• [^] # Re: Pas satisfait par la réponse

    Posté par . En réponse au journal Du logiciel libre et de la liberté en général. Évalué à 3.

    Le point que soulève Zenitram est qu'à un moment ou un autre, tu te poses en juge de ce qui est bien et de ce qui ne l'est pas.

    Le raisonnement que je propose pour lever ce point est que tu ne peux pas revendiquer la liberté d'ôter aux autres la leur (de liberté). Il établit de plus une hiérarchie entre libertés puisqu'Alice ne peut pas user de sa liberté d'expression pour appeler à priver Bob de sa liberté, de sa vie ou de ses biens (sauf s'il est prouvé que bob a lui-même commis une infraction, c'est-à-dire qu'il a lui-même attenté à la vie, à la liberté ou aux biens de quelqu'un).

    La liberté d'expression est essentielle, mais la limite qui lui est fixée est celle-ci : elle ne peut servir à entraver les autres libertés fondamentales d'autrui. Dans le cadre de ces limites, elle doit être aussi étendue que possible.

    Ce raisonnement ne fait aucunement appel à la notion de bien ou de mal, sauf au tout début : définir les libertés essentielles.

    Qu'est-ce qui te permet de juger les nazis différemment des libristes ou n'importe quel autre groupe de la population ? Il me semble qu'en France, il n'est pas possible de condamner quelqu'un pour ses pensées/croyances.

    Pas pour les pensées et les croyances, mais l'appel à la haine est tout à fait répréhensible, précisément sur la base du raisonnement que je viens d'évoquer. Il est, en soi, nuisible à la société et est donc accessible à la Loi.

    Un logiciel "libre" dont on interdit l'utilisation ne serait plus un logiciel libre puisqu'il ne respecterait pas strictement les 4 libertés.

    Oui, mais si on considère le logiciel libre comme un moyen de tendre vers une société meilleure et non comme un but en soi, ce n'est pas un problème.

    Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.