• # Préoccupé également

    Posté par . En réponse au journal Dématérialisation de la carte vitale : Quid des accès aux soins?. Évalué à 10.

    Comme toi, je suis très préoccupé par ces « transitions », qui se font au détriment de la liberté informatique des citoyens. Et je suis effaré de voir (mais ça n'est pas nouveau) que même ici ça n'est pas vraiment contesté, comme un certain nombre de commentaires de ce journal le montre.

    Certes, la numérisation a des avantages, et faire l'analogie avec d'autres services devenus essentiels avec le temps (comme l'électricité, un moyen de locomotion pour aller travailler, etc) peut sembler évident, mais tous ces derniers sont réglementés avec un certain nombre d'obligations : être neutre, être accessible sans discrimination, respecter certaines lois, etc. Malheureusement, même les réglementations dans ces domaines sont en train de disparaître avec l'ouverture au marché de ces domaines. En tous cas, en ce qui concerne les smartphone, très peu de régulation s'y appliquent, et on a ce résultat horrifique : tu es l'esclave d'une machine que l'état veut t'obliger à utiliser. La liberté informatique est « l'éléphant dans la pièce » comme disent les anglais : la question essentielle que personne n'évoque, à part quelques marginaux.

    Et même si ça n'est qu'une alternative à la carte « qui n'est pas prête de disparaître », on sait tous ce que ça donne : j'ai par exemple de plus en plus de mal à payer en liquide car les petits commerçants ont de moins en moins de monnaie, vu que tout le monde fait du sans contact. Avoir assez de monnaie pour fluidifier les échange est un « bien commun » qui est attaqué par le sans-contact, et je crois comprendre que c'est le point commun entre toutes ces reculades : des attaques contre des biens communs qu'on n'identifiait pas forcément, mais qui font (faisaient ?) la force de la liberté du peuple. Je « résiste » en promouvant la liberté informatique, mais cela devrait être enseigné dès l'école afin que ça ne passe pas rapidement à la trappe.