Ah oui tout de même ! Je défends l’idée qu’une personne puisse être poussée à changer son comportement si ce comportement est problématique (définir « comportement problématique ») et qu’en cas d’incapacité apparente à changer, certaines mesures peuvent être prises pour protéger ceux qui sont les victimes immédiates même si ces mesures peuvent nuire à la personne en question.
It is 20 years past time to remove Richard Stallman.
Sérieusement, « remove someone » ? L’objectif n’est pas d’empêcher quelqu’un de nuire, de limiter les dégâts, de protéger des gens, l’objectif est clairement de détruire quelqu’un.
Avec ces éléments de langage, Stallman n’est pas quelqu’un qui doit changer, quelqu’un dont on devrait se protéger, quelqu’un qui doit apprendre à éviter certaines choses, quelqu’un avec qui il faut apprendre à éviter certaines choses, non Stallman est quelqu’un qui ne devrait pas exister. Et plus précisément qui n‘aurait jamais dû exister puisqu’en écrivant « It is 20 years past time to remove » elle fait référence à l’œuvre de sa vie.
Il y a une différence entre dire à un employé qu’on licencie qu’il ne devrait plus être là, et lui dire après 20 ans qu’il n’aurait jamais dû être là. Le niveau de violence est incroyable.
Cette personne tient un discours extrêmement violent et agit comme une professionnelle du harcèlement avec un vocabulaire digne des purges de la terreur ou des purges staliniennes...
Cette autre phrase (dans ce même tweet) me laisse pantois :
Many many women have spoken out about the harassment they have received from Stallman. About how they've left the free software community, don't even want to use free software because of his actions. It is 20 years past time to remove Richard Stallman.
En particulier la phrase « About how they've left the free software community, don't even want to use free software because of his actions », qui remise en contexte (définition de « they » précédant cette phrase) signifie :
Many many women having spoken out about the harassment they have received from Stallman have spoken about how left the free software community, don't even want to use free software because of his actions.
Je ne sais pas si cette personne mesure à quelle point sa phrase est profondément sexiste. Je n’emploie pas ici ce terme de manière péjorative, uniquement dans le sens que cette phrase repose sur et défend la réalité d’une différence sexuelle fondamentale. En effet cette phrase définit que pour les femmes la communauté du logiciel libre serait définie comme une communauté de personnes qui doivent être bien ensemble au lieu d’être définie comme une communauté formée autour d’une familiarité avec un concept commun, ce qui peut rassembler des violeurs, des assassins et des saints. L’idée que la femme serait essentiellement centrée sur la communauté dans son effort de survie fait partie des différences sexuées entre l’homme et la femme les plus défendues (idée utilisée pour expliquer qu’il y ait plus de femmes dans le médical ou le social par exemple), une telle affirmation fait donc partie des cibles les plus attaquées par les féministes.
Au delà du fait que cette posture sexiste m’interpelle à la vue du personnage et des positions que cette personne revendique (« Diversity & inclusion consultant, Outreachy organizer »), je ne suis pas du tout d’accord avec sa vision de la communauté du logiciel libre. Ce qui fait la communauté, c’est l’idée de logiciel libre, et cette définition inclus les gens qui mangent leur croûte de pieds, les assassins et les pédophiles. Je ne souhaite pas travailler de telles personnes (du moins les assassins et les pédophiles), mais ces personnes feraient partie de la communauté du logiciel libre si elles défendent le logiciel libre.
C’est bizarre de se revendiquer inclusif et d’exclure les connards. Le propre de la communauté du logiciel libre est d’inclure toute personne qui est en accord avec l’idée du logiciel libre. Le propre de la communauté du logiciel libre n’est pas d’inclure toute personne qui aime la couture, qui fait de la planche à voile, ou qui adhère à une certaine vision du genre et de la sexualité. Ces de ces communautés peuvent se recouper mais par définition la communauté du logiciel libre inclus des assassins, des pédophiles, des ratonneurs, des harceleurs, des violeurs, et heureusement j’espère, des gens biens.
Parce que la communauté du logiciel libre n’est pas définie par l’idée d’être quelqu’un de bien (définir « être quelqu’un de bien »).
Dans cette autre tweet cette personne justifie le fait de s’en prendre directement à la personne de Stallman (« remove Richard Stallman ») parce qu’il pense toujours quelque chose :
I'm sure Richard Stallman still thinks sex with teenagers is acceptable.
Dans le tweet précédent elle explique pourquoi elle suppose que Stallman pense cela car il aurait parlé de « child » et pas de « teenager » lorsqu’il dit avoir changé d’avis sur la sexualité entre adulte et personne jeune. Au delà du fait que cette personne fait un procès d’intention basé sur des suppositions faites de manière que ça l’arrange, ce qui me dérange profondément est que cette personne reproche à Stallmman de « toujours penser que ». Cette personne reproche à Stallman de penser quelque chose.
J’en ai personnellement rien à faire que Stallman pense des conneries. Je crois que dans notre vie on pense tous des conneries monumentales à un moment ou à un autre. Nous sommes tous vulnérables à des pensées complètement connes. La vraie question est de savoir si Stallman est responsable d’abus sexuel sur mineur, question qui n’est pas posée.
Bref, en résumé ce n’est même pas une police de la pensée, c’est une milice de la pensée. Cette personne mène une purge qu’elle justifie par les suppositions qu’elle fait de la pensée des autres.
