• [^] # Re: Krita ?

    Posté par . En réponse au journal Tweak d'interface Gimp à la PS-like pour une transition en douceur vers du libre. Évalué à 6. Dernière modification le 20 août 2019 à 20:01.

    Le problème est de savoir si l'école forme des citoyens ou des consommateurs. Je pense que la publicité fait assez bien son boulot pour former des consommateur et faire de segmentation de marché. D'ailleur en marketing on dit que lorsque le nom du produit se confond avec le nom commun , c'est un signe qu'on à gagné le marché . Dire photoshop au lieu de logiciel de traitement d'image , de la même manière dire word au lieu de traitement de texte etc.

    Alors oui , il y a effectivement une tendance dans les écoles techniques de faire en sorte que les élèves puissent se débrouiller avec les outils de l'industrie, mais cela n'enlève en rien le problème que ces formations sont de la publicité gratuite vers des entreprises privés . Dire par pragmatisme qu'il faut bien des formations à photoshop soit, mais dire que c'est pas choquant , je ne suis pas du même avis (c'est un peu comme coca-cola qui sponsorise les écoles en amérique ) , il est clair que de ce genre de cas que l'école n'est la que pour créer des consomateurs qui de surcroit vont peser dans le budget de la sécurité sociale (lorsqu'on sait que la malbouffe est un problème de santé public , notamment l'obésité et les risques cardiaques qui sont les principaux facteurs de mortalités dans les pays occidentaux). J'ignore ce qu'il en est actuellement par rapport à ce sponsoring de la malbouffe (et autres industriels ) vers les écoles américaines, mais je ne soutient pas l'idée que cela ne soit pas choquant. Dès lors pourquoi traiter la question inforamtique comme "non choquante" alors que l'on accepterait pas cela dans les cas flagrand de malbouffe ? La seule raison valable se situt dans le pragmatisme de l'offre d'emploi. Mais cela doit être clairement dit que les cours qui y sont dispensé sont fait d'un point de vue pragmatique , mais ne correspondent pas à un philosophie de l'enseingnement émancipatrice de l'élève. L'élève est déjà un consommateur, mais il est aussi un futur citoyen et ce n'est pas l'entreprise qui va le former en tant que citoyen mais bien l'école. La casquette consommateur ne doit pas oblitérer la facette citoyenne de l'enseignement.

    Dès lors , même si par pragmatisme on offre des formations sur tel type de logiciel spécifique car l'industrie les utilise, il n'y a pas de raison pour des raisons d'autonomisation intellectuel de ne pas offrir d'autres cours sur d'autres logiciel qui permette une vision critique de l'outil informatique. Dont des logiciels libres par exemples (mais aussi d'autres types d'approches que je ne connaitrais pas ) en tant que formation au regard critique du citoyen et de sa futur place dans la cité .

    Juste pour illustrer mon propos :

    " La technologie a été le cheval de Troie de cet assaut commercial. Depuis quelques années, faute de budget, les lycées américains manquent d'équipements informatiques et audiovisuels. Ils sont donc entrés en partenariat avec des fabricants. «Il était impossible à un prof de protester et de dire: ?Nous n'avons pas besoin d'ordinateur.? Une fois que le tabou était tombé, toutes les marques sont venues frapper à la porte des écoles.» Coca-Cola, Pepsi, McDonald's ont ainsi signé des contrats d'exclusivité. Souvent, comme de vulgaires VRP, les établissements scolaires doivent remplir des objectifs de vente pour toucher tous les bénéfices de cette alliance. «On voit les distributeurs de boissons proliférer, déplore Naomi Klein. Les lycées vont jusqu'à lever l'interdiction de manger et de boire en classe et encouragent même les élèves à consommer les produits de leurs sponsors.» Dans 13% des écoles américaines, les chaînes de fast-foods - Pizza Hut, Burger King, McDonald's ou encore Taco Bell - ont signé des contrats pour servir les cantines. Mieux: la 20th Century Fox a obtenu, en 1997, que, dans une quarantaine d'écoles élémentaires, certains plats portent le nom de personnages de son dessin animé Anastasia. L'université Atkinson est allée encore plus loin: en offrant aux entreprises de devenir «sponsor officiel» d'un cours, moyennant 10 000 dollars. A quand des lycéens sous contrat de marque? "

    source : https://www.lexpress.fr/informations/ecoles-dehors-les-marques_642960.html