• [^] # Re: une explication de Mélenchon

    Posté par . En réponse au journal [HS] Félonie au parlement européen. Évalué à 8. Dernière modification le 01 avril 2019 à 22:53.

    Les députés changent leur vote pour suivre l’opinion, en prétextant qu’ils se sont trompés. Ça leur permet de faire le contraire de ce qu’ils prétendent faire, puisque ce changement ne modifie pas le résultat du vote.

    Exemple : Lors du vote pour ou contre l’élevage des poules en batterie ils votes pour, parce que pour eux le business compte plus que le bien être animal, mais ils changent leur vote après, en disant qu’ils se sont trompés, pour pouvoir prétendre que, bien sûr, ils défendent le bien-être animal, ils sont gentils...

    Après, comme écrit Mélenchon, il y a effectivement moyen de se planter vu qu’on vote à la chaîne sur chaque paragraphe... Le problème il est peut-être là... Si on vote « normalement », sans se précipiter et à l’issue du débat, faudrait vraiment avoir un sacré moment d’absence pour :

    1. Se tromper de bouton
    2. Ne pas se rendre compte qu’on s’est trompé, avec (削除) un (削除ここまで) deux écrans qui affichent le vote, avant la fin du temps imparti

    On ne devrait pas pouvoir changer son vote (sauf pendant quelques secondes bien sûr) mais on devrait avoir le temps de voter, de sorte qu’une erreur de bonne foi soit impossible. Impossible à moins de commencer à perdre la boule... mais dans ce cas le député devrait penser à prendre sa retraite !

    En tout cas ça ne fait que confirmer ce que je pense depuis longtemps : aucun cumul de fonction d’élu ne devrait être permis. Ceux qui occupent ces postes devraient y consacrer 100% de leur temps et de leur énergie. Le Peuple l’exige.

    C’est sûrement en partie pour ça que notre démocratie s’étiole : sur le papier le système est démocratique, mais comme en pratique ce n’est qu’une très petite minorité de gens qui se partagent tous les postes, les élus sont encore moins représentatifs du peuple que ce que l’on imagine. Comme en plus c’est cette même petite minorité qui se partage le pouvoir économique, notre système ressemble de moins en moins à la démocratie quasi-idéale que l’on nous vend tous les jours.