Mince, j’ai marché dedans...
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Bon vent
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Au revoir, LinuxFR. Évalué à 10. Dernière modification le 24 septembre 2019 à 00:38.
Ah oui tout de même ! Je défends l’idée qu’une personne puisse être poussée à changer son comportement si ce comportement est problématique (définir « comportement problématique ») et qu’en cas d’incapacité apparente à changer, certaines mesures peuvent être prises pour protéger ceux qui sont les victimes immédiates même si ces mesures peuvent nuire à la personne en question.
Mais quand je lis les paroles de Sage Sharp, je ne vois rien de tout ça:
Sérieusement, « remove someone » ? L’objectif n’est pas d’empêcher quelqu’un de nuire, de limiter les dégâts, de protéger des gens, l’objectif est clairement de détruire quelqu’un.
Avec ces éléments de langage, Stallman n’est pas quelqu’un qui doit changer, quelqu’un dont on devrait se protéger, quelqu’un qui doit apprendre à éviter certaines choses, quelqu’un avec qui il faut apprendre à éviter certaines choses, non Stallman est quelqu’un qui ne devrait pas exister. Et plus précisément qui n‘aurait jamais dû exister puisqu’en écrivant « It is 20 years past time to remove » elle fait référence à l’œuvre de sa vie.
Il y a une différence entre dire à un employé qu’on licencie qu’il ne devrait plus être là, et lui dire après 20 ans qu’il n’aurait jamais dû être là. Le niveau de violence est incroyable.
Cette personne tient un discours extrêmement violent et agit comme une professionnelle du harcèlement avec un vocabulaire digne des purges de la terreur ou des purges staliniennes...
Cette autre phrase (dans ce même tweet) me laisse pantois :
En particulier la phrase « About how they've left the free software community, don't even want to use free software because of his actions », qui remise en contexte (définition de « they » précédant cette phrase) signifie :
Je ne sais pas si cette personne mesure à quelle point sa phrase est profondément sexiste. Je n’emploie pas ici ce terme de manière péjorative, uniquement dans le sens que cette phrase repose sur et défend la réalité d’une différence sexuelle fondamentale. En effet cette phrase définit que pour les femmes la communauté du logiciel libre serait définie comme une communauté de personnes qui doivent être bien ensemble au lieu d’être définie comme une communauté formée autour d’une familiarité avec un concept commun, ce qui peut rassembler des violeurs, des assassins et des saints. L’idée que la femme serait essentiellement centrée sur la communauté dans son effort de survie fait partie des différences sexuées entre l’homme et la femme les plus défendues (idée utilisée pour expliquer qu’il y ait plus de femmes dans le médical ou le social par exemple), une telle affirmation fait donc partie des cibles les plus attaquées par les féministes.
Au delà du fait que cette posture sexiste m’interpelle à la vue du personnage et des positions que cette personne revendique (« Diversity & inclusion consultant, Outreachy organizer »), je ne suis pas du tout d’accord avec sa vision de la communauté du logiciel libre. Ce qui fait la communauté, c’est l’idée de logiciel libre, et cette définition inclus les gens qui mangent leur croûte de pieds, les assassins et les pédophiles. Je ne souhaite pas travailler de telles personnes (du moins les assassins et les pédophiles), mais ces personnes feraient partie de la communauté du logiciel libre si elles défendent le logiciel libre.
C’est bizarre de se revendiquer inclusif et d’exclure les connards. Le propre de la communauté du logiciel libre est d’inclure toute personne qui est en accord avec l’idée du logiciel libre. Le propre de la communauté du logiciel libre n’est pas d’inclure toute personne qui aime la couture, qui fait de la planche à voile, ou qui adhère à une certaine vision du genre et de la sexualité. Ces de ces communautés peuvent se recouper mais par définition la communauté du logiciel libre inclus des assassins, des pédophiles, des ratonneurs, des harceleurs, des violeurs, et heureusement j’espère, des gens biens.
Parce que la communauté du logiciel libre n’est pas définie par l’idée d’être quelqu’un de bien (définir « être quelqu’un de bien »).
Dans cette autre tweet cette personne justifie le fait de s’en prendre directement à la personne de Stallman (« remove Richard Stallman ») parce qu’il pense toujours quelque chose :
Dans le tweet précédent elle explique pourquoi elle suppose que Stallman pense cela car il aurait parlé de « child » et pas de « teenager » lorsqu’il dit avoir changé d’avis sur la sexualité entre adulte et personne jeune. Au delà du fait que cette personne fait un procès d’intention basé sur des suppositions faites de manière que ça l’arrange, ce qui me dérange profondément est que cette personne reproche à Stallmman de « toujours penser que ». Cette personne reproche à Stallman de penser quelque chose.
J’en ai personnellement rien à faire que Stallman pense des conneries. Je crois que dans notre vie on pense tous des conneries monumentales à un moment ou à un autre. Nous sommes tous vulnérables à des pensées complètement connes. La vraie question est de savoir si Stallman est responsable d’abus sexuel sur mineur, question qui n’est pas posée.
Bref, en résumé ce n’est même pas une police de la pensée, c’est une milice de la pensée. Cette personne mène une purge qu’elle justifie par les suppositions qu’elle fait de la pensée des autres.
Mince, j’ai marché dedans...
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