Ça ne me surprend pas qu'une entreprise respecte, ou donne l'impression de respecter, les "valeurs" d'une société dans laquelle elle fait des affaires : les consommateurs font la grimace, sinon.
Mais je crois que tu confonds "valeurs" et "lois". L'inflation de dispositifs légaux et techniques destinés à surveiller et censurer Internet ne répond pas directement à une "valeur morale" exigée par les sociétés européennes : les gens veulent vivre en pays dans un pays sans attentats (ce qui est probablement une valeur très partagée à travers le monde), et le système politique exploite ce souhait légitime pour justifier la mise en place de dispositifs qui peuvent et vont servir à autre chose.
Il y a beaucoup plus de mou, de variable et d'influence dans le système, que tu sembles le penser.
Les entreprises se permettent des libertés avec certaines lois (protection de la vie privée, vente liée..), parce qu'il n'y a pas de volonté politique forte de défendre certains droits chez les citoyens. A contrario, elles sont très serviables quand la loi leur demande de censurer, quitte à trancher un peu plus large.
Concrètement : on est censurés par des automatismes et/ou des gens sous-payés qui sont plus enclins à voir du terrorisme dans la remise en question du gouvernement, que dans la propagande raciste sur "le grand remplacement".
Ce n'est pas étonnant : L'avant-garde en matière de censure et de surveillance sont des pays peu respectueux de la liberté d'expression, et ce sont leurs demandes qui structurent les outils des multinationales.
Voilà comment fonctionnent les entreprises, en vrai.
Si on se tourne vers ce que font les états, c'est encore pire. En théorie, on a des lois qui ressemblent à nos valeurs, et un état qui fait appliquer ces lois.
En pratique, c'est Belloubet qui ouvrait grand sa gueule pour lancer la justice à l'assaut des gilets jaunes, qui nous explique aujourd'hui qu'elle peut/veut rien faire concernant l'affaire Epstein et ses complices français. Touchez aux gamins, pas aux ronds-points. Évidemment, c'est une question de classe sociale et d'intérêts politiques.
Donc bon, valeurs de la société = lois de l'état = décisions des entreprises, c'est très simpliste.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: failles
Posté par Grunt . En réponse au journal Une exploitation massive de failles dans iOS depuis plus de 2 ans. Évalué à 7.
Ça ne me surprend pas qu'une entreprise respecte, ou donne l'impression de respecter, les "valeurs" d'une société dans laquelle elle fait des affaires : les consommateurs font la grimace, sinon.
Mais je crois que tu confonds "valeurs" et "lois". L'inflation de dispositifs légaux et techniques destinés à surveiller et censurer Internet ne répond pas directement à une "valeur morale" exigée par les sociétés européennes : les gens veulent vivre en pays dans un pays sans attentats (ce qui est probablement une valeur très partagée à travers le monde), et le système politique exploite ce souhait légitime pour justifier la mise en place de dispositifs qui peuvent et vont servir à autre chose.
Il y a beaucoup plus de mou, de variable et d'influence dans le système, que tu sembles le penser.
Les entreprises se permettent des libertés avec certaines lois (protection de la vie privée, vente liée..), parce qu'il n'y a pas de volonté politique forte de défendre certains droits chez les citoyens. A contrario, elles sont très serviables quand la loi leur demande de censurer, quitte à trancher un peu plus large.
Je sais de quoi je parle,mon compte Twitter a été bloqué pour avoir relayé cet article : https://www.liberation.fr/checknews/2019/05/28/que-voit-on-sur-la-video-des-gilets-jaunes-devant-la-maison-de-marlene-schiappa_1730149
Concrètement : on est censurés par des automatismes et/ou des gens sous-payés qui sont plus enclins à voir du terrorisme dans la remise en question du gouvernement, que dans la propagande raciste sur "le grand remplacement".
Ce n'est pas étonnant : L'avant-garde en matière de censure et de surveillance sont des pays peu respectueux de la liberté d'expression, et ce sont leurs demandes qui structurent les outils des multinationales.
Plus concrètement encore, ça donne ça :
https://www.vice.com/en_us/article/a3xgq5/why-wont-twitter-treat-white-supremacy-like-isis-because-it-would-mean-banning-some-republican-politicians-too
Voilà comment fonctionnent les entreprises, en vrai.
Si on se tourne vers ce que font les états, c'est encore pire. En théorie, on a des lois qui ressemblent à nos valeurs, et un état qui fait appliquer ces lois.
En pratique, c'est Belloubet qui ouvrait grand sa gueule pour lancer la justice à l'assaut des gilets jaunes, qui nous explique aujourd'hui qu'elle peut/veut rien faire concernant l'affaire Epstein et ses complices français. Touchez aux gamins, pas aux ronds-points. Évidemment, c'est une question de classe sociale et d'intérêts politiques.
Donc bon, valeurs de la société = lois de l'état = décisions des entreprises, c'est très simpliste.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.