J'ai pris le temps de relire le fil en entier en prenant en compte toutes tes interventions et je reconnais que j'ai posté un peu vite... :-)
Certes, on ne mesure pas la performance d'un codeur à la vitesse à laquelle il livre (et ce n'est pas mon chef qui me contredira...). Ça ne se mesure pas non plus en « nombre de lignes de code » livrées. C'est comme « e=mc2 » : ça tient en cinq caractères, mais ça représente huit ans de travail, un prix Nobel (bon d'accord, pas directement là dessus) et le fondement de la physique du 20ème siècle (bon, là aussi, ça représente bien plus que ces cinq caractères).
Par contre, je m'inscris farouchement contre le concept de « pisseur de code », comme on dit. Surtout quand c'est en assembleur. Je ne peux laisser personne croire qu'un codeur arrive en « fin de ligne » quand quelqu'un a pensé la chose pour lui.
La performance d'écriture d'un code en soit je ne sais pas trop qui sa passionne. Ça donne des effets pour le quidam, mais faut le mettre en balance avec la qualité qui est produite par exemple pour que ça ait du sens.
Précisément. Un codeur conçoit TOUJOURS ce qu'il fait. Je ne connais personne — même du temps des pupitreurs — qui n'ait été qu'un « traducteur passif » entre une machine et un bureau d'études. Au contraire, je ne pense pas qu'on puisse être bon architecte logiciel sans avoir pratiqué.
Pour un autre domaine que je connais bien, c'est comme si pour faire comprendre la qualité d'athlète de Teddy Riner, on énonçait le nombre de pompes qu'il peut enchainer parce qu'expliquer que gagner des championnat du monde sur une technique différente à chaque combat c'était trop compliqué.
Justement. J'ai bien compris que tu faisais référence aux différentes activités pratiquées à un moment donné, mais présenter la chose de cette façon laisse croire qu'il y a d'un côté des personnes judoka et d'autres des faiseurs de pompes.
Dans le premier cas, je pense qu'on ne peut pas faire l'un sans l'autre. Dans le second, on peut faire des pompes sans être judoka et réciproquement mais dans tous les cas, un « gros faiseur de pompe » ne peut pas ne pas être considéré comme sportif...
[^] # Re: Relativisons
Posté par Obsidian . En réponse à la dépêche Portrait de Ken Thompson. Évalué à 2.
J'ai pris le temps de relire le fil en entier en prenant en compte toutes tes interventions et je reconnais que j'ai posté un peu vite... :-)
Certes, on ne mesure pas la performance d'un codeur à la vitesse à laquelle il livre (et ce n'est pas mon chef qui me contredira...). Ça ne se mesure pas non plus en « nombre de lignes de code » livrées. C'est comme « e=mc2 » : ça tient en cinq caractères, mais ça représente huit ans de travail, un prix Nobel (bon d'accord, pas directement là dessus) et le fondement de la physique du 20ème siècle (bon, là aussi, ça représente bien plus que ces cinq caractères).
Par contre, je m'inscris farouchement contre le concept de « pisseur de code », comme on dit. Surtout quand c'est en assembleur. Je ne peux laisser personne croire qu'un codeur arrive en « fin de ligne » quand quelqu'un a pensé la chose pour lui.
Précisément. Un codeur conçoit TOUJOURS ce qu'il fait. Je ne connais personne — même du temps des pupitreurs — qui n'ait été qu'un « traducteur passif » entre une machine et un bureau d'études. Au contraire, je ne pense pas qu'on puisse être bon architecte logiciel sans avoir pratiqué.
Justement. J'ai bien compris que tu faisais référence aux différentes activités pratiquées à un moment donné, mais présenter la chose de cette façon laisse croire qu'il y a d'un côté des personnes judoka et d'autres des faiseurs de pompes.
Dans le premier cas, je pense qu'on ne peut pas faire l'un sans l'autre. Dans le second, on peut faire des pompes sans être judoka et réciproquement mais dans tous les cas, un « gros faiseur de pompe » ne peut pas ne pas être considéré comme sportif...