• [^] # Re: Mon avis...

    Posté par . En réponse au journal Au revoir, LinuxFR. Évalué à 10.

    À mon sens, la plupart du temps, il s'agit de problèmes personnels, pas publics.

    Il y a un peu des deux, en ce sens qu'il s'agit de problèmes personnels qui ont une origine dans l'interaction avec le reste de la société.

    Une citation de la page wikipédia que je trouve intéressante :

    According to Derald Wing Sue, whose works popularized the term [microagression], many critiques are based on the term being misunderstood or misused. He said that his purpose in identifying such comments or actions was to educate people and not to silence or shame them.

    Essayer d'éduquer les gens pour réduire le nombre de ces traumatismes en aidant les gens à mieux s'accepter et se comprendre entre eux est une très bonne chose. C'est peut-être des traumatismes personnels, mais c'est pas pour ça qu'on peut rien faire en tant que société. Par contre, l'approche plus accusatrice et manipulatrice qui s'appuie sur ces traumatismes pour justifier une ambiance conflictuelle est à éviter à mon avis. Toute ambiance de conflit de longue durée apporte des mauvais souvenirs répétés à tous ceux qui y participent, aggravant le même type de traumatisme qu'elle était censée résoudre.

    Je vais prendre un exemple personnel et peu polémique. Lorsque j'étais à l'école, j'étais petit (bon, ça reste vrai aujourd'hui, lol). Comme toute particularité physique, elle a une influence sur comment te voient les autres et comment tu finis par te voir toi-même. Des petites remarques par-ci par-là, etc. Je ne sais pas si c'est du fait de l'avoir entendu puis intégré (genre, « regarde Napoléon était petit aussi »), ou bien de l'avoir pensé moi-même défensivement, mais à un moment j'étais capable de penser « je suis peut-être petit, mais au moins je suis pas idiot ». À qui la faute ? Ça n'aurait pas été une bonne question. Qu'est-ce que je pouvais faire personnellement pour éviter de ressentir le besoin d'avoir cette pensée peu constructive ? Eh bien me rendre compte qu'il n'y avait aucun mal à être petit et idiot. Voilà. Comme ça, débarrassé de cette source de troubles qu'est la volonté de se prouver à soi-même et aux autres sur des critères absurdes du fait de biais inconscients.

    C'est plus dur quand c'est un traumatisme plus profond, mais la première chose, c'est quand même toujours d'essayer d'éduquer, tant les autres que soi-même, sans attendre de miracles non plus, avant de risquer de se laisser prendre les pieds dans un bourbier manipulateur de sentiments négatifs.