C'est amusant comme tu es absolument certain que l'avenir d'ADP est radieux.
Ça dépend ce qu'on appelle «avenir», ça dépend ce qu'on appelle «radieux». Si je regarde les données : le trafic aérien augmente de 5% par an, l'entreprise est en croissance avec des bénéfices en hausse et au niveau des actifs c'est le premier propriétaire foncier d'Île de France. Moi, j'appelle ça des atouts qui me disent que c'est une entreprise qui va plutôt bien et qu'à court terme, c'est tout bénéf. Sur le très long terme, la fin du pétrole et le changement climatique vont avoir un impact considérable sur les modes de transports, en particulier l'avion, difficile à prédire pour l'instant, mais sans doute négatif. Si j'étais un capitaliste, j'achèterais ADP sans aucun problème (surtout que l'État va filer des indemnités parce qu'il ne vend pas vraiment mais fait une concession, comme pour les autoroutes et quand je vois le scandale des autoroutes, je me dis que c'est sans doute une très bonne affaire pour un capitaliste).
Tu as aussi occulté la FdJ aussi dans le lot, qui elle, ne risque absolument rien pour le futur.
Sans tenir compte de l'impact sur la dette française qu'entraînerait l'annulation de la vente de ces parts.
La baisse des taux a bien plus d'impact sur la dette que le micro-remboursement prévu : 5 milliards sur les 2300 milliards de dette publique. Les mensualités de mon prêt maison représentent plus que ça proportionnellement.
Bref, je te trouve vraiment sûr de toi dans ce dossier et que tu occultes un peu facilement les scénarios alternatifs.
J'essaie de donner des chiffres pour montrer l'absurdité économique de cette opération. Mais de toute façon, je pense que ce n'est absolument pas la rationalité économique qui a guidé ce choix mais bien un dogme économique aveugle et un copinage dans les hautes sphères de l'État et de la finance conséquence d'années de pantouflages malsains.
Maintenant, j'attends que tu me démontres que c'est une opération honnête et rationnelle (ou disons qu'elle a une certaine forme de rationalité).
Enfin, remarque bien qu'on nous vend généralement les privatisations en disant que ça va favoriser la concurrence blablabla. Là, il n'y a aucune concurrence (et il ne peut pas y en avoir, ça reviendrait à construire un ou plusieurs aéroports internationaux en Île de France), donc le gouvernement essaie de nous le vendre autrement mais il a du mal. Sa propre justification (faire des investissements d'avenir grâce aux dividendes engendrés par le placement de 10 milliards d'euros), ça ne tient pas debout. En tout cas, tous les arguments du genre «la conjoncture peut se retourner» s'applique au fait qu'on place l'argent.
[^] # Re: Une seule solution ?
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 10.
Ça dépend ce qu'on appelle «avenir», ça dépend ce qu'on appelle «radieux». Si je regarde les données : le trafic aérien augmente de 5% par an, l'entreprise est en croissance avec des bénéfices en hausse et au niveau des actifs c'est le premier propriétaire foncier d'Île de France. Moi, j'appelle ça des atouts qui me disent que c'est une entreprise qui va plutôt bien et qu'à court terme, c'est tout bénéf. Sur le très long terme, la fin du pétrole et le changement climatique vont avoir un impact considérable sur les modes de transports, en particulier l'avion, difficile à prédire pour l'instant, mais sans doute négatif. Si j'étais un capitaliste, j'achèterais ADP sans aucun problème (surtout que l'État va filer des indemnités parce qu'il ne vend pas vraiment mais fait une concession, comme pour les autoroutes et quand je vois le scandale des autoroutes, je me dis que c'est sans doute une très bonne affaire pour un capitaliste).
Tu as aussi occulté la FdJ aussi dans le lot, qui elle, ne risque absolument rien pour le futur.
La baisse des taux a bien plus d'impact sur la dette que le micro-remboursement prévu : 5 milliards sur les 2300 milliards de dette publique. Les mensualités de mon prêt maison représentent plus que ça proportionnellement.
J'essaie de donner des chiffres pour montrer l'absurdité économique de cette opération. Mais de toute façon, je pense que ce n'est absolument pas la rationalité économique qui a guidé ce choix mais bien un dogme économique aveugle et un copinage dans les hautes sphères de l'État et de la finance conséquence d'années de pantouflages malsains.
Maintenant, j'attends que tu me démontres que c'est une opération honnête et rationnelle (ou disons qu'elle a une certaine forme de rationalité).
Enfin, remarque bien qu'on nous vend généralement les privatisations en disant que ça va favoriser la concurrence blablabla. Là, il n'y a aucune concurrence (et il ne peut pas y en avoir, ça reviendrait à construire un ou plusieurs aéroports internationaux en Île de France), donc le gouvernement essaie de nous le vendre autrement mais il a du mal. Sa propre justification (faire des investissements d'avenir grâce aux dividendes engendrés par le placement de 10 milliards d'euros), ça ne tient pas debout. En tout cas, tous les arguments du genre «la conjoncture peut se retourner» s'applique au fait qu'on place l'argent.