cela signifie que le travail est totalement dévalorisé
La dévalorisation n'est pas un truc qui tombe du ciel. C'est un nom qu'on donne au fait que des personnes n'attribuent pas la valeur que d'autres voudraient, alors qu'avant tout le monde était d'accord.
Exemples : pilote de ligne est dévalorisé (les pilotes veulent plus d'argent/confort/sécurité/etc, mais l'employeur ne donne moins qu'avant), alors que la restauration de vitraux ne l'est pas (clients et fournisseurs sont à peu près raccord sur les tarifs).
Effectivement les travaux graphiques sont salement dévalorisés.
Il fût un temps où il y avait des budgets
Il fût un temps où il n'y avait pas de graphistes et photographes à tous les coins de rue.
La source du problème est que ce secteur est archi-ultra-saturé.
Gagner sa vie sur un tel secteur c'est mathématiquement rare. Ceux qui s'en sortent sont de bons vendeurs/communicants (et optionnellement compétents car marché saturé = compétences peu visibles).
Ce n'est pas parce qu'on sait dessiner (ou photographier, etc) que c'est forcément une bonne idée d'en faire son gagne pain. Ce n'est pas le prestataire qui décide si son métier fonctionne ou pas. Il y a un fort déséquilibre offres/demandes dans ce secteur, c'est plié.
Sinon moi je sais dormir, manger, et baiser alors je vais décider d'en faire mon métier ? Je vais rapidement couiner parce que je n'arriverai pas à boucler mes fins de mois :-)
le service sera assuré par des jeunes en service civique pas forcément qualifié pour répondre
Je suis d'accord avec cet exemple, c'est une dévalorisation.
La dépêche parle d'un truc optionnel auquel on participe volontairement, qui n'a pas (ou très peu) d'effet négatif sur les non participants ni sur le reste de la planète.
Alors que le service public n'est ni optionnel, ni sans effets négatifs si c'est mal fait.
Là, l'idée c'est de se constituer une banque de données photo pour pas très cher.
Tant qu'il y a des gens qui acceptent librement de faire le job, c'est quoi le soucis ? Tu estimes qu'ils sont dans l'erreur, c'est ton avis, plus ou moins le mien aussi, mais ça ne nous regarde pas : c'est leur vie, c'est leur choix. Tu te vois leur dire « non tu vois, moi je connais mieux la vie que toi, tu te dévalorises » ? Ça ne résoudra pas leur problème, le mec il veut bouffer à la fin du mois et il croit que ça va étoffer son book et le rendre intéressant auprès des futurs clients (alors qu'en fait il va continuer à ramper devant eux puisque la situation sera identique du point de vue du client). Tant qu'il n'aura pas mangé des pâtes pendant 2 ans, il restera dans son délire. Ensuite il aura grandi, mais du coup il aura perdu plusieurs années de sa vie. On appelle ça l'expérience (« L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs » Oscar Wilde je crois).
Encore une fois, s'il y avait moins de graphistes (genre 5 ou 10 fois moins, parce que là on est arrivé à un truc délirant), ce genre de truc « travaillez gratuitement » n'existerait pas.
Exemple perso : pendant plusieurs années j'ai vendu mes services sous une forme hyper commune (résolution de problèmes informatiques). Résultat je gagnais peu.
Maintenant je fournis les mêmes services, mais je les vends sous une autre forme (difficile à décrire en quelques mots). Résultat je gagne correctement ma vie.
--> je suis passé d'un secteur saturé à un secteur quasi vierge.
Qu'est ce qui m'a fait sortir de mon ancien délire ? Une remise en question qui a un jour porté ses fruits. Et le fait que mon épouse devienne handicapée (ça coûte un bras, du coup ça aurait fait 2 handicapés dans la même maison).
[^] # Re: CC, ok, mais travail gratuit
Posté par Kerro . En réponse à la dépêche Un concours pour donner une nouvelle image de la cybersécurité ?. Évalué à 6. Dernière modification le 07 août 2019 à 22:00.
La dévalorisation n'est pas un truc qui tombe du ciel. C'est un nom qu'on donne au fait que des personnes n'attribuent pas la valeur que d'autres voudraient, alors qu'avant tout le monde était d'accord.
Exemples : pilote de ligne est dévalorisé (les pilotes veulent plus d'argent/confort/sécurité/etc, mais l'employeur ne donne moins qu'avant), alors que la restauration de vitraux ne l'est pas (clients et fournisseurs sont à peu près raccord sur les tarifs).
Effectivement les travaux graphiques sont salement dévalorisés.
Il fût un temps où il n'y avait pas de graphistes et photographes à tous les coins de rue.
La source du problème est que ce secteur est archi-ultra-saturé.
Gagner sa vie sur un tel secteur c'est mathématiquement rare. Ceux qui s'en sortent sont de bons vendeurs/communicants (et optionnellement compétents car marché saturé = compétences peu visibles).
Ce n'est pas parce qu'on sait dessiner (ou photographier, etc) que c'est forcément une bonne idée d'en faire son gagne pain. Ce n'est pas le prestataire qui décide si son métier fonctionne ou pas. Il y a un fort déséquilibre offres/demandes dans ce secteur, c'est plié.
Sinon moi je sais dormir, manger, et baiser alors je vais décider d'en faire mon métier ? Je vais rapidement couiner parce que je n'arriverai pas à boucler mes fins de mois :-)
Je suis d'accord avec cet exemple, c'est une dévalorisation.
La dépêche parle d'un truc optionnel auquel on participe volontairement, qui n'a pas (ou très peu) d'effet négatif sur les non participants ni sur le reste de la planète.
Alors que le service public n'est ni optionnel, ni sans effets négatifs si c'est mal fait.
Tant qu'il y a des gens qui acceptent librement de faire le job, c'est quoi le soucis ? Tu estimes qu'ils sont dans l'erreur, c'est ton avis, plus ou moins le mien aussi, mais ça ne nous regarde pas : c'est leur vie, c'est leur choix. Tu te vois leur dire « non tu vois, moi je connais mieux la vie que toi, tu te dévalorises » ? Ça ne résoudra pas leur problème, le mec il veut bouffer à la fin du mois et il croit que ça va étoffer son book et le rendre intéressant auprès des futurs clients (alors qu'en fait il va continuer à ramper devant eux puisque la situation sera identique du point de vue du client). Tant qu'il n'aura pas mangé des pâtes pendant 2 ans, il restera dans son délire. Ensuite il aura grandi, mais du coup il aura perdu plusieurs années de sa vie. On appelle ça l'expérience (« L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs » Oscar Wilde je crois).
Encore une fois, s'il y avait moins de graphistes (genre 5 ou 10 fois moins, parce que là on est arrivé à un truc délirant), ce genre de truc « travaillez gratuitement » n'existerait pas.
Exemple perso : pendant plusieurs années j'ai vendu mes services sous une forme hyper commune (résolution de problèmes informatiques). Résultat je gagnais peu.
Maintenant je fournis les mêmes services, mais je les vends sous une autre forme (difficile à décrire en quelques mots). Résultat je gagne correctement ma vie.
--> je suis passé d'un secteur saturé à un secteur quasi vierge.
Qu'est ce qui m'a fait sortir de mon ancien délire ? Une remise en question qui a un jour porté ses fruits. Et le fait que mon épouse devienne handicapée (ça coûte un bras, du coup ça aurait fait 2 handicapés dans la même maison).