• [^] # Re: L'avenir des cryptomonnaies ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La Banque du futur. Évalué à 6.

    Tout à fait, et le but du gouvernement est justement de faire en sorte que les écoles soient de même qualité, que le système de santé soit assez bon pour tout le monde, etc... et il faut assez d'impôts pour permettre cela.

    Mais en fait, c'est exactement là l'intérêt d'imposer les successions (ou les donations) ! L'objectif n'est pas de punir celui qui hérite, c'est de prélever une partie de la richesse obtenue par ce biais pour qu'elle serve à d'autres.

    Étant donnés les montants en jeu, on ne peut pas réellement dire que la politique actuelle vis à vis des successions est confiscatoire. Celui qui hérite a largement de quoi tirer parti des héritages considérés ici.

    Car bon, pour que tout le monde puisse avoir via l'État un minimum de quoi vivre (retraite, santé, logement, allocations de base, etc.), sachant que la situation actuelle n'est pas totalement satisfaisante il reste peu de leviers.

    Le plus indolore est sans doute que l'impôt soit bien dépensé, qu'on élimine le superflu ou ce qui est inefficace. Si quelques gains restent possibles, je doute qu'on puisse aller beaucoup plus loin dans cette voie.

    La solution est donc de prélever plus de revenus pour le budget de l'État. Mais où ? Taxer les salaires encore plus n'est plus trop possible (risque pour le chômage et pour l'environnement en favorisant la robotisation à outrance), taxer les entreprises encore plus souffre également du même problème. Taxer le capital via les successions, donations, la finance ou la possession immobilière ont plus de marges de manœuvre car moins taxés que le reste à ce jour, et où une surtaxation n'a pas un effet si direct sur le chômage, l'environnement ou la compétitivité du pays. C'est donc une voie qui est juste, qui a un plus gros potentiel et qui a moins d'effets collatéraux. Donc pourquoi ne pas s'y pencher un peu dessus ?

    Le but n'est pas de supprimer totalement l'héritage ou les gains via la finance, mais que l'État récupère une part raisonnable du gâteau comme il le fait pour les revenus du travail.