• [^] # Re: Y'a peut-être pas que la lumière dans la perception visuelle

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Peut-on reproduire les traitements automatiques d'un reflex avec des logiciels libres ? Oui, mais.... Évalué à 6.

    On pourrait disserter longtemps sur le fait que les vibrations « ressenties » mais non entendues sont du domaine du toucher et/ou du son, et si elles font partie du domaine audible ou non, et de leur implication dans les systèmes de reproduction sonore.

    Mais en fait c'est pas de ça dont je voulais parler, parce que je suis d'accord avec cette histoire de ressenti. Mais ce que je dénonce en parlant des « audiophiles », c'est ces gens qui sont prêts à mettre de véritables fortunes dans des systèmes pseudoscientifiques qui n'apportent aucune modification mesurable (ou au mieux avec des appareils beaucoup plus sensibles que l'être humain), et surtout dont les effets sont indiscernables par leurs promoteurs dès qu'on prends la peine de faire des essais en double aveugle.

    Toutes les technologies sont touchées par ce genre de débordement. Mais si ils sont relativement rares et contenus en photographie, ils sont très fréquents en audio – d'ailleurs le retour à la mode des vinyles dont on parle plus haut est en partie basée là-dessus.

    D'autre part, pour l'heure l'audio arrive à reproduire assez fidèlement les sons réels. À contrario, la photographie et même la vidée sont très loin de reproduire fidèlement les perceptions visuelles. En vrac :

    • La dynamique des supports de reproduction est ridiculement faible. Par exemple, une pleine Lune dans un voile nuageux, c'est très joli à l'œil nu... et totalement impossible à photographier sans techniques de sioux parce que la différence de luminosité entre la pleine Lune et les voiles est beaucoup trop importante.
    • Le champ visuel est beaucoup plus grand (et complexe) que les photos ou vidéos
    • La 3D (même les films en 3D sont loin de la vision stéréoscopique naturelle)
    • La profondeur de champ et ses variations quand on focalise tel ou tel élément de la scène (surtout important pour ce qui est près)

    Or (cf le lien en dernière partie d'article), si la technologie permet d'améliorer ces points (notamment la dynamique, le HDR vrai est accessible aujourd'hui sur écran), le milieu de la photo (celui de la vidéo pro, moins), est très conservateur et est attaché à des techniques soit historiquement liées aux contraintes du tirage argentique, soit aux prémices de la photographie numérique.

    La connaissance libre : https://zestedesavoir.com