• [^] # Re: Transparence (et divers)

    Posté par . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 4.

    Alors je suis assez d'accord sur le fait que la crise de la représentativité est avant tout un problème politique. Seulement, comme je l'écrivais (mais sans le détailler), je considère que le mode de scrutin impacte fortement l'offre politique. Dans un vote par valeurs, on peut fortement se différencier au sein d'un parti, et présenter de nombreux courants sans que ça ne nuise électoralement car on ne se marche pas sur les pieds. Ça permet ainsi de proposer une offre politique plus variée, mieux représentative. Charge aux représentants élus de se mettre d'accord ensuite, ce qui peut effectivement poser des soucis comme ça a été le cas en Belgique par exemple, avec une longue période sans gouvernement du tout au début des années 2000 (c'était un scrutin proportionnel cependant).

    Tu as un cas extrême avec le mode de scrutin britannique qui déforme complètement le vote : dans chaque circonscription, le vote est à un tour, le premier gagne la circonscription. Ceci verrouille de fait le système et empêche un parti minoritaire d'émerger, sans même parler de gagner des sièges. Toute dissidence au sein d'un parti est bloquée par la perspective de ne pas être investi par le parti à la prochaine élection. Résultat : la crise de la représentativité en France, c'est du pipi de chat par rapport à ce qui se passe au Royaume-Uni.

    De manière générale, je considère que la solution à un problème politique peut souvent être technique, parce que la technique, c'est déjà de la politique. Ce n'est pas du tout qu'une question de scrutin : le mode de calcul de l'impôt et son assiette sont des questions très techniques mais éminemment politiques, et on peut trouver des exemples dans quasiment tous les domaines où s'exerce l'autorité de l'état.

    Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.