Dans ton histoire, il y a trois éléments qui dépendent entièrement du collectif et pas des choix individuels
Ton histoire aussi souffre de gros biais. On va remettre à plat.
Déjà Carbone 4 estime que individuellement on a un pouvoir de transformation d'environ 20% de notre empreinte carbone. Pour moitié composée de petits gestes :
Prendre moins l'avion pour les vacances ou aller moins loin ;
Renoncer à la voiture pour des petits trajets et covoiturer plus ;
Réduire voire supprimer la viande de son alimentation ;
Consommer des produits plus locaux et renouveler son équipement moins souvent.
Bref, des actions assez accessibles à tous et qui enverraient un signal fort.
Ensuite l'individu a bien entendu des gestes plus lourd qu'il doit amorcer plus ou moins seul et qui n'ont pas un impact non nul comme l'isolation de son logement et le changement de mode de production de chaleur. Ce qui compose l'autre moitié pour la part individuelle et doit être de toute façon fait.
Donc oui, déjà faire sa part du travail serait un bon premier pas avant d'exiger plus de la part de tout le monde. Question de cohérence mais aussi parce que tout gain même minime reste important sur la durée.
Par ailleurs on néglige souvent la responsabilité du citoyen dans de nombreux domaines pour dénoncer les industriels ou professionnels qui sont pourtant parfois au maximum de ce qui est raisonnablement possible. Par exemple le gaspillage alimentaire qui a un impact important aussi est maintenant en grande partie générée par le citoyen quand il nettoie son frigo. Pourtant on met bien plus la pression sur les industriels ou restaurateurs pour réduire les pertes que pour le consommateur qui a pourtant une grande responsabilité dans ce processus.
Ensuite, on l'oublie souvent mais le collectif est une somme des choix individuels à tous les niveaux. Donc si personne ne bouge au niveau individuellement, cela n'ira pas au niveau collectif non plus. Il faut donc que le changement soit amorcé par des précurseurs avant que peu à peu la masse suive qui entrainerait un changement collectif de fait.
Les politiques sont élus par les gens. Et si on remarque que l'écologie est présent comme thématique dans tous les partis ces derniers temps car la population attend des propositions là dessus, cela n'est toujours pas le thème central de la population et donc in fine des politiques qui ne proposent pas de programmes à la hauteur de l'enjeu.
Et tu le vois quand tu parles aux gens, le pouvoir d'achat est un thème qui a plus d'adhésion et d'importance dans le choix final que la lutte contre le réchauffement climatique. Ce qui est parfois antinomique, il faut parfois accepter de payer plus cher (et donc perdre en pouvoir d'achat) pour lutter contre le réchauffement climatique.
Les entreprises vendent aussi des produits à des consommateurs. Si au lieu de vouloir toujours plus d'équipements, dont des gadgets, et si possible pas cher (ce qui est source d'importation donc plus loin) ils décidaient de favoriser les produits plus locaux quitte à payer plus cher ou à renoncer à certains achats, les entreprises relocaliseraient sans doute plus leur production en UE au détriment de l'Asie.
Et bien sûr les politiciens comme les dirigeants d'entreprise sont aussi des citoyens, la pression sociale est une arme très efficace pour faire changer les comportement. Il faut donc que les individus d'eux même acceptent les changements nécessaires et les appliquent à soi pour que cela amorce un changement chez les autres. C'est facile de dire yakafocon aux autres, mais tout le monde doit s'y mettre le plus tôt possible dont soi même.
C'est facile de dire aux gens qu'ils n'ont qu'à habiter près de leur travail et prendre le bus, mais si toutes les entreprises sont hors de la ville, qu'il n'y pas de bus et que les rares logements sont hors de prix?
Je ne doute pas que de nombreuses personnes sont dans un cas de figure comme celui-là. Mais il ne faut pas négliger la réticence de changer pour ceux qui le peuvent. Des gens qui ont les moyens mais ne déménagent pas pour se rapprocher de son travail, il y en a plein.
Et le consommateur veut des centres commerciaux immenses ou sa grande maison individuelle ce qui incite à l'étalement urbain et donc a un impact sur la proximité du travail ou la présence de transport en commun adéquat.
On ne doit pas renoncer à tout, tout le temps, mais il faut répartir les efforts. Par exemple si ton emploi a besoin d'une voiture (car il y en a), faut peut être envisager de faire des efforts plus important sur le reste ou en tout cas ne pas y renoncer sous prétexte que cela ne sert donc à rien.
