Je n'ai pas envie de me submerger dans encore une autre de ces conversations, mais j'aimerai réagir sur un élément.
(désolé si ça parait anecdotique, mais comme je le dis plus bas, cela illustre une tendance intéressante, et en réalité, j'aurais la même remarque à appliquer à d'autres citations dans ce commentaire (Sartre et ses liens qui pointent sur des études qui disent l'inverse de ce qu'elle dit qu'elles concluent, Quillette qui s'est récemment fait pointé du doigt pour ajouter des éléments à charge imaginaires dans un témoignage qui était lui-même un hoax, ...) ou dans d'autres)
comme en Angleterre vis à vis du racisme par les mêmes.
Je me souviens de l'histoire dont il est référence ici, et je me souviens m'être "fait avoir".
Ce qui s'est réellement passé est la chose suivante:
La newsletter d'Oxford avait un article sur l'encouragement à faire en sorte que les élèves étrangers ne se sentent pas exclus. La raison, expliquée dans la lettre, étant que d'après eux, ces nouveaux arrivants ont souvent des difficultés à rebattir une vie sociale et à s'intégrer dans une culture différente. La lettre maladroitement encourageait à, par exemple, ne pas hésiter à faire des contacts visuels (eye contact), ce qui aide l'individu à se sentir inclus dans le groupe.
Les gros titres des journaux, et sur internet, ont été: "si vous ne regardez pas les étrangers dans les yeux, on vous accusera d'être raciste".
Et comme c'est vrai que certains féministes sont bien tarés, j'y ai d'abord cru, avant de me sentir con de ne pas avoir vérifié.
C'est une situation assez ironique de voir cet épisode dans un journal qui critique ceux qui sautent sur l'occasion de voir le mal partout, et l'effet boule de neige d'internet et de la vindicte populaire (la rédaction de cette newsletter d'Oxford s'excusera ensuite, parce que "c'est vrai que conseiller de regarder dans les yeux, ce n'est pas gentil pour les autistes qui ne peuvent pas faire ça", ça ne s'invente pas).
Que cet article se retrouve dans ce commentaire n'est pas une faute en soi, cela ne signifie pas que El Titi est l'équivalent des feminazis (je préfère l'écrire en toute lettre, ce serait marrant si on venait m'accuser de cela). Par contre, il illustre que le phénomène n'a pas qu'une seule direction: souvent, les "anti-féministes" s'enflamment en accusant n'importe qui de vouloir tuer tout les hommes blancs hétéros pour juste un mot de travers, même quand la personne accusée n'a pas du tout voulu dire ça.
Ce n'est pas le seul exemple, je me souviens, de mémoire, de plusieurs
(longue liste que vous pouvez ignorer:
- "cette université peut vous expulser si vous utiliser le mot 'manpower'" alors que ce qui a été édité est "les membres de notre rédaction de notre journal universitaire ont décidé d'un commun accord de bannir de leur vocabulaire les mots tels que 'manpower'"
- "cet enseignant est viré pour ne pas avoir utilisé un pronom transgenre" alors que lorsque l'individu en question s'explique, c'est "oh, je n'ai rien contre les transsexuels, ils peuvent rester dans ma classe, mais j'ai choisi d'utiliser le pronom qui leur convient, car je me soucie d'eux et qu'en bon chrétien, je souhaite les pousser à revenir dans le droit chemin, ce que je fais également en leur expliquant chaque jour pourquoi ce qu'ils font est un péché"
- "les étudiants blancs sont interdits à la cérémonie des diplômes qui ne sera que pour les noirs" qui est en réalité "après la cérémonie des diplômes officielle habituelle, les étudiants noirs ont organisés une cérémonie pour célébrer les progrès des droits civiques des noirs, cérémonie ouverte à tous"
- "les femmes peuvent être engagées à l'armée sans passer certaines épreuves physiques qui sont obligatoires pour les hommes" qui est en réalité "les épreuves d'entrée seront adaptées au cursus du candidat, car le cursus des écoles locales entraînent les garçons pour certaines épreuves tandis que les filles arrivent sans entraînement. Les épreuves finales de l'examen restent identiques, les mêmes pour tout le monde"
- ...
c'est ma mémoire, hein, pitié, ne venez pas titiller sur un détail du plus petit arbre en oubliant la forêt (de nouveau, je le dis pour être sur))
Il y a certainement des gens tarés chez les féministes. Mais il y en a aussi chez les anti-féministes. Ceux-ci n'hésitent pas à déformer les faits, voire carrément en inventer, pour nourrir leur thèse que les hommes sont persécuté par la montée incontrôlable des méchants féministes. Et ces fabrications sont reprises, consciemment ou non, par internet extrêmement facilement.
Bref, comme le dit un autre commentaire: le problème souligné dans ce journal n'est pas un problème des féministes, c'est un problème général, qui doit être combattu, de la même manière quand il est exercée par une foule facilement emportée par leur émotion (et c'est tout aussi le cas pour le féminisme que pour l'anti-féminisme).
Cela remet aussi la discussion en perspective: lorsque El Titi explique qu'il y a un grave problème avec le féminisme, ce sentiment a été créé à partir de combien d'exemples qui sont le résultat d'une chambre d'écho où tout ces arguments résonnent sans prise de recul ?
C'est exactement le même problème dans le féminisme qui crée les problèmes soulignés ici, et refuser de reconnaître ça n'est que de l'hypocrisie pure et simple, voire de la perte de temps si la personne n'est même pas capable de se rendre compte que le même problème existe dans "son" camp.
