Techniquement, le sandboxing est une avancée. Personnellement je trouve que c'est une mauvaise idée d'exécuter un logiciel dont on n'a pas confiance sur son ordinateur, mais parfois on n'a pas le choix.
Oui nous devons éviter d'installer des logiciels dont l'origine n'inspire pas confiance, mais comme tu le dis, nous n'avons pas forcément le choix.
Mais je pense que de croire qu'il suffit d'avoir confiance en ce qu'on exécute pour être en sécurité est un mauvais raisonnement. Je pense que la sécurité doit être le plus indépendante possible de la question de la confiance.
La confiance n'est pas une sécurité absolue. Une erreur peut arriver par exemple, ou une faille être inconnue.
Par exemple j'ai confiance en Firefox et Mozilla, mais c'est un gros logiciel, probablement avec des failles existantes mais non identifiées en amont et pourtant déjà exploitées. Donc en limitant ses droits au maximum, j'évite qu'une exploitation de faille fasse trop de dégâts.
Par contre, est ce qu'on peut avoir un effet inverse sur la sécurité? À trop se croire protégé, ne risque-t-on pas d'installer n'importe quoi sur son ordinateur, et quand la faille arrivera on sera bien embêté?
Donc la moralité c'est supprimer toutes les protections pour qu'on utilise nos 5 sens pour assurer la protection ? Mouais, ça me paraît bien simpliste comme point de vue. La sécurité est un domaine complexe, croire qu'on peut s'en sortir en supprimant toutes les protections me semble ridicule pour que notre vulnérabilité nous rende méfiant par nature.
Il faut trouver un bon compromis entre sécurité et utilisabilité / performance, mais aussi assurer une interface et enseigner les pratiques pour que les gens ne se sentent pas invulnérables parce qu'ils ont tel dispositif de sécurité activé. Mais cela ajoute une couche de sécurité légitime et essentielle. Car même un logiciel où tu as confiance peut avoir des failles et il est important de s'en prémunir au maximum de ses effets par défaut.
[^] # Re: Littérature
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Mais pourquoi flatpak ?. Évalué à 8.
Oui nous devons éviter d'installer des logiciels dont l'origine n'inspire pas confiance, mais comme tu le dis, nous n'avons pas forcément le choix.
Mais je pense que de croire qu'il suffit d'avoir confiance en ce qu'on exécute pour être en sécurité est un mauvais raisonnement. Je pense que la sécurité doit être le plus indépendante possible de la question de la confiance.
La confiance n'est pas une sécurité absolue. Une erreur peut arriver par exemple, ou une faille être inconnue.
Par exemple j'ai confiance en Firefox et Mozilla, mais c'est un gros logiciel, probablement avec des failles existantes mais non identifiées en amont et pourtant déjà exploitées. Donc en limitant ses droits au maximum, j'évite qu'une exploitation de faille fasse trop de dégâts.
Donc la moralité c'est supprimer toutes les protections pour qu'on utilise nos 5 sens pour assurer la protection ? Mouais, ça me paraît bien simpliste comme point de vue. La sécurité est un domaine complexe, croire qu'on peut s'en sortir en supprimant toutes les protections me semble ridicule pour que notre vulnérabilité nous rende méfiant par nature.
Il faut trouver un bon compromis entre sécurité et utilisabilité / performance, mais aussi assurer une interface et enseigner les pratiques pour que les gens ne se sentent pas invulnérables parce qu'ils ont tel dispositif de sécurité activé. Mais cela ajoute une couche de sécurité légitime et essentielle. Car même un logiciel où tu as confiance peut avoir des failles et il est important de s'en prémunir au maximum de ses effets par défaut.