J'ai eu aussi des phases difficiles sur le plan personnel qui ont rejailli sur ma capacité à effectuer mon travail. C'est généralement pas le bon moment pour changer de carrière ou même de travail car ce type de changement implique une très grande implication personnelle en temps et en énergie, bien plus que ce que tu donnes à l'heure actuelle à ton travail. Et c'est justement là que tu pèches aujourd'hui.
Mon expérience personnelle pour traverser cette période a été de passer à un temps partiel. Il y a trois voies possibles:
Voie Médecin du travail: tu demandes en rendez-vous avec un médecin du travail et tu expliques ta situation et une demande en temps partiel thérapeutique. Ça peut être 50%, 80% ou tout autre chose qui t'arrange.
Je suis bien tombé lorsque j'ai fait cela, le médecin m'a "prescrit" un 50% pendant 6 mois, et je l'ai revue à l'issue de cette période pour passer à 80% pendant les 6 mois suivants. Durant cette période, j'ai bénéficié d'une indemnisation de la sécurité sociale sur la perte de salaire, plus une compensation de mon entreprise (non obligatoire) qui m'a permis de rester financièrement à l'équilibre. Ce temps en plus m'a aidé à gérer mes soucis personnels (un burn-out suivi d'une dépression) et de revenir en meilleur état. J'ai aussi demandé à avoir moins de responsabilité, et le médecin du travail a également contacté ma hiérarchie pour leur demander de ne pas me mettre sous pression.
Le 50% était sous la forme de 1 semaine à 2 jours et 1 semaine à 3 jours, ce qui me permettait d'avoir des longues périodes de 4 ou 5 jours entre deux moments de travail, qui furent précieuses pour me reconstruire et m'occuper de moi.
Si le médecin du travail te prescrit cela, l'employeur ne peut pas refuser. Suivant la taille et l'ambiance de l’entreprise, ils peuvent le prendre plus ou moins bien. J'ai perso eu des retours plutôt positifs des entreprises et des RH.
Je connais d'autres personnes qui ont suivi cette démarche, avec des résultats plutôt positifs et des médecins du travail compréhensifs. Il y a bien quelques exemples de médecin qui te prescrivent une aspirine et basta mais dans mon expérience, ce n'est pas la majorité.
Voie congé parental: ça ne s'applique évidemment que si tu as un enfant en bas age. C'était mon cas, et après cette année de en congé partiel thérapeutique, je suis passé en congé parental d'éducation à 90%, avec une semaine sur deux à 4 jours et 5 jours. Là, j'ai laissé 10% de mon salaire mais j'ai vraiment apprécié d'avoir deux fois tous les mois des week-ends de 3 jours. Ca convenait pile à mon état, j'étais capable de travailler mais le rythme devait être moins intensif qu'auparavant.
Jusqu'au trois ans de ton enfant, tu as droit à un congé parental d'éducation qui ne peut être refusé par ton employeur, seules les modalités exactes peuvent être discutées.
Voie temps partiel classique: mon fils va bientôt avoir trois ans et j'ai prévu de demander un temps partiel à 90% pour conserver le même mode de vie. Cela me donne plus de temps pour moi et pour mes enfants, contre 10% de mon salaire, ce qui compte tenu des rémunérations de nos métiers, est en général gérable. L'entreprise peut accepter ou refuser mais sachant que plusieurs de mes collègues femmes ou hommes sont déjà en 80% avec le mercredi non travaillé, je m'attends à un accord.
Ca fait bizarre de demander un temps partiel alors que tout notre travail est orienté vers la productivité, mais ça nous rappelle à notre condition d'être humain. Et ça le rappelle aussi à notre entreprise.
Ce temps en plus m'a personnellement été précieux, que ce soit pour gérer mes enfants, pour faire des stages de développement personnel, ou pour soutenir mon épouse dans ses changements à elle. Vraiment, je recommande!
