Il semble qu'il y ait dans cet article un peu de confusion sur la place de la programmation et de l'informatique dans l'éducation nationale.
La programmation est au programme pour tous, depuis quelques temps déjà, au collège avec scratch (ou d'autres langages de programmation par blocs) en cours de mathématiques et en cours de techno. En commençant par la prog. par blocs, il n'y a donc pas ces problèmes d'interface graphique.
La difficulté, outre le manque de temps pour la programmation, est que les exercices sont sensés être en lien avec les maths.
En suite, en lycée générale la programmation en Python est déjà au programme pour tout le monde dès la seconde depuis deux ans dans les cours de mathématiques.
Il y aura à partir de l'an prochain, pour tout le monde en seconde une nouvelle matière appelée sciences numériques et technologie (SNT), cette matière ne contiendra que très peu de programmation, c'est plus une matière de culture générale sur le numérique, une sorte d'éducation civique du numérique.
Pour ceux qui veulent vraiment de l'informatique et de la programmation, il faudra choisir la spécialité numérique et sciences informatiques (NSI) qui contient de la programmation en Python, de l'algorithmique avec de la complexité (algo de tris, algo gloutons, algorithmes des plus proches voisins, preuve de terminaison etc en 1er, programmation dynamique, récursivité, ABR, graphe en term) du réseaux, du web (html, javascript) de l'architecture, de la base de données etc.
Cette spécialité est loin d'être proposée dans tout les lycées.
Le sujet 0 de première, sachant que cette épreuve de première est pour les élèves qui arrêtent la spécialité en première et se veut donc beaucoup plus simple que l'épreuve de term:
Pour revenir sur le fond de l'article, et donc la question de l'interface utilisateur dans l'enseignement de la programmation avec Python, l'éducation nationale a déjà fait un choix fort à ce niveau, avec une vision proche de la programmation fonctionnelle.
L'idée est de passer par un éditeur de texte intégrant une console python (repl.it est un bon exemple) ou par des jupyter notebooks, et de passer systématiquement par l'usage de fonction. Pour schématiser l'élève écrit ses fonctions côtés éditeurs, et il les appelle côté console.
Le but est de séparer au maximum et dès le départ la partie logique, de la partie interface.
La partie interface n'est d'ailleurs pas du tout abordée en maths, elle le sera uniquement en NSI. Mais comme NSI propose du web, les élèves devraient pouvoir créer (en étant pas mal guidé), leur propre interface lors des projets.
De plus, un des but de cet enseignement est de bien séparer HTML et Javascript, front-end et back-end. Introduire Python avec une interface web risque d'amener des confusion à ce niveau.
# Précisions sur l'informatique dans le secondaire.
Posté par profnsi . En réponse au journal Apprentissage de la programmation : comment moderniser les exercices. Évalué à 9.
Il semble qu'il y ait dans cet article un peu de confusion sur la place de la programmation et de l'informatique dans l'éducation nationale.
La programmation est au programme pour tous, depuis quelques temps déjà, au collège avec scratch (ou d'autres langages de programmation par blocs) en cours de mathématiques et en cours de techno. En commençant par la prog. par blocs, il n'y a donc pas ces problèmes d'interface graphique.
La difficulté, outre le manque de temps pour la programmation, est que les exercices sont sensés être en lien avec les maths.
Vous pouvez voir les sujets récents du brevet:
https://www.apmep.fr/IMG/pdf/Brevet_Metropole_1_juillet_2019_DV-2.pdf
https://www.apmep.fr/Brevet-2019-1-article
En suite, en lycée générale la programmation en Python est déjà au programme pour tout le monde dès la seconde depuis deux ans dans les cours de mathématiques.
Pour vous faire une idée:
https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Mathematiques/73/3/Algorithmique_et_programmation_787733.pdf
Il y aura à partir de l'an prochain, pour tout le monde en seconde une nouvelle matière appelée sciences numériques et technologie (SNT), cette matière ne contiendra que très peu de programmation, c'est plus une matière de culture générale sur le numérique, une sorte d'éducation civique du numérique.
Pour ceux qui veulent vraiment de l'informatique et de la programmation, il faudra choisir la spécialité numérique et sciences informatiques (NSI) qui contient de la programmation en Python, de l'algorithmique avec de la complexité (algo de tris, algo gloutons, algorithmes des plus proches voisins, preuve de terminaison etc en 1er, programmation dynamique, récursivité, ABR, graphe en term) du réseaux, du web (html, javascript) de l'architecture, de la base de données etc.
Cette spécialité est loin d'être proposée dans tout les lycées.
Le sujet 0 de première, sachant que cette épreuve de première est pour les élèves qui arrêtent la spécialité en première et se veut donc beaucoup plus simple que l'épreuve de term:
https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Annales_zero_BAC_2021_1e/87/9/S0BAC21-1e-SPE-NSI_1133879.pdf
Pour revenir sur le fond de l'article, et donc la question de l'interface utilisateur dans l'enseignement de la programmation avec Python, l'éducation nationale a déjà fait un choix fort à ce niveau, avec une vision proche de la programmation fonctionnelle.
L'idée est de passer par un éditeur de texte intégrant une console python (repl.it est un bon exemple) ou par des jupyter notebooks, et de passer systématiquement par l'usage de fonction. Pour schématiser l'élève écrit ses fonctions côtés éditeurs, et il les appelle côté console.
Le but est de séparer au maximum et dès le départ la partie logique, de la partie interface.
La partie interface n'est d'ailleurs pas du tout abordée en maths, elle le sera uniquement en NSI. Mais comme NSI propose du web, les élèves devraient pouvoir créer (en étant pas mal guidé), leur propre interface lors des projets.
De plus, un des but de cet enseignement est de bien séparer HTML et Javascript, front-end et back-end. Introduire Python avec une interface web risque d'amener des confusion à ce niveau.