• [^] # Re: Mais concrètement ?

    Posté par . En réponse au journal Du logiciel libre et de la liberté en général. Évalué à 9.

    Et perso je pense que refuser une vente à une nazi ou l'ICE est contre l'idée derrière le libre (tout le monde) donc il fait accepter son incohérence et pas se réfugier derrière des valeurs (imaginaires) du libre pour tenter de justifier ne pas aimer la liberté du logiciel libre.

    Il y a quand même une différence entre "je diffuse un soft de façon libre (pour tout le monde), même s'il est dispo pour les nazis" et "je fournis un soft (même libre) juste à à un nazi ou une organiation nazie". Le second cas peut se comparer à une collaboration spécifique.

    Pour ma part je n'ai pas de problème à faire du libre, qui potentiellement sera utilisé par des nazis (ou n'importe quelle personne ne respectant pas mes valeurs). Par contre je ne produirai pas de code (libre ou pas) spécifiquement pour eux, à leur demande.

    Que ferez-vous si un employé de l'ICE ou un nazi vient sur votre tracker et offre un patch tout en respectant votre code of conduct?

    S'il ne se présente pas en tant que tel, je n'ai pas de raison de le refuser. S'il se présente en tant que nazi qui a besoin de cette spécificité pour conquérir le monde, je refuse son patch, et l'invite à forker le soft s'il veut (le libre ça sert à ça).

    Que ferez vous si un nazi fait un don sur l'interface générique qui ne filtre pas?

    Comme au dessus, s'il fait un don sans se présenter en tant que tel, pas de refus. S'il se présente comme nazi, je refuse.

    Et j'adopterai la même attitude pour toute cause qui me poserait un problème de conscience.

    Les gens veulent une réponse simple et unique à une problématique complexe, pas de chance cette réponse n'existe pas malgré qu'ils soient sûrs d'avoir la bonne réponse simple.

    La on est d'accord.