• [^] # Re: Sans moi

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Mais pourquoi flatpak ?. Évalué à 9.

    Le troisième est un délire de linuxien, qui n'a rien à faire dans la problématique qu'on essai de résoudre (partager facilement des logiciels) et qui pourtant va finir par définir son fonctionnement.

    En quoi c'est un délire ? Sérieusement. C'est au contraire très sain d'essayer au maximum ce qui peut l'être tout en permettant à l'application d'être indépendante de la distribution qui l'exécute.

    Le dernier point, c'est un truc qu'on essaie de nous refiler, dont l’intérêt est loin d'être absolue (au sens, tout ce qui ne l'utilise pas est à jeter) et qui n'a également rien à faire dans la problématique.

    Ton argument est bien pauvre. Il est au contraire sain d'essayer d'isoler au maximum les processus, pour se prémunir un maximum des failles de sécurité et d'autres bogues.

    Et c'est d'autant plus important qu'on parle d'offrir à l'utilisateur d'installer des paquets ne provenant pas de sa distribution, potentiellement propriétaires mêmes. Les isoler doit être le comportement de base pour limiter les dégâts potentiels.

    Donc c'est justement très lié à cette problématique de distribution.

    Windows ne le fait pas. macOS ne le fait que partiellement.

    Bien sûr que si Windows isole ses processus, ceux qui viennent du marché de Windows sont bien dans des bacs à sable.

    Les téléphones le font car les applis ne parlent pas entre elles, ni avec le système. Et quand elles le font c'est uniquement car le système impose une API très carré en remplacement de ce que la sandbox empêche (ce qui n'est pas le cas chez nous).

    Tu crois que Firefox dialogue avec le système ou avec les autres applications de ton ordinateur spécifiquement ? Pas vraiment. Ses interactions peuvent largement se contenter d'une API standardisée, délimitée et sécurisée au lieu de pouvoir faire tout et n'importe quoi. Comme ils font sur Android par ailleurs.

    On ne parle pas de mettre le shell dans un processus isolé, Flatpak ne concerne que les applications graphiques qui ont de fait peu d’interactions avec le reste du système et peuvent tirer grandement profit d'un tel changement.

    Mais continue à nier ce besoin et ces apports, après tout c'est plus facile que d'expliquer en quoi techniquement avant c'était mieux sur tous les points. Ce qui est impossible car la solution traditionnelle a ses défauts aussi, d'où la naissance de Flatpak et de l'hybridation des modèles pour tirer avantage du meilleur des deux mondes.