Personnellement, je trouve que ce n'est pas au gouvernement, ni au Parlement d'écrire l'Histoire (à travers les fameuses lois mémorielles), mais uniquement aux historiens.
Mais ce n'est pas le gouvernement qui écrit l'Histoire justement, ils se sont basés sur les travaux des historiens pour décider que renier le résultat de leur travail (et l'héritage de ces actes) est dangereux socialement.
Et je suis convaincu qu'il y a moyen pour les historiens de continuer à travailler sur ce sujet pour permettre de réévaluer tous les éléments qui pourraient éventuellement aboutir à un revirement politique bien que ce soit très peu probable étant donné la documentation sur ces sujets.
Car avec cette logique du gouvernement qui ne doit pas remplacer la parole des experts, on peut aller loin. Le gouvernement n'a donc par exemple pas la possibilité de reposer sur les arguments scientifiques sur le climat ou la médecine pour décider quels médicaments peuvent être disponibles et remboursés par la Sécu, que ce n'est pas à eux de décider s'il faut réduire les émissions de CO2 car ce serait aux citoyens d'avoir confiance auprès des scientifiques sur cette question, ce n'est pas à eux non plus de décider si le tabac ou l'alcool sont légaux et à quelles proportions, que la vaccination devrait être de fait facultative même si on sait que le vaccin doit avoir une certaine couverture pour être le plus efficace possible, etc.
Bah oui, tout ces sujets là sont gouvernés par la science et des experts. Pourtant ces sujets sont régulièrement remis en cause que ce soit par la population ou même des experts du sujet, donc je suppose qu'on ne doit pas légiférer car le doute subsiste ?
Cette logique est vraiment dangereuse, c'est aussi le rôle du gouvernement de trancher en fonction des connaissances de notre monde pour que la société soit protégée dans son ensemble des discours ou réflexions dangereuses qui s'écartent de ces connaissances. Mais il est indispensable que dans ce cadre le gouvernement laisse la recherche et les experts travailler et retravailler ce genre de questions sans contraintes pour permettre une possible remise en question de ces connaissances tout en restant dans un cadre pertinent. Car non, ce n'est pas à des personnalités politiques qui revient de droit de remettre en cause le travail d'historiens, or ce sont souvent eux qui prennent des positions de ce genre.
[^] # Re: Outrance
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Ma journée en garde à vue.. Évalué à 4.
Mais ce n'est pas le gouvernement qui écrit l'Histoire justement, ils se sont basés sur les travaux des historiens pour décider que renier le résultat de leur travail (et l'héritage de ces actes) est dangereux socialement.
Et je suis convaincu qu'il y a moyen pour les historiens de continuer à travailler sur ce sujet pour permettre de réévaluer tous les éléments qui pourraient éventuellement aboutir à un revirement politique bien que ce soit très peu probable étant donné la documentation sur ces sujets.
Car avec cette logique du gouvernement qui ne doit pas remplacer la parole des experts, on peut aller loin. Le gouvernement n'a donc par exemple pas la possibilité de reposer sur les arguments scientifiques sur le climat ou la médecine pour décider quels médicaments peuvent être disponibles et remboursés par la Sécu, que ce n'est pas à eux de décider s'il faut réduire les émissions de CO2 car ce serait aux citoyens d'avoir confiance auprès des scientifiques sur cette question, ce n'est pas à eux non plus de décider si le tabac ou l'alcool sont légaux et à quelles proportions, que la vaccination devrait être de fait facultative même si on sait que le vaccin doit avoir une certaine couverture pour être le plus efficace possible, etc.
Bah oui, tout ces sujets là sont gouvernés par la science et des experts. Pourtant ces sujets sont régulièrement remis en cause que ce soit par la population ou même des experts du sujet, donc je suppose qu'on ne doit pas légiférer car le doute subsiste ?
Cette logique est vraiment dangereuse, c'est aussi le rôle du gouvernement de trancher en fonction des connaissances de notre monde pour que la société soit protégée dans son ensemble des discours ou réflexions dangereuses qui s'écartent de ces connaissances. Mais il est indispensable que dans ce cadre le gouvernement laisse la recherche et les experts travailler et retravailler ce genre de questions sans contraintes pour permettre une possible remise en question de ces connaissances tout en restant dans un cadre pertinent. Car non, ce n'est pas à des personnalités politiques qui revient de droit de remettre en cause le travail d'historiens, or ce sont souvent eux qui prennent des positions de ce genre.