• # intéressant

    Posté par . En réponse au journal Faire des plateformes sociales des éditeurs pour sauvegarder le statut d'hébergeur. Évalué à 0.

    débat intéressant,

    1) Je ne suis pas d'accord avec toi sur le fond de l'histoire.

    Une plateforme qui tri du contenu n'est pas un éditeur et reste pour moi dans un rôle d'hébergeur. Hébergeur qui a néanmoins des responsabilités.
    La loi LCEN avait convenu qu'un hébergeur n'avait pas à censurer à priori un contenu. Cela avait été fait pour justement sauvegarder une certaine neutralité des plateformes face à la liberté d'expression.

    Les plateformes ne se réfugient pas derrière cette loi, elles l'appliquent (mal). Pour moi, ces réseaux sont des hébergeurs et ces lois cherchent à modifier leur domaine de responsabilités.

    2) Pour ce qui est de la la liberté d'expression justement, je pense que les effets de cette liberté est aussi à considérer, en cause, la massification des accès (en gros 50% de la population mondiale)

    Et ces effets sur la société de ces haines sont énormes, et se traduit par une radicalisation des opinions, échauffant les camps et pouvant aller jusqu'à des actes violents voir terroriste.

    3) La question peut se poser en ces termes : "la liberté d'expression individuelle doit-elle être limitée afin de protéger la société, et ce contrôle doit-il être fait par les hébergeurs."

    4) On sait bien qu'il y a 2 cultures qui s'affrontent, l'une privilégiant l'individualisme (plutôt américaine) et l'autre privilégiant le groupe (plutôt française)

    5) L'alternative à la censure des hébergeurs est la justice. Et contourner la justice est tentant pour les politiques, en effet, ca coute cher, c'est lent et inefficace face à la multitude de cas

    6) Demander aux plateformes d'établir une censure à priori est dangereux car les règles seront aux mains d'hébergeurs privés mais rester à dans la situation actuelle semble intenable tant les propos haineux pullulent sur ces réseaux, et que leurs impacts vont grandissant.