Tu essaies depuis quelques messages de me montrer que Microsoft a une approche OSI et pas FSF pour les logiciels dont il est question. J'en suis déjà convaincu. Et je connais tous les exemples que tu as mentionnés.
Je ne suis par contre pas d'accord quand tu écris que Microsoft fait du logiciel libre, car Microsoft ne publie pas du code sous licence MIT pour des raisons éthiques et que pour Microsoft le logiciel non libre n'est absolument pas un problème de société.
Mais là on boucle. Par contre tu noteras que je n'écris pas que Microsoft fait du logiciel libre, mais que Microsoft fait des logiciels libres (après, je ne sais pas si la subtilité est vraiment importante dans le fond... Oui, d'accord, ce n'est pas son activité principale). Et je vais continuer à le faire pour les raisons que j'ai déjà exposées. A et B sont des logiciels dont le code est sous licence libre. Un logiciel dont le code est sous licence libre est un logiciel libre. A et B sont donc des logiciels libres. Microsoft produit A et B. Microsoft produit donc des logiciels libres.
Tu as le droit de considérer qu'il est incorrect de parler de "faire des logiciels libres" pour une boite qui a une approche OSI, mais note que souvent, les gens se limitent à la définition d'un logiciel libre tel que défini par la FSF et ne parlent pas forcément de la vision derrière, même parmi les gens qui, comme moi, trouvent cet aspect important. Et j'espère que tu ne les reprendras pas. Ce n'est pas parce qu'un aspect est important qu'on veut forcément en parler.
Et bien sûr que la définition du logiciel libre est liée à la vision FSF : elle en est même inspirée.
Malheureusement, l'OSI considère deux trois licences comme open source que la FSF ne considère pas comme des licences libres (la Reciprocal Public License et la Sybase Open Watcom Public License), qui ne sont pas considérés comme des logiciels libres par le projet Debian non plus (et pour moi, c'est Debian qui a une interprétation correcte de la définition OSI, et pas l'OSI elle-même - oui, c'est assez cocasse).
Donc en fait, c'est un peu subtile, mais l'ensemble des logiciels open source n'est pas forcément égal à l'ensemble des logiciels libres, et c'est vraiment ce dernier ensemble qui m'intéresse, donc je ne parlerai que très peu des logiciels open source. L'implication pratique ? Virtual Box n'est pas dans les dépôts Debian à cause du BIOS de la machine virtuelle, qui ne peut être compilé que par Sybase, considéré comme non libre (par Debian, la FSF, et Fedora aussi, entre autres). Avec la même définition de base que l'OSI, Debian arrive à avoir une approche plus FSF que OSI... les aléas de l'histoire...
[^] # Re: Des actes : passage en GPL de tous leurs produits, implémentation des standards interopérables
Posté par raphj (site web personnel) . En réponse au journal Les temps changent !! Qui l'aurait cru il y a 20 ans ?. Évalué à 4. Dernière modification le 09 septembre 2019 à 22:45.
Je pense que si.
Tu essaies depuis quelques messages de me montrer que Microsoft a une approche OSI et pas FSF pour les logiciels dont il est question. J'en suis déjà convaincu. Et je connais tous les exemples que tu as mentionnés.
Mais là on boucle. Par contre tu noteras que je n'écris pas que Microsoft fait du logiciel libre, mais que Microsoft fait des logiciels libres (après, je ne sais pas si la subtilité est vraiment importante dans le fond... Oui, d'accord, ce n'est pas son activité principale). Et je vais continuer à le faire pour les raisons que j'ai déjà exposées. A et B sont des logiciels dont le code est sous licence libre. Un logiciel dont le code est sous licence libre est un logiciel libre. A et B sont donc des logiciels libres. Microsoft produit A et B. Microsoft produit donc des logiciels libres.
Qu'on ne se méprenne pas, je trouve les questions éthiques très importantes. Cf mon commentaire plus haut.
Tu as le droit de considérer qu'il est incorrect de parler de "faire des logiciels libres" pour une boite qui a une approche OSI, mais note que souvent, les gens se limitent à la définition d'un logiciel libre tel que défini par la FSF et ne parlent pas forcément de la vision derrière, même parmi les gens qui, comme moi, trouvent cet aspect important. Et j'espère que tu ne les reprendras pas. Ce n'est pas parce qu'un aspect est important qu'on veut forcément en parler.
Et bien sûr que la définition du logiciel libre est liée à la vision FSF : elle en est même inspirée.
À noter que les définitions de l'Open Source de l'OSI et du logiciel libre de la FSF sont souvent considérées comme équivalentes. D'ailleurs, la définition de l'open source de l'OSI est une copie quasi identique des Debian Free Software Guidelines (DFSG), qui ont été écrites par Bruce Perens puis validées par Stallman comme étant une bonne description des logiciels libres.
Malheureusement, l'OSI considère deux trois licences comme open source que la FSF ne considère pas comme des licences libres (la Reciprocal Public License et la Sybase Open Watcom Public License), qui ne sont pas considérés comme des logiciels libres par le projet Debian non plus (et pour moi, c'est Debian qui a une interprétation correcte de la définition OSI, et pas l'OSI elle-même - oui, c'est assez cocasse).
Donc en fait, c'est un peu subtile, mais l'ensemble des logiciels open source n'est pas forcément égal à l'ensemble des logiciels libres, et c'est vraiment ce dernier ensemble qui m'intéresse, donc je ne parlerai que très peu des logiciels open source. L'implication pratique ? Virtual Box n'est pas dans les dépôts Debian à cause du BIOS de la machine virtuelle, qui ne peut être compilé que par Sybase, considéré comme non libre (par Debian, la FSF, et Fedora aussi, entre autres). Avec la même définition de base que l'OSI, Debian arrive à avoir une approche plus FSF que OSI... les aléas de l'histoire...