Le point (à mon sens) n'est pas de poser des questions sur les licences, il est comment on pose les questions sur les licences.
Il y a plein de manières différentes de poser une question :
C'est pas un peu trop con de ne pas avoir choisi une licence libre ?
Vous n'avez pas choisi une licence libre donc vous n'aimez pas le libre ?
Vous cherchez pas un peu la merde à venir répondre sur LinuxFr.org à un entretien sans opter pour une licence libre ?
Vous vous foutez de notre gueule à ne pas préciser la licence ?
Avez-vous réfléchi à la question d'utiliser une licence libre ?
Dans l'absolu, pensez-vous qu'une licence libre serait plus adaptée ? Si oui, pourquoi ne pas l'avoir fait, quels sont les éléments bloquants ? Et si non, pourquoi ?
Savez-vous que d'autres documentaires ou films existent sous licence libre. Qu'en pensez-vous ?
Etc., etc.
Il y a différentes manières de poser les questions. Et je ne parle pas ici d'être obséquieux, ou politiquement correct ou d'auto-censure, je parle de savoir se comporter en société, de savoir-vivre, de respecter un minimum de règles avec des gens que l'on ne connaît pas vraiment et qui font un effort pour venir discuter, etc., etc. Parfois j'ai l'impression (en fait malheureusement j'en suis sûr, c'est le principe de l'éducation) qu'il faut sans cesse rappeler aux gens de ne pas pointer du doigt une personne en situation de handicap, qu'il ne faut pas se moquer d'une personne qui pose une question de débutant, que quand tu es invité quelque part tu ne dois pas déféquer sur le tapis, même si tu le trouves de mauvais goût, que c'est peu pertinent d'aller sur la page de condoléances pour dire que la personne était un gros connard (même si c'était vrai), etc.
Certains (par exemple S. Bortzmeyer) indique « Je suis les règles de Crocker donc pas besoin de faire des excès de diplomatie » mais ce n'est pas le cas général. Chacun est censé faire la différence entre la discussion avec ses potes en privé, et s'exprimer en public. On n'est pas obligé de céder à la première impulsion de balancer une question punch-line en pleine tête de son interlocuteur (ou alors on accepte d'être un gros troll). Encore plus en communication écrite, sans la majorité des informations véhiculées par le verbal et le para-verbal.
Bref les questions étaient légitimes sur le principe. Ça n'empêche pas de les poser correctement, poliment, sans préjuger de la réponse, etc.
[^] # Re: Mouais, ça peut faire fuir aussi
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse au journal Appel à interviews. Évalué à 10. Dernière modification le 16 juin 2019 à 15:06.
Le point (à mon sens) n'est pas de poser des questions sur les licences, il est comment on pose les questions sur les licences.
Il y a plein de manières différentes de poser une question :
Il y a différentes manières de poser les questions. Et je ne parle pas ici d'être obséquieux, ou politiquement correct ou d'auto-censure, je parle de savoir se comporter en société, de savoir-vivre, de respecter un minimum de règles avec des gens que l'on ne connaît pas vraiment et qui font un effort pour venir discuter, etc., etc. Parfois j'ai l'impression (en fait malheureusement j'en suis sûr, c'est le principe de l'éducation) qu'il faut sans cesse rappeler aux gens de ne pas pointer du doigt une personne en situation de handicap, qu'il ne faut pas se moquer d'une personne qui pose une question de débutant, que quand tu es invité quelque part tu ne dois pas déféquer sur le tapis, même si tu le trouves de mauvais goût, que c'est peu pertinent d'aller sur la page de condoléances pour dire que la personne était un gros connard (même si c'était vrai), etc.
Certains (par exemple S. Bortzmeyer) indique « Je suis les règles de Crocker donc pas besoin de faire des excès de diplomatie » mais ce n'est pas le cas général. Chacun est censé faire la différence entre la discussion avec ses potes en privé, et s'exprimer en public. On n'est pas obligé de céder à la première impulsion de balancer une question punch-line en pleine tête de son interlocuteur (ou alors on accepte d'être un gros troll). Encore plus en communication écrite, sans la majorité des informations véhiculées par le verbal et le para-verbal.
Bref les questions étaient légitimes sur le principe. Ça n'empêche pas de les poser correctement, poliment, sans préjuger de la réponse, etc.