La partie systémique du changement nécessaire ne peut pas arriver si un minimum d'action individuelle n'est pas en place. Car pour opérer un changement systémique il faudra une large acceptation de la population et des différentes acteurs. Et je doute que ces acteurs soient convaincus d'opérer de tels changements s'ils ne font rien chez eux.
[^] # Re: Suis-je le seul...
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien En réponse à FaceApp, Greenpeace lance EarthApp qui nous montre la Terre dans quelques années. Évalué à 3.
Ton histoire aussi souffre de gros biais. On va remettre à plat.
Déjà Carbone 4 estime que individuellement on a un pouvoir de transformation d'environ 20% de notre empreinte carbone. Pour moitié composée de petits gestes :
Bref, des actions assez accessibles à tous et qui enverraient un signal fort.
Ensuite l'individu a bien entendu des gestes plus lourd qu'il doit amorcer plus ou moins seul et qui n'ont pas un impact non nul comme l'isolation de son logement et le changement de mode de production de chaleur. Ce qui compose l'autre moitié pour la part individuelle et doit être de toute façon fait.
Donc oui, déjà faire sa part du travail serait un bon premier pas avant d'exiger plus de la part de tout le monde. Question de cohérence mais aussi parce que tout gain même minime reste important sur la durée.
Par ailleurs on néglige souvent la responsabilité du citoyen dans de nombreux domaines pour dénoncer les industriels ou professionnels qui sont pourtant parfois au maximum de ce qui est raisonnablement possible. Par exemple le gaspillage alimentaire qui a un impact important aussi est maintenant en grande partie générée par le citoyen quand il nettoie son frigo. Pourtant on met bien plus la pression sur les industriels ou restaurateurs pour réduire les pertes que pour le consommateur qui a pourtant une grande responsabilité dans ce processus.
Ensuite, on l'oublie souvent mais le collectif est une somme des choix individuels à tous les niveaux. Donc si personne ne bouge au niveau individuellement, cela n'ira pas au niveau collectif non plus. Il faut donc que le changement soit amorcé par des précurseurs avant que peu à peu la masse suive qui entrainerait un changement collectif de fait.
Les politiques sont élus par les gens. Et si on remarque que l'écologie est présent comme thématique dans tous les partis ces derniers temps car la population attend des propositions là dessus, cela n'est toujours pas le thème central de la population et donc in fine des politiques qui ne proposent pas de programmes à la hauteur de l'enjeu.
Et tu le vois quand tu parles aux gens, le pouvoir d'achat est un thème qui a plus d'adhésion et d'importance dans le choix final que la lutte contre le réchauffement climatique. Ce qui est parfois antinomique, il faut parfois accepter de payer plus cher (et donc perdre en pouvoir d'achat) pour lutter contre le réchauffement climatique.
Les entreprises vendent aussi des produits à des consommateurs. Si au lieu de vouloir toujours plus d'équipements, dont des gadgets, et si possible pas cher (ce qui est source d'importation donc plus loin) ils décidaient de favoriser les produits plus locaux quitte à payer plus cher ou à renoncer à certains achats, les entreprises relocaliseraient sans doute plus leur production en UE au détriment de l'Asie.
Et bien sûr les politiciens comme les dirigeants d'entreprise sont aussi des citoyens, la pression sociale est une arme très efficace pour faire changer les comportement. Il faut donc que les individus d'eux même acceptent les changements nécessaires et les appliquent à soi pour que cela amorce un changement chez les autres. C'est facile de dire yakafocon aux autres, mais tout le monde doit s'y mettre le plus tôt possible dont soi même.
Je ne doute pas que de nombreuses personnes sont dans un cas de figure comme celui-là. Mais il ne faut pas négliger la réticence de changer pour ceux qui le peuvent. Des gens qui ont les moyens mais ne déménagent pas pour se rapprocher de son travail, il y en a plein.
Et le consommateur veut des centres commerciaux immenses ou sa grande maison individuelle ce qui incite à l'étalement urbain et donc a un impact sur la proximité du travail ou la présence de transport en commun adéquat.
On ne doit pas renoncer à tout, tout le temps, mais il faut répartir les efforts. Par exemple si ton emploi a besoin d'une voiture (car il y en a), faut peut être envisager de faire des efforts plus important sur le reste ou en tout cas ne pas y renoncer sous prétexte que cela ne sert donc à rien.
La partie systémique du changement nécessaire ne peut pas arriver si un minimum d'action individuelle n'est pas en place. Car pour opérer un changement systémique il faudra une large acceptation de la population et des différentes acteurs. Et je doute que ces acteurs soient convaincus d'opérer de tels changements s'ils ne font rien chez eux.