Une session de tests en direct avec un utilisateur va être plus détaillée et permettre de voir des choses qu'on aurait eu beaucoup de mal à trouver avec de la télémétrie (et tu en as donné de bons exemples).
Par contre, cela ne permet pas d'avoir une collecte très large de données. Donc, on peut savoir que quelques utilisateurs n'ont pas utilisé tel ou tel bouton. Mais, on ne peut pas savoir que seulement 0.01% des utilisateurs l'ont utilisé, et c'est seulement dans ce deuxième cas qu'on peut dire "allez, ce truc il dégage".
Par contre, le coût de traitement des données de télémétrie (soit offrir ces données à Google ou un autre gros analseur gratuit, soit passer le temps à mettre en place les outils en interne, avec la gestion sécurisée des données, etc) ne vaut pas vraiment les efforts que ça demande. Et, même chose pour les tests "en vrai".
Pour un jeu, tu ne vas pas avoir trop de problèmes à faire un test en vrai car au final, il y a peu de données personnelles ou confidentielles. Mais imaginons le cas d'une application un peu sensible, soit au niveau personnel (un truc qui stockerait des données médicales, par exemple), soit au niveau professionnel (un outil de modélisation de pièces mécaniques, ou on ne voudrait vraiment pas que quelqu'un puisse savoir sur quoi on est en train de travailler). Là, le suivi en direct va devenir beaucoup plus intrusif, alors que faire une collecte de données à distance, en s'assurant précisément de ce qui va être collecté, ne devrait pas poser de problèmes.
Du coup, on en revient toujours au problème du consentement: selon les cas, les utilisateurs seront d'accord plutôt pour l'une ou l'autre méthode. Et il faudra faire avec.
Pour avoir plus que 30% de consentement, il va falloir faire de la pédagogie et expliquer très clairement ce qui est collecté et laisser l'utilisateur décider si c'est acceptable en connaissance de cause. On est pas aidé par les gens qui demandent d'accepter un contrat de 80 pages écrit tout petit, et c'est là que rencontrer les gens "en vrai" et rendre la chose plus humaine en étant ouvert au dialogue peut être intéressant. Peu importe quelles données sont collectées et comment, finalement.
Configurer la télémétrie en fonction des choix de l'utilisateur peut donc être fait à l'occasion d'une session de formation ou de présentation de l'application?
[^] # Re: Échanger avec les utilisateurs
Posté par pulkomandy (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Sur le compromis entre l'anonymat et l'observation du comportement des utilisateurs. Évalué à 3.
Les résultats ne sont pas forcément les mêmes.
Une session de tests en direct avec un utilisateur va être plus détaillée et permettre de voir des choses qu'on aurait eu beaucoup de mal à trouver avec de la télémétrie (et tu en as donné de bons exemples).
Par contre, cela ne permet pas d'avoir une collecte très large de données. Donc, on peut savoir que quelques utilisateurs n'ont pas utilisé tel ou tel bouton. Mais, on ne peut pas savoir que seulement 0.01% des utilisateurs l'ont utilisé, et c'est seulement dans ce deuxième cas qu'on peut dire "allez, ce truc il dégage".
Par contre, le coût de traitement des données de télémétrie (soit offrir ces données à Google ou un autre gros analseur gratuit, soit passer le temps à mettre en place les outils en interne, avec la gestion sécurisée des données, etc) ne vaut pas vraiment les efforts que ça demande. Et, même chose pour les tests "en vrai".
Pour un jeu, tu ne vas pas avoir trop de problèmes à faire un test en vrai car au final, il y a peu de données personnelles ou confidentielles. Mais imaginons le cas d'une application un peu sensible, soit au niveau personnel (un truc qui stockerait des données médicales, par exemple), soit au niveau professionnel (un outil de modélisation de pièces mécaniques, ou on ne voudrait vraiment pas que quelqu'un puisse savoir sur quoi on est en train de travailler). Là, le suivi en direct va devenir beaucoup plus intrusif, alors que faire une collecte de données à distance, en s'assurant précisément de ce qui va être collecté, ne devrait pas poser de problèmes.
Du coup, on en revient toujours au problème du consentement: selon les cas, les utilisateurs seront d'accord plutôt pour l'une ou l'autre méthode. Et il faudra faire avec.
Pour avoir plus que 30% de consentement, il va falloir faire de la pédagogie et expliquer très clairement ce qui est collecté et laisser l'utilisateur décider si c'est acceptable en connaissance de cause. On est pas aidé par les gens qui demandent d'accepter un contrat de 80 pages écrit tout petit, et c'est là que rencontrer les gens "en vrai" et rendre la chose plus humaine en étant ouvert au dialogue peut être intéressant. Peu importe quelles données sont collectées et comment, finalement.
Configurer la télémétrie en fonction des choix de l'utilisateur peut donc être fait à l'occasion d'une session de formation ou de présentation de l'application?