[^] # Re: La preuve par l'exemple
Posté par j-c_32 . En réponse au lien #Metoo la meilleure alternative à un des piliers de la démocratie: la présomption d'innocence . Évalué à 3.
Je n'ai pas envie de me submerger dans encore une autre de ces conversations, mais j'aimerai réagir sur un élément.
(désolé si ça parait anecdotique, mais comme je le dis plus bas, cela illustre une tendance intéressante, et en réalité, j'aurais la même remarque à appliquer à d'autres citations dans ce commentaire (Sartre et ses liens qui pointent sur des études qui disent l'inverse de ce qu'elle dit qu'elles concluent, Quillette qui s'est récemment fait pointé du doigt pour ajouter des éléments à charge imaginaires dans un témoignage qui était lui-même un hoax, ...) ou dans d'autres)
Je me souviens de l'histoire dont il est référence ici, et je me souviens m'être "fait avoir".
Ce qui s'est réellement passé est la chose suivante:
La newsletter d'Oxford avait un article sur l'encouragement à faire en sorte que les élèves étrangers ne se sentent pas exclus. La raison, expliquée dans la lettre, étant que d'après eux, ces nouveaux arrivants ont souvent des difficultés à rebattir une vie sociale et à s'intégrer dans une culture différente. La lettre maladroitement encourageait à, par exemple, ne pas hésiter à faire des contacts visuels (eye contact), ce qui aide l'individu à se sentir inclus dans le groupe.
Les gros titres des journaux, et sur internet, ont été: "si vous ne regardez pas les étrangers dans les yeux, on vous accusera d'être raciste".
Et comme c'est vrai que certains féministes sont bien tarés, j'y ai d'abord cru, avant de me sentir con de ne pas avoir vérifié.
C'est une situation assez ironique de voir cet épisode dans un journal qui critique ceux qui sautent sur l'occasion de voir le mal partout, et l'effet boule de neige d'internet et de la vindicte populaire (la rédaction de cette newsletter d'Oxford s'excusera ensuite, parce que "c'est vrai que conseiller de regarder dans les yeux, ce n'est pas gentil pour les autistes qui ne peuvent pas faire ça", ça ne s'invente pas).
Que cet article se retrouve dans ce commentaire n'est pas une faute en soi, cela ne signifie pas que El Titi est l'équivalent des feminazis (je préfère l'écrire en toute lettre, ce serait marrant si on venait m'accuser de cela). Par contre, il illustre que le phénomène n'a pas qu'une seule direction: souvent, les "anti-féministes" s'enflamment en accusant n'importe qui de vouloir tuer tout les hommes blancs hétéros pour juste un mot de travers, même quand la personne accusée n'a pas du tout voulu dire ça.
Ce n'est pas le seul exemple, je me souviens, de mémoire, de plusieurs
(longue liste que vous pouvez ignorer:
- "cette université peut vous expulser si vous utiliser le mot 'manpower'" alors que ce qui a été édité est "les membres de notre rédaction de notre journal universitaire ont décidé d'un commun accord de bannir de leur vocabulaire les mots tels que 'manpower'"
- "cet enseignant est viré pour ne pas avoir utilisé un pronom transgenre" alors que lorsque l'individu en question s'explique, c'est "oh, je n'ai rien contre les transsexuels, ils peuvent rester dans ma classe, mais j'ai choisi d'utiliser le pronom qui leur convient, car je me soucie d'eux et qu'en bon chrétien, je souhaite les pousser à revenir dans le droit chemin, ce que je fais également en leur expliquant chaque jour pourquoi ce qu'ils font est un péché"
- "les étudiants blancs sont interdits à la cérémonie des diplômes qui ne sera que pour les noirs" qui est en réalité "après la cérémonie des diplômes officielle habituelle, les étudiants noirs ont organisés une cérémonie pour célébrer les progrès des droits civiques des noirs, cérémonie ouverte à tous"
- "les femmes peuvent être engagées à l'armée sans passer certaines épreuves physiques qui sont obligatoires pour les hommes" qui est en réalité "les épreuves d'entrée seront adaptées au cursus du candidat, car le cursus des écoles locales entraînent les garçons pour certaines épreuves tandis que les filles arrivent sans entraînement. Les épreuves finales de l'examen restent identiques, les mêmes pour tout le monde"
- ...
c'est ma mémoire, hein, pitié, ne venez pas titiller sur un détail du plus petit arbre en oubliant la forêt (de nouveau, je le dis pour être sur))
Il y a certainement des gens tarés chez les féministes. Mais il y en a aussi chez les anti-féministes. Ceux-ci n'hésitent pas à déformer les faits, voire carrément en inventer, pour nourrir leur thèse que les hommes sont persécuté par la montée incontrôlable des méchants féministes. Et ces fabrications sont reprises, consciemment ou non, par internet extrêmement facilement.
Bref, comme le dit un autre commentaire: le problème souligné dans ce journal n'est pas un problème des féministes, c'est un problème général, qui doit être combattu, de la même manière quand il est exercée par une foule facilement emportée par leur émotion (et c'est tout aussi le cas pour le féminisme que pour l'anti-féminisme).
Cela remet aussi la discussion en perspective: lorsque El Titi explique qu'il y a un grave problème avec le féminisme, ce sentiment a été créé à partir de combien d'exemples qui sont le résultat d'une chambre d'écho où tout ces arguments résonnent sans prise de recul ?
C'est exactement le même problème dans le féminisme qui crée les problèmes soulignés ici, et refuser de reconnaître ça n'est que de l'hypocrisie pure et simple, voire de la perte de temps si la personne n'est même pas capable de se rendre compte que le même problème existe dans "son" camp.