• [^] # Re: Quel rapport avec le libre, en effet

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Mobicoop, une alternative « libre » à Blablacar. Évalué à 6.

    Si d'illustres contributeurs ont utilisé l'Open Source, c'est pour des raisons business seulement, à une époque de l'explosion de l'informatique (fin 90 - début 2000) où ils n'ont pas montré leurs buts politiques réels, même si je pense que dans le fond ils gardaient l'idéal libriste façon FSF.

    Je ne trouve pas ton discours cohérent.

    Mon propos est de montrer que le mouvement OpenSource et du Libre sont finalement très similaires et que seule l'approche diffère en terme de communication, le reste étant commune de manière volontaire.

    D'où le fait que certains membres soient passés de l'un à l'autre sans problème. Si ce n'était pas le cas, il serait difficile de croire que Debian soit le fer de lance du Logiciel Libre tout en ayant eu des membres fondateurs qui ont contribué à fonder l'OpenSource.

    Tu rejettes cette vision des choses, et pire, pour garder une certaine cohérence dans ta vision des choses, à savoir que Debian est plus Libre que OpenSource, tu vas jusqu'à induire ce que pensent ou ont pensé vraiment Perens et Murdock. C'est ridicule. Et on n'aura probablement jamais la réponse véritable pour Murdock.

    Si ces deux là étaient vraiment dans leur âme en faveur du libre, ils n'auraient pas été des membres fondateurs essentiels de l'OSI. Soyons sérieux, ce n'est pas cohérent. Ou alors l'explication dans cette histoire que Libre et OpenSource ne diffèrent que par l'approche pour communiquer.

    Pour rappel, les quatre libertés sont un moyen d'arriver à une certaine vision politique. Celle-ci diverge plus ou moins entre les membres de la communauté, et refuser d'y voir de la politique est un non-sens.

    Je ne dis pas qu'il n'y a pas de politique derrière, la politique est partout. Et je doute que Zenitram renie cela également. Quand il dit que le LL est apolitique, ce n'est que par rapport à l’échiquier politique traditionnel. Le libre a des arguments qui intéressent l'extrême gauche, comme l'extrême droite mais aussi les libéraux, les communistes, les socialistes, etc. Essayer de rattacher le libre qu'à un parti politique par exemple ou à une partie du spectre de celle-ci n'a pas de sens. Et c'est d'ailleurs voulu par RMS.

    La FSF ou RMS avaient moyen d'ajouter des contraintes supplémentaires à ce que doit être un Logiciel Libre. Ces contraintes auraient pu écarter toute licence non copyleft ou qui ne force pas un développement communautaire ou qui permet au CAC 40 de s'en mettre plein les poches ou que sais-je. Ils ne l'ont pas fait. Cela signifie que certes ils ont une préférence pour ce qui est des LL, notamment le copyleft, mais que cette préférence n'est pas requise pour autant pour être du LL.

    Si tu lis en détail, tu peux comprendre que la FSF le fait par pragmatisme : c'est le seul OS pour smartphone qui se rapproche le plus de l'idéal de la FSF. Elle n'en garde pas moins un objectif « supérieur » pour les smartphones.

    Cela ne colle toujours pas.

    Si l'OpenSource n'était pas libre, AOSP ou Linux ne seraient pas libres. Ils pourraient recommander de les utiliser pour exploiter les autres logiciels libres, faute de mieux, sans considérer que cela est libre. Pourtant tu verras sur leur site que tous ces projets sont libres et qu'ils ne disent pas qu'il faut utiliser GNU/Hurd pour être plus libre.

    Bref, ils ont une préférence marquée sur les LL qu'ils préfèrent, mais ils n'excluent pas ceux qui respectent les 4 libertés tout en étant pourtant "OpenSource".

    Mais pour atteindre son but, il faut plus que faire utiliser des logiciels libres : il faut convaincre les utilisateurs que c'est une nécessité. Et ça c'est un but politique, et que n'a pas l'OSI.

    Mais l'OSI cherche à convaincre les entreprises ou les développeurs que pour avoir le logiciel de meilleur qualité possible il faut utiliser un licence OpenSource. Que c'est donc une nécessité de le faire pour tous les logiciels.

    Bref, cela revient au même. Comme je le disais, seule l'approche change pour convaincre un public différent.