La première fois parce que le CEO a changé le handbook pour dire (en gros) : « on acceptera l’argent des Nazis sans soucis et les employés qui en parlent seront sanctionnés ».
C'est un peu grossier mais oui, ils ont dit accepter faire du business avec n'importe, peu importe si le partenaire a des valeurs morales différentes des leurs et des employés. Ils ont ajoutés que les employés ne devaient pas parler de politique au travail.
C'est choquant dans le sens où le travail c'est un lieu et une activité éminemment politique.
On peut ne pas partager les même valeurs entre collègues et entre le patronat et le salariat. On ne parle pas lutte des classes avec son patron en général, ni de ses convictions électorales aux prochaines présidentielles certes. Mais on parle augmentation, on parle inflation, on parle aménagement du temps de travail, on parle aménagement de postes... Tout ça, c'est politique => il existe des syndicats.
Après, n'oublions jamais que le but final d'une entreprise c'est de faire de l'argent. L'Histoire nous a appris qu'en général le (grand) patronat se souciait bien peu d'où venait l'argent du moment qu'il pouvait atteindre son objectif premier. Si les régimes autoritaires sont plus profitables aux entreprises que les régimes plus sociaux, alors le (grand) patronat se dirigera vers les régimes autoritaires. Et dans une période où la croissance mondiale est ralentie, on voit bien que partout dans le monde fleurissent des lois antisociales servant à maintenir les bénéfices du (grand) patronat, au détriment des travailleurs.
Je mets "grand" entre parenthèse parce que je suis bien conscient que nombre de petits patrons, d'indépendants, d'artisans... ont une autre vision de l'entreprise et une véritable volonté d'améliorer le quotidien autant de leurs salariés que de leur communauté (ville, village...). D'ailleurs, ces lois antisociales ne profitent pas vraiment au petit patronat. Ils n'ont pas d'intérêt à les soutenir.
Maintenant, concernant le rétropédalage, difficile de connaître le véritable fond de leur pensée. Ils ont annoncés que pour améliorer l'expérience des utilisateurs, ils vont préférer la communication avec ceux-ci plutôt que l'installation d'un outil de télémétrie. A voir ce qu'ils nous réservent à l'avenir...
La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.
[^] # Re: Machine arrière
Posté par Nibel . En réponse au journal Gitlab - pour Halloween, faut-il aussi prévoir du PopCorn ?. Évalué à 10.
C'est un peu grossier mais oui, ils ont dit accepter faire du business avec n'importe, peu importe si le partenaire a des valeurs morales différentes des leurs et des employés. Ils ont ajoutés que les employés ne devaient pas parler de politique au travail.
C'est choquant dans le sens où le travail c'est un lieu et une activité éminemment politique.
On peut ne pas partager les même valeurs entre collègues et entre le patronat et le salariat. On ne parle pas lutte des classes avec son patron en général, ni de ses convictions électorales aux prochaines présidentielles certes. Mais on parle augmentation, on parle inflation, on parle aménagement du temps de travail, on parle aménagement de postes... Tout ça, c'est politique => il existe des syndicats.
Après, n'oublions jamais que le but final d'une entreprise c'est de faire de l'argent. L'Histoire nous a appris qu'en général le (grand) patronat se souciait bien peu d'où venait l'argent du moment qu'il pouvait atteindre son objectif premier. Si les régimes autoritaires sont plus profitables aux entreprises que les régimes plus sociaux, alors le (grand) patronat se dirigera vers les régimes autoritaires. Et dans une période où la croissance mondiale est ralentie, on voit bien que partout dans le monde fleurissent des lois antisociales servant à maintenir les bénéfices du (grand) patronat, au détriment des travailleurs.
Je mets "grand" entre parenthèse parce que je suis bien conscient que nombre de petits patrons, d'indépendants, d'artisans... ont une autre vision de l'entreprise et une véritable volonté d'améliorer le quotidien autant de leurs salariés que de leur communauté (ville, village...). D'ailleurs, ces lois antisociales ne profitent pas vraiment au petit patronat. Ils n'ont pas d'intérêt à les soutenir.
Maintenant, concernant le rétropédalage, difficile de connaître le véritable fond de leur pensée. Ils ont annoncés que pour améliorer l'expérience des utilisateurs, ils vont préférer la communication avec ceux-ci plutôt que l'installation d'un outil de télémétrie. A voir ce qu'ils nous réservent à l'avenir...
La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.