[^] # Re: Travail sur soi
Posté par Philippe F (site web personnel) . En réponse au journal Changement de carrière.. Évalué à 2.
J'ai eu aussi des phases difficiles sur le plan personnel qui ont rejailli sur ma capacité à effectuer mon travail. C'est généralement pas le bon moment pour changer de carrière ou même de travail car ce type de changement implique une très grande implication personnelle en temps et en énergie, bien plus que ce que tu donnes à l'heure actuelle à ton travail. Et c'est justement là que tu pèches aujourd'hui.
Mon expérience personnelle pour traverser cette période a été de passer à un temps partiel. Il y a trois voies possibles:
Voie Médecin du travail: tu demandes en rendez-vous avec un médecin du travail et tu expliques ta situation et une demande en temps partiel thérapeutique. Ça peut être 50%, 80% ou tout autre chose qui t'arrange.
Je suis bien tombé lorsque j'ai fait cela, le médecin m'a "prescrit" un 50% pendant 6 mois, et je l'ai revue à l'issue de cette période pour passer à 80% pendant les 6 mois suivants. Durant cette période, j'ai bénéficié d'une indemnisation de la sécurité sociale sur la perte de salaire, plus une compensation de mon entreprise (non obligatoire) qui m'a permis de rester financièrement à l'équilibre. Ce temps en plus m'a aidé à gérer mes soucis personnels (un burn-out suivi d'une dépression) et de revenir en meilleur état. J'ai aussi demandé à avoir moins de responsabilité, et le médecin du travail a également contacté ma hiérarchie pour leur demander de ne pas me mettre sous pression.
Le 50% était sous la forme de 1 semaine à 2 jours et 1 semaine à 3 jours, ce qui me permettait d'avoir des longues périodes de 4 ou 5 jours entre deux moments de travail, qui furent précieuses pour me reconstruire et m'occuper de moi.
Si le médecin du travail te prescrit cela, l'employeur ne peut pas refuser. Suivant la taille et l'ambiance de l’entreprise, ils peuvent le prendre plus ou moins bien. J'ai perso eu des retours plutôt positifs des entreprises et des RH.
Je connais d'autres personnes qui ont suivi cette démarche, avec des résultats plutôt positifs et des médecins du travail compréhensifs. Il y a bien quelques exemples de médecin qui te prescrivent une aspirine et basta mais dans mon expérience, ce n'est pas la majorité.
Voie congé parental: ça ne s'applique évidemment que si tu as un enfant en bas age. C'était mon cas, et après cette année de en congé partiel thérapeutique, je suis passé en congé parental d'éducation à 90%, avec une semaine sur deux à 4 jours et 5 jours. Là, j'ai laissé 10% de mon salaire mais j'ai vraiment apprécié d'avoir deux fois tous les mois des week-ends de 3 jours. Ca convenait pile à mon état, j'étais capable de travailler mais le rythme devait être moins intensif qu'auparavant.
Jusqu'au trois ans de ton enfant, tu as droit à un congé parental d'éducation qui ne peut être refusé par ton employeur, seules les modalités exactes peuvent être discutées.
Voie temps partiel classique: mon fils va bientôt avoir trois ans et j'ai prévu de demander un temps partiel à 90% pour conserver le même mode de vie. Cela me donne plus de temps pour moi et pour mes enfants, contre 10% de mon salaire, ce qui compte tenu des rémunérations de nos métiers, est en général gérable. L'entreprise peut accepter ou refuser mais sachant que plusieurs de mes collègues femmes ou hommes sont déjà en 80% avec le mercredi non travaillé, je m'attends à un accord.
Ca fait bizarre de demander un temps partiel alors que tout notre travail est orienté vers la productivité, mais ça nous rappelle à notre condition d'être humain. Et ça le rappelle aussi à notre entreprise.
Ce temps en plus m'a personnellement été précieux, que ce soit pour gérer mes enfants, pour faire des stages de développement personnel, ou pour soutenir mon épouse dans ses changements à elle. Vraiment, je recommande!