Je ne suis pas sur que tu aies compris ma logique.
Si tu vas dans une librairie, et que tu demandes un livre au hasard sur les inégalités hommes-femmes, le libraire va prendre un livre au hasard et tu n'as qu'une seule chance sur 100 qu'il te donne celui-là.
Du coup, si tu n'as lu que celui-là, c'est soit:
1) que tu n'as lu qu'un seul livre et que, par chance, on t'ai donné celui-là (mais au final, tu n'as lu qu'un seul livre, donc, tu n'es pas vraiment en position de discuter du sujet)
2) que tu as choisi celui-là pour son sujet, ignorant les autres, et créant ainsi une vision biaisée et intellectuellement malhonnête
Une bonne représentation de la réalité n'est pas de lire 10 bouquins traitant de chaque point de vue, mais de lire chaque point de vue proportionnellement à son impact social, lui-même proportionnel aux travaux faits sur le sujet.
Le fait que les hommes soient "en grève", c'est triste et il faut trouver des solutions, mais il n'y a aucune raison de lire ce bouquin là plutôt que "the white fragility" dont je parlais dans une autre discussion (pour répondre à ta question "balance"). Et, de même, aucune raison de ne pas lire, à la place, le bouquin X.
C'est ça qui constitue le "cherry-picking": l'idée est de se forger une vision représentative de ce qui se passe en réalité. Si tu n'as lu que "men on strike" en ignorant les 100 bouquins dénonçant les injustices subies par les femmes, tu n'as pas une vision qui correspond à la réalité.
(si tu n'as pas lu "men on strike", c'est dommage, mais ta vision n'est pas si biaisée par rapport à la réalité, vu que dans la réalité ce qui est apporté par "men on strike" est un effet assez faible par rapport à ce apporté par la somme des autres bouquins)
Après, j'imagine que l'argument facile serait de dire que les ouvrages sont biaisés et ne sont pas proportionnel à ce qui se passe en réalité. Mais cela coupe dans les deux sens: à une époque où Trump et Marine LePen font de si bon score, il est évident que des bouquins critiquant les politiques progressives sont un choix économique évident pour les éditeurs.
[^] # Re: Notion d'insulte
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Appel à interviews. Évalué à -1.
Je ne suis pas sur que tu aies compris ma logique.
Si tu vas dans une librairie, et que tu demandes un livre au hasard sur les inégalités hommes-femmes, le libraire va prendre un livre au hasard et tu n'as qu'une seule chance sur 100 qu'il te donne celui-là.
Du coup, si tu n'as lu que celui-là, c'est soit:
1) que tu n'as lu qu'un seul livre et que, par chance, on t'ai donné celui-là (mais au final, tu n'as lu qu'un seul livre, donc, tu n'es pas vraiment en position de discuter du sujet)
2) que tu as choisi celui-là pour son sujet, ignorant les autres, et créant ainsi une vision biaisée et intellectuellement malhonnête
Une bonne représentation de la réalité n'est pas de lire 10 bouquins traitant de chaque point de vue, mais de lire chaque point de vue proportionnellement à son impact social, lui-même proportionnel aux travaux faits sur le sujet.
Le fait que les hommes soient "en grève", c'est triste et il faut trouver des solutions, mais il n'y a aucune raison de lire ce bouquin là plutôt que "the white fragility" dont je parlais dans une autre discussion (pour répondre à ta question "balance"). Et, de même, aucune raison de ne pas lire, à la place, le bouquin X.
C'est ça qui constitue le "cherry-picking": l'idée est de se forger une vision représentative de ce qui se passe en réalité. Si tu n'as lu que "men on strike" en ignorant les 100 bouquins dénonçant les injustices subies par les femmes, tu n'as pas une vision qui correspond à la réalité.
(si tu n'as pas lu "men on strike", c'est dommage, mais ta vision n'est pas si biaisée par rapport à la réalité, vu que dans la réalité ce qui est apporté par "men on strike" est un effet assez faible par rapport à ce apporté par la somme des autres bouquins)
Après, j'imagine que l'argument facile serait de dire que les ouvrages sont biaisés et ne sont pas proportionnel à ce qui se passe en réalité. Mais cela coupe dans les deux sens: à une époque où Trump et Marine LePen font de si bon score, il est évident que des bouquins critiquant les politiques progressives sont un choix économique évident pour les éditeurs.