• [^] # Re: Transparence (et divers)

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Référendum d’initiative partagée : couvrez ces noms que je ne saurais voir. Évalué à 2.

    Heu, en additionnant droite classique (35%) et extrème droite (-20%), ok ça fait 55%. Mais je ne suis pas sûr qu'on puisse additionner ces deux blocs de façons purement arithmétique.

    Surtout en 2002, à l'époque il y a avait une frontière droite/extrême droite bien moins poreuse qu'aujourd'hui.

    Pas du tout, c'est tout le contraire. Marine Le Pen a changé l'orientation du FN en ciblant les ouvriers, les agriculteurs et autres oubliés de la mondialisation selon ses termes. En ce sens ils ont pris un virage social très net qui a attiré un électorat qui était traditionnellement de gauche.

    L'électorat de Jean-Marie Le Pen était bien plus proche de la droite que de la gauche de l'époque, le gros point de discorde était surtout l'UE.

    La preuve que les deux blocs ne sont pas assimilables dans la tête des électeurs, au deuxième tour, la liste FN fait + 700 000 électeurs (soit légèrement plus que le score de Bruno Maigret au premier tour), alors que la liste de Jaques Chirac fait +20 millions de voix. Soit 3M de plus que l'ensemble des voix des autres partis (3M de votants en plus entre les deux tours.).

    Le FN a gagné des voix entre les deux tours grâce à Maigret et à une hausse de la participation. Il ne faut pas croire que l'électorat d'extrême droite n'a pas progressé entre les deux tours, avec une telle occasion c'était bien le moment de convaincre les derniers convaincus d'aller s'exprimer dans un bureau de vote.

    Après suffit que tu revois les sondages de l'époque, le duel Chirac - Jospin qui était très étudié a été pendant tout 2002 aux alentours de 50/50 pour chacun. Et globalement ils se sont plantés d'environ 2% (2% en trop pour le PS, 2% en déficit par rapport au réel pour le FN au premier tour). Donc une victoire de Chirac dans cette configuration était bien possible.

    C'était serré, il faut le reconnaître, et les éléments à disposition ne peuvent permettre de conclure que la gauche a perdu à cause du nombre élevé de candidatures à gauche. Cela n'a pas aidé, mais même avec une candidature unique la victoire n'était pas acquise pour autant.