• # Il y a du choix, mais ce n'est pas facile à installer

    Posté par (Mastodon) . En réponse au message visioconférence libre. Évalué à 3. Dernière modification le 25 mars 2019 à 22:24.

    Tout dépend de ce que tes proches ont vraiment besoin et de tes contraintes pour bien maintenir les composants. Car, hélas, mettre soi-même en place une plateforme de visioconférence est plus complexe que l'on pense.

    Ici je vais détailler le cas des plateformes utilisant du WebRTC. Je ne connais pas assez les autres protocoles pour les conseiller dans ce post.

    Pour commencer, il faut mettre en place au minimum deux serveurs distincts si on veut inclure le WebRTC :

    • Un qui sert à afficher l'interface utilisateur.
    • Un autre qui sert de passerelle pour véhiculer les flux vidéos et audios, obligatoire pour passer à travers le NAT de la plupart des routeurs.

    Il n'est pas rare de voir certaines solutions requérir un serveur TURN en plus, ce qui est couramment utilisé pour la téléphonie sur VoIP.

    Il faut aussi distinguer deux familles de plateforme de visioconférence, où:

    • Les flux se fait entièrement en P2P: palava.tv parmi les plus basiques, jitsi cité plus haut et inclus comme extension dans [matrix], spreed aussi disponible comme extension dans les dernières versions de nextcloud.
      • Avantage: Le serveur de passerelle est relativement peu sollicité car il délègue le traitement des flux audio-vidéo aux clients. Idéal si on veut prendre un VPS pas cher avec le minimum de bande passante possible à facturer.
      • Inconvénient: Ça a l'ennui de provoquer une congestion de la bande passante et solliciter une charge de calcul importante de chaque client dès que les participants se font nombreux. Ça peut aussi faire buguer certains clients si ils n'arrivent pas à suivre pour traiter les flux, ce qui peut mettre très rapidement les nerfs des participants à l'épreuve. Dans ton cas, le maximum de 3 clients peut être acceptable.
    • Les flux sont centralisés dans le serveur de passerelle qui fait du traitements en plus pour les "émettre" à l'ensemble des participants : jangouts en IHM avec la passerelle janus fait partie de cette catégorie.
      • Avantage: Il n'y a pas de risque de congestion de la bande passante côté client quand le nombre de participant augmente, et on peut se permettre d'utiliser des clients assez "poussifs" (vieux ordinateurs et ordiphones bas de gamme)
      • Inconvénient: Il faut évidemment un VPS assez puissant pour faire du traitement des flux, avec la bande passante dimensionnée au nombre de participant en communication simultanée. Il est toutefois signalé qu'un simple Raspberry Pi 3 peut suffire comme passerelle pour jangouts si on a le courage de faire de l'auto-hébergement.