• [^] # Re: Une seule solution ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 2.

    Autant pour ADP, il est souhaitable que le trafic aérien stagne ou baisse et donc, effectivement à long terme, peut-être d'ailleurs par la force des choses, ça ne sera pas la joie. Mais à moyen terme, ce n'est pas le cas.

    C'est amusant comme tu es absolument certain que l'avenir d'ADP est radieux.

    Je ne dis pas que cela va forcément se casser la gueule, mais il faut se méfier de croire que les parts dans une boîte offre une quelconque garantie de rentabilité. Des entreprises qui coulent alors qu'on ne l'avait pas anticipé ça arrive régulièrement. Si un investissement quelconque offre de si grandes garanties de rentabilité, cela se saurait.

    Autant pour Engie, je crois au contraire qu'elle a un avenir radieux parce que l'énergie est déjà un enjeu majeur de notre civilisation. Et l'État aurait tout intérêt à garder la main sur une telle entreprise et, en tant qu'actionnaire majoritaire, la faire bifurquer vers une production bien plus renouvelable.

    L'État n'est pas majoritaire dans Engie, il n'a que 34% des droits de vote.

    Notons que l'État français est déjà pas mal impliqué dans EDF et Areva, où il a en effet des parts majoritaires, est-ce qu'Engie est forcément nécessaire dans ce porte feuille ? Malgré l'importance de l'énergie, avons nous des garantie que la voie qu'empruntera Engie sera la bonne ? Ce n'est pas si simple.

    L'article que tu cites dit quand même que, même dans le moins pire des cas, l'État perdra quand même 150 millions. C'est pas délirant mais en ce moment, on nous dit qu'on n'a plus de sous, c'est con de cracher sur 150 millions d'euros.

    Sans tenir compte de l'impact sur la dette française qu'entraînerait l'annulation de la vente de ces parts.

    Bref, je te trouve vraiment sûr de toi dans ce dossier et que tu occultes un peu facilement les scénarios alternatifs. Je ne suis pas forcément en faveur de la manœuvre du gouvernement et je trouve que justement cette question électrise un peu les foules alors que la partie technique et financière d'une telle opération n'est pas simple du tout. Surtout avec les données dont nous disposons.