• # Tout est bien

    Posté par . En réponse au journal Coup de gueule : les commerciaux des FAI pour les pros. Évalué à 10. Dernière modification le 24 mai 2019 à 22:38.

    J'ai fini par opter pour un opérateur qui, d'une part, gérait déjà nos téléphones et le faisait bien (ce qui rassure quand à sa capacité à gérer le reste), et dont le commercial a su comprendre et échanger (certes pas par mail) un peu sur la partie technique.

    Comme je te rejoins sur la supériorité de l’écris sur l’oral pour réellement faire avancer n’importe quel sujet... Moi c’est certains collègues qui semblent rassurés par une discussion orale... il faut bien faire avec. Le seul avantage de l’oral synchrone sur l’écris asynchrone c’est qu’on peut adapter son discours à tout moment. La communication non-verbale aide aussi parfois. Mais attention, là je parle d’oral « en live », parce que le téléphone pour le coup c’est de l’oral sévèrement bridé... Je suis quelqu’un qui sait écouter et tenir des conversations longues, tant que c’est face à face, toutes mes communications par téléphone sont purement utilitaires, je n’apprécie plus du tout la conversation simplement pour ce qu’elle est, si elle se fait par téléphone.

    Mais je reste un peu sur un sentiment d'échec : Comment se fait-il que des gens si pressés de vendre n'arrivent pas à trouver un moyen de s'accorder sur les moyens de communication préférés du client, en apportant des réponses techniques précises ?

    Je dirais que 80% des clients potentiels demandent une plaquette rassurante et surtout pas technique. Loi de Pareto : ça sert à rien de s’occuper des 20% plus dur à convaincre parce que connaissant, il faut tout miser sur les 80% de rêveurs incompétents, plus réceptif à la "story", et qui viendront pas te parler avec des mots barbares comme téstsépé ou méganocté...

    Et toi, lecteur, lectrice, comment gères-tu les relations avec les commerciaux sur les aspects techniques ?

    Par mail ou rien. Si un commercial que j’ai contacté par mail m’appelle j’ai une discussion rapide et cordiale en précisant que je souhaite (pas j’aimerais...) discuter par mail et pas par téléphone : S’il rappelle à nouveau je l’envoi cordialement chier et j’oublie ce fournisseur. Maintenant... j’achète rien moi-même (grosse boîte avec services juridique, achats, qualité, ...). Tous les contacts que je peux avoir c’est pour évaluer la pertinence technique d’un produit proposé (est-ce qu’il rempli un besoin précis de manière satisfaisante ?), s’ils sont pas techniques ça sert à rien qu’ils me parlent, je ne pourrais jamais pousser pour que ma boîte choisisse leur produit s’ils sont incapables parler technique.

    Quand j’étais au lycée il y avait un cursus de « Technico-commercial ». Sans qu’on sache si c’est un technicien qui aime vendre ou commercial qui aime la technique on voit bien l’idée : avoir des commerciaux qui comprennent le fonctionnement de ce qu’ils vendent. Ça existe encore ? J’ai l’impression que ce genre de profile ça court pas les rues, ce serait même plutôt rare : les deux domaines me semblent s’exclurent l’un l’autre. La technique repose sur le science, la raison, alors que la « technique de vente » repose sur les émotions, le non-verbal, voire la manipulation psychologique pour certains vendeurs peu scrupuleux. Les personnes qui savent bien faire les deux doivent être rares, en tout cas ça me semble être le genre de compétence qui ne s’enseigne pas au sens propre du terme... On peut former un bon technicien, on peut former un bon commercial, mais former une personne à être égale dans les deux ça semble voué à l’échec : il aura tendance à être moitié mon bon dans les deux domaines, même s’il arrivait à concilier les deux...