés et ma connaissance du milieu :
on peut te passer commande d’un bouquin (ça m’est arrivé plus d’une fois, la dernière fois je n’ai pas pu écrire une ligne, je n’en pouvais plus du sujet) ;
tu prends l’initiative de présenter le bouquin à un vrai éditeur ;
tu le présentes à un autre éditeur (pas ce que je considère comme vrai) ;
tu l’auto-édites.
Dans le premier cas, tu n’as qu’à signer le contrat, éventuellement produire le synopsis, écrire et remettre ta copie.
Dans le second cas, il te faut absolument un synopsis. Il faut donc que tu aies une bonne idée du contenu et de l’organisation du bouquin, quel qu’il soit. C’est là où intervient le « ça dépend des gens », parce qu’à ce stade, il faut voir ta motivation à finir le bouquin et ta capacité à suivre la trame que tu as définie. Le vrai éditeur peut te conseiller sur l’organisation du contenu par exemple ou suggérer des modifications, voire les faire (ce qu’on fait en modération par exemple).
Dans le troisième cas, tu présentes le livre fini, l’éditeur le prend, ne le corrige pas, l’édite à tes frais si c’est un format papier. Tant pis si c’est bourré de fautes. L’auto-édition de mon point de vue est préférable.
Donc voilà. J’aurais tendance à dire, moi personnellement, qu’en gros, avoir les trois quarts rédigés et finis est un genre de minimum pour présenter un bouquin (sauf qu’en fait j’avais surtout un plan pour certains de ceux que j’ai écrits, mais comme il y avait un gros travail de recherche derrière...). Là je parle surtout de documents techniques.
Ton synopsis doit être propre, bien net pour attirer l’attention. En gros cela équivaut aux auto-synthèses de LibreOffice : structure du document plus paragraphe de présentation des titres. Et, évidemment, un résumé concis pour présenter l’ouvrage s’impose.
Oh, et ne pas oublier que certaines maisons d’édition ont du mal à sortir les sous pour payer les auteurs... certaines ne le font que si on réclame, voire si on réclame avec force, les droits d’auteurs (ou le montant du forfait qui a été prévu dans le contrat, ça m’est arrivé aussi). J’en connais une qui a perdu comme ça des auteurs et des auteures à succès.
Dernière remarque, on ne soumet pas nʼimporte quel livre à nʼimporte quel éditeur. On regarde dʼabord le catalogue pour voir si cela cadre avec leur ligne éditoriale (oui beaucoup de gens ne le font pas).
PPS : en ce qui me concerne, moi personnellement, avoir un éditeur me motive vraiment plus à travailler sur le bouquin, mais cʼest du moi personnellement évidemment.
[^] # Re: Donner, Recevoir, Redonner...
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Meilleures contributions LinuxFr.org : les primées d’octobre 2019. Évalué à 5. Dernière modification le 08 novembre 2019 à 16:43.
Vaste question :-)
Cela dépend du type de bouquin et de personne. Il n’y a pas une seule réponse. Mais si je feuillette les greniers de ma mémoire concernant les livres que j’ai écrits et qui ont été publiés et ma connaissance du milieu :
Dans le premier cas, tu n’as qu’à signer le contrat, éventuellement produire le synopsis, écrire et remettre ta copie.
Dans le second cas, il te faut absolument un synopsis. Il faut donc que tu aies une bonne idée du contenu et de l’organisation du bouquin, quel qu’il soit. C’est là où intervient le « ça dépend des gens », parce qu’à ce stade, il faut voir ta motivation à finir le bouquin et ta capacité à suivre la trame que tu as définie. Le vrai éditeur peut te conseiller sur l’organisation du contenu par exemple ou suggérer des modifications, voire les faire (ce qu’on fait en modération par exemple).
Dans le troisième cas, tu présentes le livre fini, l’éditeur le prend, ne le corrige pas, l’édite à tes frais si c’est un format papier. Tant pis si c’est bourré de fautes. L’auto-édition de mon point de vue est préférable.
Donc voilà. J’aurais tendance à dire, moi personnellement, qu’en gros, avoir les trois quarts rédigés et finis est un genre de minimum pour présenter un bouquin (sauf qu’en fait j’avais surtout un plan pour certains de ceux que j’ai écrits, mais comme il y avait un gros travail de recherche derrière...). Là je parle surtout de documents techniques.
Ton synopsis doit être propre, bien net pour attirer l’attention. En gros cela équivaut aux auto-synthèses de LibreOffice : structure du document plus paragraphe de présentation des titres. Et, évidemment, un résumé concis pour présenter l’ouvrage s’impose.
Oh, et ne pas oublier que certaines maisons d’édition ont du mal à sortir les sous pour payer les auteurs... certaines ne le font que si on réclame, voire si on réclame avec force, les droits d’auteurs (ou le montant du forfait qui a été prévu dans le contrat, ça m’est arrivé aussi). J’en connais une qui a perdu comme ça des auteurs et des auteures à succès.
Dernière remarque, on ne soumet pas nʼimporte quel livre à nʼimporte quel éditeur. On regarde dʼabord le catalogue pour voir si cela cadre avec leur ligne éditoriale (oui beaucoup de gens ne le font pas).
PPS : en ce qui me concerne, moi personnellement, avoir un éditeur me motive vraiment plus à travailler sur le bouquin, mais cʼest du moi personnellement évidemment.
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