Tout à fait d'accord. Qu'on soit contre l'emploi du point médian, ou de l'écriture inclusive en général, est une chose. Arguer qu'ils nécessitent un effort substantiel à la lecture en est une autre. Je pense que cela relève moins de la mauvaise foi (je pense qu'elle est minoritaire) que, me semble-t-il, d'un certain conservatisme (que je ne critique pas ici) : bizarrement, j'imagine que les gens qui trouvent la lecture inclusive difficile ne s'insurgent pas lorsqu'on utilise un mot qu'ils ne connaissent pas au motif que cela rendrait la lecture pénible. Et pourtant il faut le déchiffrer.
Par ailleurs, il n'est absolument pas évident du tout que voter pour une femme soit plus important qu'employer une langue plus inclusive. Je n'ai pas d'avis tranché sur la question de l'écriture inclusive, mais je me méfie des procès en inutilité péremptoires, parce qu'ils peuvent confiner à la complaisance avec soi-même ("c'est inutile parce que je refuse de le faire", plutôt que le contraire).
Quand bien même cela serait moins important que d'autres choses, je ne vois pas tellement en quoi ce serait un argument tellement valable. C'est un peu le vieux principe du "je n'ai volé qu'une mobylette : pourquoi m'arrêter alors que mon voisin en a volé deux ?").
[^] # Re: pas cool les gens
Posté par ElVirolo (site web personnel) . En réponse au journal Appel de plusieurs organisations à imposer un minimum d'interopérabilité pour les GAFA. Évalué à -7.
Tout à fait d'accord. Qu'on soit contre l'emploi du point médian, ou de l'écriture inclusive en général, est une chose. Arguer qu'ils nécessitent un effort substantiel à la lecture en est une autre. Je pense que cela relève moins de la mauvaise foi (je pense qu'elle est minoritaire) que, me semble-t-il, d'un certain conservatisme (que je ne critique pas ici) : bizarrement, j'imagine que les gens qui trouvent la lecture inclusive difficile ne s'insurgent pas lorsqu'on utilise un mot qu'ils ne connaissent pas au motif que cela rendrait la lecture pénible. Et pourtant il faut le déchiffrer.
Par ailleurs, il n'est absolument pas évident du tout que voter pour une femme soit plus important qu'employer une langue plus inclusive. Je n'ai pas d'avis tranché sur la question de l'écriture inclusive, mais je me méfie des procès en inutilité péremptoires, parce qu'ils peuvent confiner à la complaisance avec soi-même ("c'est inutile parce que je refuse de le faire", plutôt que le contraire).
Quand bien même cela serait moins important que d'autres choses, je ne vois pas tellement en quoi ce serait un argument tellement valable. C'est un peu le vieux principe du "je n'ai volé qu'une mobylette : pourquoi m'arrêter alors que mon voisin en a volé deux ?").