Peut-être parce que le "fait" se calcule de bien des manières et qu'ils le font différemment de toi ? Peut-être calculent-ils les coûts cachés de la chaîne de production ?
Désolé mais ça ne tient pas la route.
Déjà car le document est opaque, pas de sources, pas de méthodologie, pas de précisions, rien. Sur ce genre de sujet, il est de bon ton de reprendre au moins la valeur de gCO2/kWh disponible dans la littérature.
Et globalement la littérature (notamment citée par l'ADEME) va en ce sens.
Mais bon, selon Greenpeace, le photovoltaïque c'est mieux que le nucléaire de ce point de vue. C'est forcément qu'ils ont raison, n'est-ce pas ?
Après tout il faut aussi réaliser un peu comme tournent ces énergies pour comprendre à quel point même sans calcul c'est aberrant. Avec 58 réacteurs nucléaires, on peut alimenter les trois quarts d'une des plus grande économie du monde. C'est très peu. Cela implique assez peu de structures, peu d'emprise au sol, peu de bétons ou de métaux pour la quantité d'énergie délivrée.
Oui il faut extraire l'uranium, mais avec quelques camions tu peux alimenter une centrale pendant plus d'un an. Et avec la même chose tu peux gérer le transport des déchets générés. La densité énergétique du nucléaire est très élevée, c'est là par ailleurs sa force, cela lui permet d'avoir justement un coût de combustible et environnemental à l'usage très faible. L'essentiel du coût est la construction de la centrale mais qui se rentabilise sur une longue période et avec beaucoup d'énergie produite.
Car le soucis de l'éolien et du solaire, c'est qu'il faut extraire beaucoup de métaux, souvent dans des pays ayant recours au charbon et dans des mines mal gérées environnementalement, aussi du béton pour l'éolien, il faut en implanter beaucoup sur le territoire pour obtenir la même quantité d'énergie disponible car la densité énergétique est faible, etc. Ce qu'on gagne en évitant d'avoir à gérer du combustible on le perd sur ces aspects.
Bref vraiment, ce document est un torchon qui ne repose sur rien de tangible et ne sert que leur idéologie. C'est d'autant plus amusant qu'ils citent le GIEC quand ça les arrange sur la question de l'urgence du climat ou à propos des rares scénarios 100% renouvelables viables (car oui, il y en a quand même quelques uns) mais qu'ils occultent les données qui ne les arrange pas. C'est malhonnête.
Ça aussi c'est toute une notion et tout un débat, non ? Serait-on fou de croire que l'existence même de centrales est un risque inconsidéré, après Tchernobyl, Three-miles Island, Fukushima, la pollution quotidienne à Narbonne et ailleurs et tous les petits accidents et les fuites quotidiennes ?
C'est un débat ouvert, je te l'accorde car globalement la gestion du risque repose beaucoup sur l'opinion.
Après on peut quand même exploiter certains faits. Certaines catastrophes ne font pas tellement échos en France comme Fukushima et Tchernobyl étant donnés que le contexte d'exploitation, la technologie ou la source de la catastrophe sont totalement différents et difficilement transposables au cas français.
Ensuite, ressortir deux catastrophes qui ont plus de 30 ans comme porte étendard d'un problème renie les progrès apportés justement pour éviter que de tels accidents puissent se reproduire. Fukushima par ailleurs a entraîné en France des améliorations de la sécurité des installations. Le risque zéro n'existera jamais et j'en suis parfaitement conscient.
Mais apparemment, le nucléaire est l'énergie qui tue le moins par kW produit. On ne compte pas les barrages hydraulique qui ont rompus, même récemment, ni les morts par pollution de l'air ou lors de l'extraction pour le charbon, pétrole et gaz. Sans compter l'impact du réchauffement climatique pour ces derniers. Pourtant les centrales ayant ces sources d'énergies suscitent moins la controverse.
Je conclurais mon opinion à ce sujet par ceci, je préfère courir le risque d'un accident nucléaire près de chez moi (quitte à devoir évacuer et risquer d'avoir un tribu sanitaire) qui reste assez peu probable si cela permet d'éviter une catastrophe assez probable et globale que le réchauffement climatique va induire. Par ailleurs j'habite à moins de 50 km d'une centrale nucléaire donc on ne peut pas dire que je sois particulièrement hypocrite en refusant d'accepter ce risque moi même. J'assume parfaitement cela.
