La première fois que j'ai compilé un noyau linux, je m'en souviens encore.
J'avais découvert Linux en classe prépa : une salle entière, en libre service, avec du réseau (local + lien vers le rectorat/monde en modem), des droits sur les répertoires/fichiers, du NFS, ... et ça ne plantait pas. On y faisait les TPs (Maple puis Camllight avec emacs) et on pouvait utiliser un navigateur graphique pour aller sur le WEB (Mosaic).
Chez moi, j'avais déjà eu des ordis. Mon premier avait été un Atari STE 1040 (conseillé par un vendeur Mac/Atari avec Notator — concurrent de cubase — car je voulais faire de la musique MIDI) puis j'étais passé au Falcon 030 (et Notator Logic pour la musique).
Le Falcon 030 pouvait recevoir une carte d'extension le transformant en 80286 (ce qui m'avait permis de faire tourner Pascal en terminal pour faire mes TP de mon option informatique). Mais en découvrant Linux en prépa, je voulais tester chez moi. Et Linux nécessitait au minimum un 80386...
Mais bon, le Falcon avait, de base, un 68030 qui était censé être supporté par Linux. Sauf qu'il avait besoin du coprocesseur d'arithmétique flottante, qui n'était pas dans le Falcon 030. Cela dit, on trouvait des patches (non libres de mémoire) permettant au noyau d'intercepter les traps et d'émuler le coprocesseur. Cool. Sauf que ce patch n'était pas présent dans les binaires disponibles.
Ma première compilation du noyau Linux a donc consisté en une cross-compilation sur les ordis du lycée (x86) d'un noyau 68030 avec un patch appliqué. Le truc le plus simple du monde... Il m'a fallu plusieurs semaines, voire mois (je compilais en semaine au lycée et testait le WE chez moi...) mais ça a fini par marcher.
Je me souviens aussi que je voulais utiliser Debian qui devait sortir incessamment sous peu pour 68030. C'est là que j'ai découvert le "on release quand c'est prêt" : quand Hamm est finalement sorti, ça faisait plusieurs mois que tournait sous Slackware...
# La dernière fois, je ne sais plus. Mais la première, si !
Posté par Vincent Danjean . En réponse au sondage La dernière fois que j’ai compilé un noyau Linux, c’était parce que.... Évalué à 4.
La première fois que j'ai compilé un noyau linux, je m'en souviens encore.
J'avais découvert Linux en classe prépa : une salle entière, en libre service, avec du réseau (local + lien vers le rectorat/monde en modem), des droits sur les répertoires/fichiers, du NFS, ... et ça ne plantait pas. On y faisait les TPs (Maple puis Camllight avec emacs) et on pouvait utiliser un navigateur graphique pour aller sur le WEB (Mosaic).
Chez moi, j'avais déjà eu des ordis. Mon premier avait été un Atari STE 1040 (conseillé par un vendeur Mac/Atari avec Notator — concurrent de cubase — car je voulais faire de la musique MIDI) puis j'étais passé au Falcon 030 (et Notator Logic pour la musique).
Le Falcon 030 pouvait recevoir une carte d'extension le transformant en 80286 (ce qui m'avait permis de faire tourner Pascal en terminal pour faire mes TP de mon option informatique). Mais en découvrant Linux en prépa, je voulais tester chez moi. Et Linux nécessitait au minimum un 80386...
Mais bon, le Falcon avait, de base, un 68030 qui était censé être supporté par Linux. Sauf qu'il avait besoin du coprocesseur d'arithmétique flottante, qui n'était pas dans le Falcon 030. Cela dit, on trouvait des patches (non libres de mémoire) permettant au noyau d'intercepter les traps et d'émuler le coprocesseur. Cool. Sauf que ce patch n'était pas présent dans les binaires disponibles.
Ma première compilation du noyau Linux a donc consisté en une cross-compilation sur les ordis du lycée (x86) d'un noyau 68030 avec un patch appliqué. Le truc le plus simple du monde... Il m'a fallu plusieurs semaines, voire mois (je compilais en semaine au lycée et testait le WE chez moi...) mais ça a fini par marcher.
Je me souviens aussi que je voulais utiliser Debian qui devait sortir incessamment sous peu pour 68030. C'est là que j'ai découvert le "on release quand c'est prêt" : quand Hamm est finalement sorti, ça faisait plusieurs mois que tournait sous Slackware...