La France a des intérêts énormes dans le nucléaire et garde beaucoup de secret dans sa gestion pour préserver ces intérêts. Du coup, me faire traiter de naïf par des gens qui répètent les "informations" officielles serait assez drôle si ce n'était pas plutôt triste. Les "solutions" que tu présentes font l'objet de nombreuses critiques, et pas forcément par des écolo-anarcho-capitalistes-leninistes farfelus.
Cela sonne très théorie du complot comme argument.
Oui la France a des intérêts importants dans l'industrie nucléaire, mais les ingénieurs du secteur sont loin d'être compétents sans compter le nombre d'études scientifiques ou statistiques indépendants de la France s'étant penché sur le sujet. Tout ce dont j'ai évoqué ne provient pas de communiqués de presse de EDF ou Areva. Loin de là.
Je n'ai pas dit que la question était simple, par ailleurs c'est inhérent à tout. Mais il y a des compromis à trouver.
Ici il y a un problème majeur qui est le réchauffement climatique. Ce problème est global, avec des effets importants, avec un effet irréversible et si rien ne change rapidement, le problème se manifestera avec certitude.
Le problème des déchets nucléaires est à côté bien plus local, moins certain, avec des solutions, imparfaites mais apparemment satisfaisantes, etc.
Ce que Jancovici dit, avec raison, c'est que le second cas est à privilégier car le problème du réchauffement climatique est bien plus important à résoudre à court terme. Et sans le nucléaire, il n'est pas possible à ce jour d'envisager une réussite des obligations du traité de Paris. Même le GIEC et d'autres organisations internationales le mentionnent.
D'ailleurs, il me semble que c'est un peu ce qu'en déduit Jancovici généralement.
Ce que Jancovici dit c'est qu'il ne faut pas résoudre nos problèmes en partant du postulat que dans le futur, une technologie nous apportera une solution miracle. Elle peut arriver mais si elle n'arrive pas, il faut quand même une solution en place pour éviter de gros problèmes. Donc qu'en somme, pour résoudre le problème du réchauffement climatique et de la baisse de production de pétrole / gaz à venir, il faut adapter nos comportements, nos sociétés et notre consommation pour s'en sortir.
Il n'est pas contre la technologie, il soutient même la nécessité de recourir à la R&D pour trouver des solutions bas carbone pour certaines industries par exemple.
Ce que Jancovici dit également, c'est que notre société gaspille trop de ressources et d'énergie inutilement et que cela n'est pas tenable sur le long terme. Qu'il faut revoir nos objectifs de vie et de société à cet égard. Mais il ne prône pas le retour à l'âge de pierre pour autant avec peu de technologies, mais à une société plus sobre et raisonnable.
Ce n'est pas vraiment un discours qui est anti-technologie ou qui souligne que la technologie est source de tous les maux (ou qui ne peut apporter de solutions).
[^] # Re: plutôt inquiétant
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Jancovici : audition Assemblée nationale : impact des EnR - 16 mai 2019. Évalué à 4.
Cela sonne très théorie du complot comme argument.
Oui la France a des intérêts importants dans l'industrie nucléaire, mais les ingénieurs du secteur sont loin d'être compétents sans compter le nombre d'études scientifiques ou statistiques indépendants de la France s'étant penché sur le sujet. Tout ce dont j'ai évoqué ne provient pas de communiqués de presse de EDF ou Areva. Loin de là.
Je n'ai pas dit que la question était simple, par ailleurs c'est inhérent à tout. Mais il y a des compromis à trouver.
Ici il y a un problème majeur qui est le réchauffement climatique. Ce problème est global, avec des effets importants, avec un effet irréversible et si rien ne change rapidement, le problème se manifestera avec certitude.
Le problème des déchets nucléaires est à côté bien plus local, moins certain, avec des solutions, imparfaites mais apparemment satisfaisantes, etc.
Ce que Jancovici dit, avec raison, c'est que le second cas est à privilégier car le problème du réchauffement climatique est bien plus important à résoudre à court terme. Et sans le nucléaire, il n'est pas possible à ce jour d'envisager une réussite des obligations du traité de Paris. Même le GIEC et d'autres organisations internationales le mentionnent.
Ce que Jancovici dit c'est qu'il ne faut pas résoudre nos problèmes en partant du postulat que dans le futur, une technologie nous apportera une solution miracle. Elle peut arriver mais si elle n'arrive pas, il faut quand même une solution en place pour éviter de gros problèmes. Donc qu'en somme, pour résoudre le problème du réchauffement climatique et de la baisse de production de pétrole / gaz à venir, il faut adapter nos comportements, nos sociétés et notre consommation pour s'en sortir.
Il n'est pas contre la technologie, il soutient même la nécessité de recourir à la R&D pour trouver des solutions bas carbone pour certaines industries par exemple.
Ce que Jancovici dit également, c'est que notre société gaspille trop de ressources et d'énergie inutilement et que cela n'est pas tenable sur le long terme. Qu'il faut revoir nos objectifs de vie et de société à cet égard. Mais il ne prône pas le retour à l'âge de pierre pour autant avec peu de technologies, mais à une société plus sobre et raisonnable.
Ce n'est pas vraiment un discours qui est anti-technologie ou qui souligne que la technologie est source de tous les maux (ou qui ne peut apporter de solutions).