Posté par Kerro .
En réponse au journal Ma journée en garde à vue..
Évalué à 1.
Dernière modification le 19 mai 2019 à 00:41.
Une idée, c’est des impulsions électriques dans ton cerveau. Ça n’a rien d’illégal et ne le sera jamais.
Je ne suis globalement du même avis, mais avec une grosse nuance. Je tente d'expliquer.
La nuance : tu indiques que tu ne peux pas être condamné pour une idée que tu as réellement en tête, alors que je vais tenter d'expliquer que tu peux être condamné pour ce qu'on pense que tu penses (que ce soit vrai ou pas).
Ce n'est donc pas totalement la même chose, mais je trouve que c'est très connexe.
Déjà pour le futur, l'histoire tend à montrer que dès que nous serons capable d'aller vérifier les pensées des autres, il y aura une ribambelle de crétins pour s'attaquer à ceux qui pensent à côté du dogme.
Ça n'a pas l'air d'être pour bientôt, mais je suis persuadé que ça arrivera. Je me demande ce que donnera la société, peut-être une bien meilleure ouverture d'esprit. Ou un massacre :-)
En France à notre époque on condamne des gens sur ce qu'on suppose qu'ils pensent. C'est même considéré comme normal.
Par exemple la différence de condamnation entre un accident automobile volontaire et involontaire. Dans les deux cas la partie « physique » est strictement identique : le mec n'a pas freiné. Mais dans un cas le tribunal estime qu'il n'avait pas de vilaines pensées (il prétend avoir mal vu, mal estimé), dans l'autre cas il passe aux assises car c'est son ex-patron qu'il as tué.
Le soupçon suffit puisque nous sommes incapables de vérifier que les connexions existent dans le cerveau du prévenu. Et peut-être même que le premier a volontairement fait le truc, et que pour le second c'est un concours de circonstances. Improuvable. Mais statistiquement il est quasi-certain qu'au moins une personne en France est en tôle pour ce genre de chose alors qu'elle est innocente, car lorsque tu gagnes un concours de circonstances, il est souvent difficile de refuser le lot.
Nous sommes souvent jugés sur des soupçons à propos de nos pensées, par la justice, par ceux que nous côtoyons, par quasi tout le monde.
Exemple d'une époque pas si ancienne : je te soupçonne d'avoir des pensées contraires à mon ordre religieux --> Hop, un petit coup de jugement de dieu pour prouver que mon intuition était bonne, et ensuite la mort. Dans cet exemple, le simple soupçon d'avoir une pensée suffit.
En exagérant, l'immense majorité des jugements (ou même tous ?) se font sur ce qu'on soupçonne que nous pensons.
Même si toutes les preuves sont là, même avec mes aveux, rien ne prouve que j'avais le contrôle de mon esprit. Bon en vrai celui qui prétend avoir été contrôlé par une entité extérieure ou par une autre partie de son cerveau est un gros menteur, mais dans les faits il est actuellement impossible de prouver que tel assassin avait bien la maîtrise de ses pensées/actes/etc (ou à l'inverse, que tel personnes ayant des problèmes mentaux était sous l'emprise ou non de son problème).
Hors la loi stipule que si on n'a pas fait quelque chose volontairement, ce n'est pas la même chose. Mais pour le moment, impossible de certifier à 100 % (même si, nous sommes d'accord, il est probablement très très très très très rare qu'une personne ne soit pas aux commandes de son cerveau).
[^] # Re: Outrance
Posté par Kerro . En réponse au journal Ma journée en garde à vue.. Évalué à 1. Dernière modification le 19 mai 2019 à 00:41.
Je ne suis globalement du même avis, mais avec une grosse nuance. Je tente d'expliquer.
La nuance : tu indiques que tu ne peux pas être condamné pour une idée que tu as réellement en tête, alors que je vais tenter d'expliquer que tu peux être condamné pour ce qu'on pense que tu penses (que ce soit vrai ou pas).
Ce n'est donc pas totalement la même chose, mais je trouve que c'est très connexe.
Déjà pour le futur, l'histoire tend à montrer que dès que nous serons capable d'aller vérifier les pensées des autres, il y aura une ribambelle de crétins pour s'attaquer à ceux qui pensent à côté du dogme.
Ça n'a pas l'air d'être pour bientôt, mais je suis persuadé que ça arrivera. Je me demande ce que donnera la société, peut-être une bien meilleure ouverture d'esprit. Ou un massacre :-)
En France à notre époque on condamne des gens sur ce qu'on suppose qu'ils pensent. C'est même considéré comme normal.
Par exemple la différence de condamnation entre un accident automobile volontaire et involontaire. Dans les deux cas la partie « physique » est strictement identique : le mec n'a pas freiné. Mais dans un cas le tribunal estime qu'il n'avait pas de vilaines pensées (il prétend avoir mal vu, mal estimé), dans l'autre cas il passe aux assises car c'est son ex-patron qu'il as tué.
Le soupçon suffit puisque nous sommes incapables de vérifier que les connexions existent dans le cerveau du prévenu. Et peut-être même que le premier a volontairement fait le truc, et que pour le second c'est un concours de circonstances. Improuvable. Mais statistiquement il est quasi-certain qu'au moins une personne en France est en tôle pour ce genre de chose alors qu'elle est innocente, car lorsque tu gagnes un concours de circonstances, il est souvent difficile de refuser le lot.
Nous sommes souvent jugés sur des soupçons à propos de nos pensées, par la justice, par ceux que nous côtoyons, par quasi tout le monde.
Exemple d'une époque pas si ancienne : je te soupçonne d'avoir des pensées contraires à mon ordre religieux --> Hop, un petit coup de jugement de dieu pour prouver que mon intuition était bonne, et ensuite la mort. Dans cet exemple, le simple soupçon d'avoir une pensée suffit.
En exagérant, l'immense majorité des jugements (ou même tous ?) se font sur ce qu'on soupçonne que nous pensons.
Même si toutes les preuves sont là, même avec mes aveux, rien ne prouve que j'avais le contrôle de mon esprit. Bon en vrai celui qui prétend avoir été contrôlé par une entité extérieure ou par une autre partie de son cerveau est un gros menteur, mais dans les faits il est actuellement impossible de prouver que tel assassin avait bien la maîtrise de ses pensées/actes/etc (ou à l'inverse, que tel personnes ayant des problèmes mentaux était sous l'emprise ou non de son problème).
Hors la loi stipule que si on n'a pas fait quelque chose volontairement, ce n'est pas la même chose. Mais pour le moment, impossible de certifier à 100 % (même si, nous sommes d'accord, il est probablement très très très très très rare qu'une personne ne soit pas aux commandes de son cerveau).