[^] # Re: une fiction n'est pas un documentaire
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal [cinéma] Chernobyl, la mini-série en cinq épisodes. Évalué à 8.
Désolé mais ça ne tient pas la route.
Déjà car le document est opaque, pas de sources, pas de méthodologie, pas de précisions, rien. Sur ce genre de sujet, il est de bon ton de reprendre au moins la valeur de gCO2/kWh disponible dans la littérature.
Le GIEC a évalué le cycle complet de chaque technologie (tableau A-III.2) et on peut en tirer la valeur médiane :
Et globalement la littérature (notamment citée par l'ADEME) va en ce sens.
Mais bon, selon Greenpeace, le photovoltaïque c'est mieux que le nucléaire de ce point de vue. C'est forcément qu'ils ont raison, n'est-ce pas ?
Après tout il faut aussi réaliser un peu comme tournent ces énergies pour comprendre à quel point même sans calcul c'est aberrant. Avec 58 réacteurs nucléaires, on peut alimenter les trois quarts d'une des plus grande économie du monde. C'est très peu. Cela implique assez peu de structures, peu d'emprise au sol, peu de bétons ou de métaux pour la quantité d'énergie délivrée.
Oui il faut extraire l'uranium, mais avec quelques camions tu peux alimenter une centrale pendant plus d'un an. Et avec la même chose tu peux gérer le transport des déchets générés. La densité énergétique du nucléaire est très élevée, c'est là par ailleurs sa force, cela lui permet d'avoir justement un coût de combustible et environnemental à l'usage très faible. L'essentiel du coût est la construction de la centrale mais qui se rentabilise sur une longue période et avec beaucoup d'énergie produite.
Car le soucis de l'éolien et du solaire, c'est qu'il faut extraire beaucoup de métaux, souvent dans des pays ayant recours au charbon et dans des mines mal gérées environnementalement, aussi du béton pour l'éolien, il faut en implanter beaucoup sur le territoire pour obtenir la même quantité d'énergie disponible car la densité énergétique est faible, etc. Ce qu'on gagne en évitant d'avoir à gérer du combustible on le perd sur ces aspects.
Bref vraiment, ce document est un torchon qui ne repose sur rien de tangible et ne sert que leur idéologie. C'est d'autant plus amusant qu'ils citent le GIEC quand ça les arrange sur la question de l'urgence du climat ou à propos des rares scénarios 100% renouvelables viables (car oui, il y en a quand même quelques uns) mais qu'ils occultent les données qui ne les arrange pas. C'est malhonnête.
C'est un débat ouvert, je te l'accorde car globalement la gestion du risque repose beaucoup sur l'opinion.
Après on peut quand même exploiter certains faits. Certaines catastrophes ne font pas tellement échos en France comme Fukushima et Tchernobyl étant donnés que le contexte d'exploitation, la technologie ou la source de la catastrophe sont totalement différents et difficilement transposables au cas français.
Ensuite, ressortir deux catastrophes qui ont plus de 30 ans comme porte étendard d'un problème renie les progrès apportés justement pour éviter que de tels accidents puissent se reproduire. Fukushima par ailleurs a entraîné en France des améliorations de la sécurité des installations. Le risque zéro n'existera jamais et j'en suis parfaitement conscient.
Mais apparemment, le nucléaire est l'énergie qui tue le moins par kW produit. On ne compte pas les barrages hydraulique qui ont rompus, même récemment, ni les morts par pollution de l'air ou lors de l'extraction pour le charbon, pétrole et gaz. Sans compter l'impact du réchauffement climatique pour ces derniers. Pourtant les centrales ayant ces sources d'énergies suscitent moins la controverse.
Je conclurais mon opinion à ce sujet par ceci, je préfère courir le risque d'un accident nucléaire près de chez moi (quitte à devoir évacuer et risquer d'avoir un tribu sanitaire) qui reste assez peu probable si cela permet d'éviter une catastrophe assez probable et globale que le réchauffement climatique va induire. Par ailleurs j'habite à moins de 50 km d'une centrale nucléaire donc on ne peut pas dire que je sois particulièrement hypocrite en refusant d'accepter ce risque moi même. J'assume parfaitement cela.