Mouais. C'est nettement plus compliqué que ça sur la manière dont la science fonctionne. S'il est vrai que les idées circulent toujours avant que quelque chose de rééllement intéressant émerge, il faut en général toujours une ou quelques personnes de talent pour éclairer les problèmes. Les idées intéressantes qui circulent sont toujours noyées dans des centaines d'idées sans avenir, et parfois portées par des gens qui n'ont ni le charisme, ni la rigueur, ni les capacités de communication pour faire comprendre à la communauté scientifique à quel point elles sont importantes. C'est en cela que le rôle du scientifique individuel prend tout son sens.
Il faut aussi prendre en compte le fait que la manière de faire de la science change; actuellement les idées diffusent de plus en plus vite, les gens sont mieux formés, et les disciplines se spécialisent énormément. Il y a eu peu de changements de paradigme dans la deuxième moitié du XXe siècle, en dépit d'un investissement sans précédent.
Sur le fond, c'est assez évident que le travail de Katie Bouman n'a rien de comparable avec celui d'Einstein. D'ailleurs, c'est un argument Homme de paille, parce que personne n'a jamais prétendu ça. Par contre, la plupart des commentaires initiaux qui visent à relativiser la contribution de Mme Bouman étaient plutôt motivés par une démarche sexiste et malveillante; la plupart de ses collaborateurs ont pris sa défense, et elle même présente son travail de manière tout à fait honnête. Les seuls à blâmer sont certainement les membres du service communication de son employeur, qui sont souvent des bourrins. À mon avis, entrer dans ce jeu de dissection des contributions de chacun, surtout quand on n'est pas dans l'équipe qui a produit le résultat, c'est vraiment se mettre dans le mauvais camp.
[^] # Re: Satané trou noir !
Posté par arnaudus . En réponse au lien Katie Bouman, la chercheuse à l'origine de l’algorithme qui a permis la photographie d'un trou noir. Évalué à 6.
Mouais. C'est nettement plus compliqué que ça sur la manière dont la science fonctionne. S'il est vrai que les idées circulent toujours avant que quelque chose de rééllement intéressant émerge, il faut en général toujours une ou quelques personnes de talent pour éclairer les problèmes. Les idées intéressantes qui circulent sont toujours noyées dans des centaines d'idées sans avenir, et parfois portées par des gens qui n'ont ni le charisme, ni la rigueur, ni les capacités de communication pour faire comprendre à la communauté scientifique à quel point elles sont importantes. C'est en cela que le rôle du scientifique individuel prend tout son sens.
Il faut aussi prendre en compte le fait que la manière de faire de la science change; actuellement les idées diffusent de plus en plus vite, les gens sont mieux formés, et les disciplines se spécialisent énormément. Il y a eu peu de changements de paradigme dans la deuxième moitié du XXe siècle, en dépit d'un investissement sans précédent.
Sur le fond, c'est assez évident que le travail de Katie Bouman n'a rien de comparable avec celui d'Einstein. D'ailleurs, c'est un argument Homme de paille, parce que personne n'a jamais prétendu ça. Par contre, la plupart des commentaires initiaux qui visent à relativiser la contribution de Mme Bouman étaient plutôt motivés par une démarche sexiste et malveillante; la plupart de ses collaborateurs ont pris sa défense, et elle même présente son travail de manière tout à fait honnête. Les seuls à blâmer sont certainement les membres du service communication de son employeur, qui sont souvent des bourrins. À mon avis, entrer dans ce jeu de dissection des contributions de chacun, surtout quand on n'est pas dans l'équipe qui a produit le résultat, c'est vraiment se mettre dans le mauvais camp.